Minardi - La faillite de Manor, c'est "l'échec du système"

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Minardi - La faillite de Manor, c'est
Par : Benjamin Vinel
15 févr. 2017 à 17:00

Fondateur de la Scuderia Minardi engagée en Formule 1 de 1985 à 2005, Giancarlo Minardi demeure un observateur avisé de la catégorie reine du sport automobile.

Pascal Wehrlein, Manor Racing MRT05
Esteban Ocon, Manor Racing MRT05
Pascal Wehrlein, Manor Racing MRT05
Giancarlo Minardi
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En son temps, l'équipe Minardi était véritablement le Petit Poucet de la F1. Aussi est-ce avec grande tristesse que Giancarlo Minardi a vécu la faillite de l'écurie Manor, à une époque où les petites structures ont de plus en plus de mal à survivre. Selon l'Italien, voici la preuve que le système a besoin d'être repensé.

"Nous avons récemment vu la fermeture de l'équipe Manor", déclare Minardi dans les colonnes d'Autosport. "Quand une équipe quitte la F1, c'est un échec du système tout entier. Il ne faut pas oublier que la réglementation actuelle est en vigueur jusqu'en 2020."

Giancarlo Minardi se déclare par ailleurs peu favorable aux unités de puissance utilisées depuis le début de l'ère hybride en 2014, en raison d'un coût prohibitif par rapport aux V8 employés de 2006 à 2013. À l'arrivée de la nouvelle réglementation, par exemple, le coût de la fourniture en unités de puissance Renault pour une saison se situait entre 20 et 25 millions d'euros, avec la nécessité évidente pour les motoristes de rentabiliser les coûts de recherche et de développement.

"Ces dernières années, la F1 a choisi le chemin de la technologie, autrement dit, de devenir l'expression maximale de la technologie avec l'introduction de l'unité de puissance, ce qui a mené à une grande augmentation des coûts", souligne Minardi. "J'aurais préféré que l'unité de puissance soit utilisée en endurance. La Formule 1, c'est un sprint, ce sont des batailles roue contre roue entre les pilotes."

Les Formule 1 de 2017 seront les plus véloces de l'Histoire grâce à une nouvelle réglementation, mais c'est loin d'enthousiasmer un Minardi, pour qui la différence entre 300 et 320 km/h est indécelable à l’œil nu, à moins d'être expert.

"À Melbourne, nous verrons des voitures qui sont quatre ou cinq secondes plus rapides, selon les simulations. À quoi bon ? Cela n'aidera certainement pas le spectacle, puisque ceux qui seront assis en tribune ou devant leur télévision ne s'en rendront pas compte."

Un programme pour la F1

Dans le paddock, chacun a sa vision de ce que serait la Formule 1. Giancarlo Minardi, quant à lui, dresse un programme presque présidentiel pour la catégorie reine du sport automobile. Essais, réduction des coûts, arrêts au stand... Voilà son idéal !

"J'aimerais voir davantage de journées consacrées aux essais collectifs pour attirer les fans qui sont partis parce qu'ils n'étaient plus intéressés. Il faudrait revenir en piste au lieu de dépenser de l'argent sur les simulateurs."

"J'encouragerais la diminution du nombre d'employés par équipe. Nous devrions interdire l'utilisation d'équipes d'ingénieurs à distance, des équipes d'ingénieurs qui travaillent aux quartiers généraux en même temps que ceux qui sont au circuit. Je libérerais également le développement des moteurs et des voitures, sans la moindre limite."

"Pour les arrêts au stand, je réduirais le nombre de mécaniciens qui travaillent sur la voiture à huit : ce serait plus spectaculaire pour les téléspectateurs. Ce serait plus enthousiasmant d'un point de vue stratégique, en plus d'aider à réduire les coûts", conclut Giancarlo Minardi.

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Équipes Manor Racing , Minardi
Auteur Benjamin Vinel
Type d'article Actualités