Parler de Classe B "fait beaucoup de mal à la F1", selon Pérez

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Parler de Classe B
Scott Mitchell
Par : Scott Mitchell
Co-auteur: Oleg Karpov
21 sept. 2018 à 14:07

Pour Sergio Pérez, les différences de niveaux en Formule 1 et la façon dont cela force certains pilotes à imaginer de fausses victoires de classe font beaucoup de mal aux Grands Prix.

Mercedes, Ferrari et Red Bull ont dominé la grille lors des trois dernières saisons, et seules les performances de Williams en 2014 et 2015 ont empêché ces écuries de constituer le top 3 du classement constructeurs chaque année depuis 2013. L'écart entre les trois équipes de pointe et le reste du peloton a augmenté lors des deux dernières saisons, Force India terminant à une lointaine quatrième place en 2016 et 2017.

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Pérez est un des seuls pilotes en dehors de ces structures à être monté sur un podium lors des trois dernières saisons, cela démontrant que la F1 a changé en profondeur depuis 2012, année lors de laquelle il a signé trois podiums pour une équipe Sauber qui n'était même pas la meilleure des autres.

"C'est assez difficile", a-t-il déclaré pour Motorsport.com. "La différence entre les budgets de nos jours, avec une nouvelle génération de voitures, est immense. On ne peut pas se battre. Les quatre ou cinq dernières saisons, il y a simplement eu deux catégories en Formule 1."

"Je n'ai jamais entendu ça auparavant, que des gens disent 'Oui, j'ai gagné la course' en étant le meilleur des autres ou 'Je mène le championnat' quand vous êtes le meilleur des autres. Ça ne devrait pas être comme ça. Ça fait beaucoup de mal à la discipline."

L'espoir de 2021

Le pilote Haas, Kevin Magnussen, a ainsi affirmé il y a plusieurs semaines qu'il avait créé un titre de "Classe B" dans son esprit car le milieu de peloton ne peut se battre pour les honneurs. Depuis 2016, les podiums des GP n'ont vu de pilotes n'appartenant pas au trio Mercedes-Ferrari-Red Bull qu'à cinq reprises. Pérez et Force India représentent trois de ces cinq podiums (Monaco 2016 et Azerbaïdjan 2016/2018) alors que Williams a réalisé les deux autres (avec Valtteri Bottas au Canada 2016 et Lance Stroll en Azerbaïdjan 2017). 

L'actuelle "Classe B" voit Nico Hülkenberg mener la danse. Il a déclaré, pour Motorsport.com : "Le top 6 est le top 6. Ils sont hors de portée. En tant que pilote, même si l'on est frustré et déçu, c'est comme ça. Votre ambition est de savoir qu'à chaque fois vous avez tiré le meilleur de vous-même, de la voiture et battu votre équipier. On se concentre sur la meilleure chose qui vient ensuite."

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La prochaine réforme majeure de la F1 est prévue pour 2021, où une baisse des coûts et une redistribution plus égalitaire des primes doivent être mis en place, en plus de modifications sur les monoplaces et le moteur. Même si Pérez pense que l'instabilité créée par les grands changements réglementaires aide encore plus les grosses écuries, il a l'espoir que ces bouleversements puissent niveler la concurrence.

"J'espère vraiment qu'en 2021, pour le bien du championnat, nous aurons cinq équipes qui se battent pour des victoires à chaque course. Ça serait un rêve devenant réalité. En tant que fan, j'aimerais voir ça."

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Auteur Scott Mitchell
Type d'article Actualités