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Pirelli révèle la complexité d'un redémarrage de la F1

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Pirelli révèle la complexité d'un redémarrage de la F1
Par :
Co-auteur: Jonathan Noble
13 mai 2020 à 13:15

Directeur de la compétition et du programme Formule 1 de Pirelli, Mario Isola a révélé les défis complexes qui attendent son entreprise si les Grands Prix démarrent en juillet. Néanmoins, il ne perçoit aucun obstacle insurmontable qui pourrait empêcher la discipline de se relancer.

S'exprimant en exclusivité pour Motorsport.com dans le cadre de la série d'entretiens #thinkingforward pour répondre à la crise du coronavirus, Mario Isola indique que Pirelli a quelques tâches difficiles à résoudre. Il lui faut notamment augmenter la production de pneus afin de s'adapter à un calendrier resserré, tout en trouvant des solutions pour minimiser les risques de transmission du virus entre son personnel et celui des écuries sur les Grands Prix. "Nous devons être certains à 100% d'être en situation de fournir les pneus, sinon le Grand Prix ne peut pas avoir lieu", résume Mario Isola.

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Ce dernier précise que l'annulation des premières épreuves de la saison a laissé un stock de pneus qui pourraient être utilisés plus tard. Cependant, plus de 35 000 devraient encore être produits rapidement, une fois le calendrier publié. Afin d'aider Pirelli à répondre aux attentes de production, il est probable que la F1 n'offre plus aux équipes la possibilité de choisir les composés pour les Grands Prix, comme c'était le cas ces dernières années.

"Nous essayons de travailler avec une approche flexible", explique Mario Isola. "La réglementation actuelle dit que nous devons connaître les pneus en avance, huit semaines en amont pour les Grands Prix européens et 14 pour les Grands Prix extra-européens. Évidemment, ce n'est pas valable dans cette situation particulière. C'est pourquoi nous avons récupéré tous les pneus qui avaient été expédiés à Bahreïn, au Vietnam, et nous avons pu stopper les pneus qui partaient pour la Chine. En plus de ça, nous avions déjà débuté la production pour quelques autres Grands Prix. Nous avons donc un stock de pneus disponibles pour une utilisation immédiate. Nous avons des pneus stockés à Didcot [au Royaume-Uni] et nous en avons dans notre usine en Roumanie."  

"Une fois que nous aurons le calendrier, nous devrons organiser les convois pour apporter les pneus et faire venir le personnel sur les Grands Prix. L'équipement pour les manches européennes est légèrement moins compliqué car nous utilisons des camions et non des containers. Mais nous avons naturellement besoin de visibilité sur une période plus longue, afin d'être sûrs de pouvoir fournir non seulement les premiers Grands Prix mais aussi le reste de la saison."

"Si nous avons la première partie de saison en Europe puis que nous allons en Asie et en Amérique dans un laps de temps très court, ça veut dire que la période sera chargée pour la production. Nous devons probablement produire quelque chose comme environ 35 000 pneus en deux mois, pas en un an. Vous pouvez imaginer l'incidence sur la production. C'est assez énorme. Nous sommes en discussion avec les équipes. Je dois dire qu'elles sont plutôt flexibles afin de trouver des solutions raisonnables comme le fait, par exemple, d'avoir une allocation standard ou une certaine souplesse à cet égard pour être prêt à les fournir en peu de temps."

Les pneus Pirelli dans le paddock

Dès lors que la compétition aura repris, Mario Isola estime qu'en dehors du personnel en charge du marketing et de la communication, Pirelli devra tout de même envoyer son staff habituel pour la manutention et l'ingénierie sur les Grands Prix, soit un total d'environ 45 personnes. Cependant, une détermination minutieuse de l'espace de travail ainsi que les roulements par équipe devraient minimiser les risques pour le personnel d'être trop rapproché, permettant de respecter la distanciation physique. La F1 prévoit de maintenir les équipes dans leur propre "bulle" lors des Grands Prix, pour qu'elles ne se mêlent pas à d'autres. De son côté, Mario Isola précise qu'il faut encore résoudre la problématique pour que des entreprises comme Pirelli puissent travailler en toute sécurité alors qu'elles coopèrent avec toutes les écuries.

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"Je connais le plan de la F1 pour maintenir les équipes telles des bulles afin d'éviter les contacts entre elles. Le problème, c'est que nous sommes partout", rappelle-t-il. "Pirelli est dans chaque garage avec un ingénieur, et nous en avons déjà discuté. L'une des questions est de savoir s'il est possible d'allouer un espace dans le garage uniquement pour l'ingénieur Pirelli, les pneus et le technicien Pirelli afin d'éviter tout contact avec l'équipe. Nous devons aussi comprendre comment assister aux réunions au sein des équipes. Je préfère s'ils peuvent le faire en visioconférence par exemple, car le problème est que si nous avons quelqu'un positif chez Pirelli, il y a ensuite le risque de propager le virus dans les dix équipes ou partout dans le paddock."

"C'est un problème qui n'affecte pas seulement Pirelli, ça touche toutes les entreprises et organisations qui sont en contact avec toutes les équipes. On peut penser à la FIA : elle est au contact de toutes les équipes, par exemple, ou à différents fournisseurs pour les casques, les freins ou tout autre composant à disposition de plus d'une équipe. Il nous faut donc aussi des procédures et des protocoles spécifiques pour ceux qui ont ce type de boulot dans le paddock."

Pirelli n'est pas concerné par la suspension obligatoire des activités qui a été imposée aux équipes dans la période actuelle. Ainsi, pendant ce temps le travail de développement sur les pneus 18 pouces pour 2022 se poursuit. "Naturellement, nous ne pouvons pas faire d'essais. Mais la semaine dernière nous avons débuté nos activités, par exemple avec les tests indoor", révèle Mario Isola. "Nous ne sommes pas touchés par la fermeture comme le sont les écuries, donc nous travaillons et nous pouvons mener des analyses ou tester des prototypes avec nos installations indoor, avant d'aller en piste l'année prochaine."

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Auteur James Allen