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Actualités

Racing Point a "886 dessins" prouvant la légalité des écopes

Racing Point continue d'afficher sa confiance en dépit des différentes réclamations portées à l'encontre de la RP20, et assure disposer de toutes les preuves nécessaires pour démontrer sa bonne foi.

Sergio Perez, Racing Point RP20

Au terme du Grand Prix de Hongrie, Renault a de nouveau questionné la légalité de la monoplace Racing Point, qui fait désormais l'objet de trois réclamations. Toutes sont regroupées en un seul dossier, qui sera étudié par le même panel de commissaires dans les jours à venir. Renault prétend que les écopes de freins de la RP20 sont identiques à celles de la Mercedes W10 de la saison dernière. L'écurie française estime que si c'est le cas, la réglementation est enfreinte puisque le partage d'informations est interdit depuis cette année pour ce type de pièces.

Néanmoins, Racing Point affirme disposer d'un dossier solide pour défendre sa cause.  "C'est impossible qu'elles [les écopes] soient illégales", insiste Otmar Szafnauer, directeur de Racing Point. "Comme vous le savez, il faut beaucoup de temps pour concevoir et fabriquer des écopes de freins. Elles sont très, très compliquées, et nous avons 886 dessins distincts pour nos écopes."

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Sûre de son fait, la structure de Silverstone n'a d'ailleurs aucun plan de repli si jamais ses écopes venaient à être déclarées illégales. "Comme vous le savez, ils ont porté réclamation contre les écopes de freins, et nous n'en avons pas d'autres, principalement car elles sont légales", martèle Szafnauer. "Nous n'avons aucune inquiétude. Nos écopes sont légales, nous les avons utilisées le week-end dernier, nous les avons utilisées ce week-end, et nous les utiliserons à Silverstone."

Le patron de l'écurie dont Lawrence Stroll est propriétaire ne cache pas une certaine amertume dans ce dossier, qui contraint Racing Point à démontrer la légalité de sa machine dans un timing propre à la FIA. Après la première réclamation déposée au soir du Grand Prix de Styrie, trois semaines ont été données à l'équipe pour réunir les preuves. L'audience devrait ainsi avoir lieu la semaine précédant le Grand Prix de Grande-Bretagne.

"La seule chose qui provoque un peu de frustration, c'est probablement le fait que je dispose de toutes les informations sur la manière dont nous les avons conçues et développées", souligne Szafanauer. "Le reste du monde ne les a pas encore car nous ne les avons pas encore fournies aux commissaires. Nous les avons fournies à la FIA, et la FIA était convaincue que ce que nous avions fait était absolument légal. Néanmoins, c'est ainsi que fonctionne le système juridique. Ce sont les commissaires qui ont le pouvoir de décider. Nous devons donc désormais informer les commissaires."

"Cela prend un peu de temps car lorsque la FIA est venue nous voir pour enquêter sur la façon dont nous avons conçu et développé la voiture, y compris les écopes de freins, ils sont venus à l'usine. Ils y ont passé deux jours, ils ont interrogé des gens, regardé tous nos dessins, examiné le processus de conception et de développement, ce que nous avons fait en soufflerie et en CFD, la manière dont nous en sommes arrivés là. Et ils étaient convaincus."

"On ne peut pas faire ça avec les commissaires. Il faut leur apporter les données, puis expliquer les dessins par des mots, dire ce que l'on a fait. Ça prend plus de temps. C'est la seule raison pour laquelle je suis frustré, car je sais ce que nous avons fait et pourquoi c'est légal. Et ce n'est pas une faille [réglementaire] ou quoi que ce soit. C'est juste frustrant, quand on sait que c'est légal, d'avoir toutes ces questions pour savoir ce qui se passe. C'est ça qui est frustrant."

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