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Actualités

Racing Point devient "une équipe normale"

Forte de nouveaux propriétaires et de caisses renflouées, l'ex-écurie Force India ne vit désormais plus au-dessus de ses moyens. Une situation qui chamboule l'approche et les méthodes de travail, mais qui n'a pourtant rien d'extraordinaire. Un retour à la normale avant tout.

Sergio Perez, Racing Point F1 Team RP19 au stand

Tout ne va pas changer du jour au lendemain chez Racing Point, mais l'arrivée de nouveaux propriétaires l'été dernier pour rebâtir un projet sur les fondations de Force India est vécue comme un bouleversement. Un terme qui n'a rien de péjoratif dans le cas de l'écurie basée à Silverstone, qui doit tout simplement s'adapter à nouveau statut. Celui d'une équipe… normale !

C'est le sentiment dont fait part Andy Green, directeur technique d'une structure qui a choisi de ne rien révolutionner, mais de se développer peu à peu grâce aux investissements reçus. Ne plus avoir à composer avec des difficultés financières récurrentes change évidemment la vie, mais côté piste, Racing Point ne va pas pour autant passer dans une autre dimension en quelques semaines ou quelques mois.

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La saison 2019 qui va débuter a tout de celle d'une transition vers un projet plus ambitieux, et Andy Green en rappelle les fondements. À commencer par le plus sommaire : la nouvelle monoplace trouve ses origines bien avant le changement d'actionnariat, et elle va d'ailleurs subir des évolutions d'ampleur dès Melbourne, puis lors des Grands Prix suivants.

"Les choix basiques pour la monoplace actuelle ont été faits avant même le changement de propriétaire", explique Andy Green à Auto Motor und Sport. "Rétrospectivement, nous aurions fait certaines choses différemment, mais nous n'aurions pas pu deviner que de l'argent frais arrivait. Il faudra du temps pour que cet argent se transforme en une voiture plus rapide."

"Auparavant, nous devions attendre indéfiniment du côté de la production, jusqu'à ce qu'un nouveau package aéro en vaille la peine. Désormais, si nous trouvons quelques dixièmes en soufflerie, les modifications seront mises en place immédiatement. Tout à coup, nous obtenons toutes nos pièces en temps et en heure. C'est une toute nouvelle façon de travailler pour nous. C'est presque un choc. Nous sommes en train de devenir une équipe normale. En 2020, nous voulons vraiment faire un grand pas en avant. C'est pourquoi nous avons déjà commencé à travailler sur la prochaine voiture."

Ne pas griller les étapes

Sergio Perez, Racing Point RP19

Racing Point veut grandir à un rythme raisonnable, sans griller les étapes. Les projets sont connus, avec un recrutement qui va s'amplifier, la construction d'une nouvelle usine, ou encore l'arrivée d'un nouveau motorhome. Néanmoins, l'ensemble doit s'appuyer sur des choix réalisés avec bon sens, sans précipitation ou excitation.

"Nous avons désormais 425 personnes. Avant nous étions 400", précise le directeur Otmar Szafnauer. "Nous voulons grandir doucement, un nouvel employé après l'autre. Notre objectif est de recruter 50 nouvelles personnes en 2019, de manière à ce que nous soyons 475 d'ici la fin de la saison. Mais nous devons d'abord trouver les bonnes personnes. Nous devons construire de nouvelles infrastructures et investir dans du matériel."

Et Andy Green de conclure avec un bon mot, pourtant révélateur : "Nous avons enfin des ordinateurs portables qui ne sont pas vieux de huit ans avec d'anciennes versions de Windows."

Lance Stroll, Racing Point, entre dans son cockpit

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