Refroidissement sans compromis chez Renault

Pour se donner toutes les chances de réussir une bonne saison, Renault a travaillé d'arrache-pied sur sa R.S.18 sans laisser la place au compromis en matière de packaging et de refroidissement.

Ainsi, en dépit du changement de réglementation limitant à trois le nombre de moteurs par pilote et par saison, le constructeur français a adopté une approche agressive, ce qui ne s'est pas fait sans mal.

Tout en ayant conscience de risque que cela implique à gérer, Renault s'est refusé à sacrifier de la performance pour faciliter le refroidissement de son unité de puissance, ce qui ne semble pas avoir posé trop de problèmes lors des huit journées d'essais hivernaux. Il est toutefois trop tôt pour affirmer que ce virage a été parfaitement négocié par l'écurie d'Enstone.

"Ça peut affecter certaines conditions thermiques que nous devons satisfaire lors de l'intégration de l'unité de puissance dans le châssis, mais pas dans une trop large mesure", explique le directeur technique Bob Bell quant à l'incidence de la nouvelle réglementation. "Si vous regardez la voiture et que vous la comparez à celle de l'année dernière, vous verrez que nous sommes allés encore plus loin pour essayer de resserrer et compacter ensemble tous les composants." 

"Cela rend encore plus dure la gestion des flux thermiques de la voiture. Mais non, nous avons poussé comme des acharnés pour obtenir la meilleure performance aérodynamique de la voiture, et ça passe par le fait de tout compacter de manière encore plus serrée, en se donnant encore plus de maux de tête pour ce qui est de la gestion des températures."

Chester veut faire maigrir la R.S.18

Vendredi dernier, jour des ultimes tests hivernaux à Barcelone, un problème de boîte de vitesses est venu contrarier le programme de Renault en immobilisant la R.S.18 dans son stand pendant de longues heures. Il s'est dit que l'agencement très compact à l'arrière de la monoplace avait rendu plus compliqué que prévu le changement de la boîte, mais l'écurie a démenti cette version.

Outre le packaging le plus compact possible à l'arrière de la voiture, Renault a travaillé sur l'amélioration de la rigidité et du poids de sa boîte de vitesses. Directeur technique châssis de l'équipe tricolore, Nick Chester confirme que le gain de poids est un critère particulièrement essentiel pour la saison à venir.  

"Nous aimerions encore économiser du poids, puis embarquer davantage de lest et réduire le centre de gravité", explique le Britannique. "C'est quelque chose sur quoi nous continuons à travailler."

"Une grande partie de ça se fait avec le kilométrage, en travaillant sur ce qui peut durer sur une longue distance. Si nous pouvons rendre un élément plus léger, nous allons le faire, l'utiliser le vendredi et valider le fait qu'il puisse faire la course. Habituellement, avec une nouvelle voiture, il n'y a pas de pièce unique, ça se passe un peu partout. On essaie de ne pas être trop conservateur, puis de voir ce que l'on peut retirer."

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Équipes Renault F1 Team
Type d'article Actualités
Tags bob bell, nick chester, rs18