Renault - Une capacité à "regarder devant, pas derrière"

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Renault - Une capacité à
Par : René Fagnan
Traduit par: René Fagnan
29 déc. 2015 à 07:58

À quelques mois de son retour en Formule 1 comme écurie officielle, Renault a décidé d’oublier ses pénibles négociations avec Red Bull afin de repartir sur de nouvelles bases, en acceptant un accord différent avec l'écurie autrichienne.

Christian Horner, Team Principal Red Bull Racing et Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport F1
Toto Wolff, Directeur Exécutif Mercedes AMG F1 avec Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport F1
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB11
Scuderia Toro Rosso STR10 : capot moteur
Dr Helmut Marko, Consultant Red Bull Motorsport avec Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport F1
Logo de Renault F1 Team
Red Bull Racing, Renault Sport F1 29
Cyril Abiteboul, Renault Sport et Dr Helmut Marko, Consultant Red Bull Motorsport
Jerome Stoll, Président de Renault Sport F1 avec Christian Horner, Team Principal Red Bull Racing
Le retour de Renault vu par Cirebox
Pastor Maldonado, Lotus F1 E23 devant un panneau publicitaire Renault

Directeur général de Renault Sport F1, Cyril Abiteboul explique que le constructeur français a fait table rase du passé récent et a adopté une toute nouvelle approche.

Après avoir critiqué Renault, Red Bull a tout fait pour rompre son contrat avec le motoriste français afin de trouver un nouveau partenaire. Après l'échec des négociations avec Mercedes, Ferrari et Honda, l'écurie autrichienne a toutefois dû revenir à la table de négociations avec Renault et discuter des conditions pour la saison 2016. Il en résulte que les monoplaces de Milton Keynes resteront motorisées par des V6 Renault, mais rebadgés au nom du sponsor TAG Heuer.

Abiteboul, qui n'a pas été épargné par les critiques de Red Bull en 2015, affirme que la décision de Renault d’approuver ce nouveau contrat démontre que l’entreprise pense différemment.

Une des forces du conseil d’administration, c'est son pragmatisme, sa capacité à faire confiance à l’équipe qui gère le projet, et à regarder devant, pas derrière”, explique-t-il à Motorsport.com à propos des difficultés rencontrées pour faire accepter le projet de fournir des moteurs à Red Bull. “Je crois que ce qu’on leur a démontré les a convaincus. Renault va poursuivre sa collaboration avec Red Bull, mais avec un certain nombre de conditions complètement différentes. Avec ces conditions, c’était la bonne chose à faire.

Abiteboul confirme que Renault devait changer son approche de la F1, ce qui s’est produit avec le rachat de Lotus pour relancer une équipe d'usine dès 2016.

Si l'on veut réussir dans ces affaires, Renault doit être beaucoup plus opportuniste”, précise-t-il. “Selon moi, Renault a bien passé ce premier test. Cela prouve que ses dirigeants planchent sur l’avenir et comprennent ce qu’il faut faire pour réussir. Auparavant, Renault restait campé sur ses positions”.

Manque de pragmatisme

Même si Red Bull a largement blâmé Renault pour son manque de performance en 2015, Abiteboul affirme qu’une telle conclusion est inexacte, et que la guerre interne qui a fait rage a été l'élément le plus contre-productif qui soit.

Je crois que nous avons perdu beaucoup de temps et d’énergie à affronter Red Bull à tous les échelons”, souligne-t-il. “Red Bull est une écurie de haut calibre qui est extrêmement complexe, et qui ne s’intéresse qu’aux succès immédiats. Il y a un revers à cette médaille, surtout pour Renault qui est en F1 pour le long terme."

“Nous pensions que Red Bull serait bon pour nous, mais en réalité, je pense que ce ne fut pas très bon, et même parfois négatif. C'est nettement devenu visible suite aux ennuis que nous avons connus à Melbourne et lors des premiers Grand Prix en début de saison. Nous aurions dû être un peu plus pragmatiques”.

De plus, nous avons tenté de faire sous-traiter un certain nombre d’études et de pièces à différents départements de Renault, et ce fut un cauchemar. La façon de fabriquer des pièces de moteur diffère totalement de la façon de produire des pièces de châssis. Nous avons tenté de court-circuiter certains détails, et cela n’a pas fonctionné. Ce fut négatif, en général. Et je dirais de façon marginale, car notre problème ne résidait que dans le manque de bonnes composantes, d’idées et de budget. Nous sommes donc beaucoup plus responsables que Red Bull pour le manque de compétitivité du moteur”.

Propos recueillis par Jonathan Noble

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Auteur René Fagnan
Type d'article Actualités