Symonds : "Nous nous rendons à Istanbul avec confiance"

Pat Symonds, directeur exécutif de l’ingénierie de l'écurie Renault, analyse la prestation de la marque au Losange à Monaco et présente les enjeux du prochain Grand Prix, qui se disputera en Turquie

Pat Symonds, directeur exécutif de l’ingénierie de l'écurie Renault, analyse la prestation de la marque au Losange à Monaco et présente les enjeux du prochain Grand Prix, qui se disputera en Turquie.

Pat Symonds, êtes-vous satisfait de la performance affichée par la R29 à Monaco ?


Je le suis, mais de manière partielle. En fait, je suis surtout satisfait de notre performance absolue, car nous n’étions qu’à un petit pour-cent de la voiture la plus rapide en qualifications. C’est une nette amélioration par rapport à notre début de saison. Nous étions la quatrième voiture la plus rapide en course, donc très proche du leader, bien qu’il faille comprendre cette performance dans le contexte du moment de la course. Je suis satisfait des progrès que nous réalisons du côté de la performance aérodynamique et mécanique de la voiture, mais je ne serai entièrement satisfait que lorsque nous serons sur le podium.

Fernando Alonso et Nelson Piquet ont connu un week-end mitigé à Monaco. De quelle manière vivent-ils le début de saison ?


Fernando travaille très dur. Il extrait toujours le maximum de la voiture et de chaque situation qui se présente à lui. Son pilotage est meilleur que jamais, mais tout comme l’équipe, il est frustré de ne pas être là où nous voulons être : en position de nous battre en tête de peloton.

Quant à Nelson, il continue de progresser et à être plus fort au fil de la saison. Il était très proche de Fernando à Monaco lors de la séance de qualifications et si l’on prend en compte le fait que Fernando fixe toujours la barre très haut, c’est un vrai compliment. Il peut être fier du travail qu’il a accompli. Malheureusement, il n’a pas eu de chance durant la course et ce qui est arrivé n’était en aucun cas sa faute. D’ailleurs, de manière assez inhabituelle, nous avons reçu un email de Toro Rosso nous présentant leurs excuses pour cet incident !

L’équipe va apporter de nouvelles solutions techniques en Turquie. Quelles sont les zones sur lesquelles les ingénieurs se sont concentrés pour améliorer la performance ?


Comme toujours, nous nous sommes penchés en priorité sur l’aérodynamique et, pour la Turquie, nous avons porté notre attention sur l’aileron avant et les endplates (dérives verticales d’aileron avant). C’est là que nous allons apporter des nouveautés. L’aileron avant est d’une très grande importance en ce qui concerne l’efficacité aérodynamique : c’est la toute première partie de la voiture à rencontrer l’air et le flux créé lors de l’impact est déterminant pour le fonctionnement du reste de la voiture en termes d’aérodynamique. Voilà donc le secteur sur lequel nous nous penchons en ce moment, sans pour autant oublier les autres domaines : ainsi, nous travaillons de manière continue sur la suspension et nous apporterons encore des évolutions dans ce domaine en Turquie. Ce ne seront pas des évolutions majeures ou des changements dans la géométrie, mais ces évolutions se concentrent sur la manière fondamentale dont nous faisons fonctionner suspensions et aérodynamique pour que ces deux secteurs travaillent en harmonie.

Istanbul Park présente une variété de zones rapides et lentes, qu’est ce qui jouera en faveur de l’équipe ?


La performance de la voiture s’améliore de manière continue et ce que nous pouvons constater des vitesses à la corde qui sont publiées, c’est que nous sommes assez compétitifs dans les zones à vitesse moyenne et les zones à vitesse élevée. Le virage numéro 8 présente un challenge particulièrement intéressant et je pense que notre voiture sera performante à cet endroit. C’est un virage rapide qui était pris presque à fond l’année dernière, nous allons donc voir ce que cela va donner avec les restrictions aérodynamiques imposées cette année. Istanbul Park est certainement un circuit sur lequel nous nous rendons avec confiance.

Qu’en est-il du moral de d’équipe après ces six premiers Grands Prix de la saison ?


Il est très bon. Nous sommes tous très impressionnés par le travail fourni par le département recherche et développement, et par le bureau d’études de l’usine. Constater la rapidité avec laquelle nous sommes en mesure de d’apporter de nouvelles solutions, comme le nouveau diffuseur, est très bon pour le moral de toute l’équipe. Nous sommes des battants et sommes très ambitieux. Nous savons ce que nous voulons et nous travaillons dur pour l’obtenir.

Source : ING Renault F1 Team

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Séries Formule 1
Pilotes Fernando Alonso , Nelson Piquet
Équipes Toro Rosso
Type d'article Actualités