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Actualités

Accrochage Vettel-Leclerc : "Le perdant c'est toujours l'équipe"

Christian Horner est bien heureux de ne pas être dans la peau de Mattia Binotto chez Ferrari pour gérer la tension entre ses pilotes. Mais d'autres patrons d'écurie aimeraient toutefois connaître ce luxe !

Sebastian Vettel, Ferrari, après son accrochage avec Charles Leclerc, Ferrari SF90

Voir deux monoplaces de la même écurie s'accrocher et abandonner est une situation douloureuse pour tout patron d'équipe. Christian Horner en sait quelque chose, lui qui a connu tel épisode en 2010 lors du Grand Prix de Turquie avec Sebastian Vettel et Mark Webber, ou encore l'an passé à Bakou avec Max Verstappen et Daniel Ricciardo. Fait quasiment inédit dans l'Histoire, à Interlagos ce sont les deux Ferrari qui se sont éliminées sans l'aide de personne d'autre qu'elles-mêmes.

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L'incident entre Sebastian Vettel et Charles Leclerc a mené à d'inévitables discussions en interne, à Maranello, pour mettre les choses à plat. Les deux hommes ont rapidement été invités à exprimer face caméra leurs excuses pour l'écurie. Néanmoins selon Christian Horner, les pilotes peinent souvent à mesurer à quel point un tel événement est néfaste pour l'équipe.

"Cela dépend du scénario, et chaque écurie a une approche différente, des personnes différentes, donc c'est difficile pour moi de juger la situation de Ferrari", souligne d'abord le directeur de Red Bull Racing. "Mais dans cette situation, le perdant c'est toujours l'équipe. C'est évidemment compliqué. Je suis ravi que ce ne soit pas mes pilotes. C'est toujours une situation difficile. Les pilotes sont des bêtes de compétition, et il y a souvent un conflit entre ce qui est bon pour l'équipe et ce qui est bon pour l'individu."

Si Christian Horner est de ceux qui n'envient pas la tâche à laquelle doit s'atteler Mattia Binotto chez Ferrari, d'autres estiment toutefois qu'il s'agit d'un luxe bienvenu. Car une telle situation conflictuelle entre les pilotes, ainsi exacerbée, se produit généralement lorsqu'une écurie peut se battre aux avant-postes.

"C'est évidemment un défi de gérer deux pilotes qui sont au même niveau", reconnaît ainsi Andreas Seidl, directeur de McLaren. "Et lorsqu'il s'agit de se battre pour des podiums et des victoires, c'est encore plus dur. En même temps, j'ai hâte d'avoir ces problèmes de riche à l'avenir, d'avoir deux pilotes qui se battent pour des podiums ou des victoires, puis de devoir gérer cela dans l'équipe."

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