Félix da Costa : "Di Grassi lançait des manœuvres désespérées"

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Félix da Costa :
Scott Mitchell
Par : Scott Mitchell
21 mai 2017 à 09:40

Lucas Di Grassi a beau avoir signé le record du Circuit des Invalides ce samedi lors des EL2 de l'ePrix de Paris, sa course a pris une tournure catastrophique.

Antonio Felix da Costa, Amlin Andretti Formula E Team
Antonio Felix da Costa, Amlin Andretti Formula E Team
Antonio Felix da Costa, Amlin Andretti Formula E Team
Antonio Felix da Costa, Amlin Andretti Formula E Team
Antonio Felix da Costa, Amlin Andretti Formula E Team
Nelson Piquet Jr., NEXTEV TCR Formula E Team, devance Jérôme d'Ambrosio, Dragon Racing, et Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Lucas Di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Lucas Di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Lucas Di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Lucas Di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport

Lucas Di Grassi n'est pas parvenu à faire mieux que le 14e chrono en qualifications, héritant de la 13e place sur la grille grâce à la pénalité infligée à Oliver Turvey mais perdant ensuite deux places au départ.

À ce stade, il paraissait déjà bien compliqué de marquer des points pour sauver les meubles face à un Sébastien Buemi dominateur. Dépassé de façon musclée par António Félix da Costa au 13e tour, Di Grassi a tenté de riposter cinq boucles plus tard. Le Brésilien a freiné plus tard que son rival au virage 8, tentant de lui faire l'extérieur, mais le pilote Amlin Andretti était encore présent à l'intérieur et les deux monoplaces se sont accrochées.

Contraint à l'abandon, Félix da Costa a rejeté la faute sur Di Grassi, indiquant à Motorsport.com que la manœuvre de ce dernier n'était "pas du tout son genre" et qu'il "n'arrivait pas à croire qu'il fasse quelque chose de tel".

"Il a une demi-voiture d'avance mais il ne peut pas tourner si tôt", estime le Portugais. "Il n'est pas stupide, il est intelligent. Il a tourné si tôt que j'ai percuté le mur avant même d'arriver au virage. Je n'étais qu'un passager, je n'avais nulle part où aller."

"Il était très malin ; je l'ai dépassé et il me mettait la pression. Mais il y a un tour où son état d'esprit a changé, il a tenté de me dépasser genre 20 fois en cinq virages. Il tentait le tout pour le tout, il lançait des manœuvres désespérées partout."

Lucas Di Grassi, quant à lui, n'a pas mâché ses mots non plus, allant jusqu'à affirmer que son adversaire "ne savait pas batailler" lors de cette course.

"Je ne voyais rien parce que quand j'ai fait l'extérieur, je l'ai complètement doublé, j'ai freiné et j'ai commencé à prendre la corde", relate le pilote Audi Abt. "Il a percuté le mur intérieur, puis moi. António ne savait pas batailler aujourd'hui, il m'a dépassé de façon très musclée mais je n'ai pas résisté – mais quand j'étais sur le point de le dépasser, il l'a vraiment jouée à la dure."

"C'est le prix à payer quand on part de l'arrière de la grille, il y a toujours ces risques. Cela a généré le crash, puis le chaotique effet domino. C'était vraiment un jour à oublier."

Les commissaires ont décidé de ne pas infliger de sanction à quiconque dans cet incident.

Un désastre pour Di Grassi

Le calvaire de Di Grassi a continué par la suite, avec un drive through pour arrêt au stand en dessous du temps minimal, puis un accident qui a mis un terme définitif à sa journée alors qu'il tentait d'arracher le point du meilleur tour en course.

Sébastien Buemi ayant signé la pole position et la victoire, le pilote Renault e.dams a désormais une avance de 43 points en tête du championnat après son cinquième succès en six courses disputées cette saison.

"Si l'on demandait à quelqu'un comment cette journée s'est passée et que cette personne répondait : 'Di Grassi a fait le meilleur tour du jour avec plusieurs dixièmes d'avance', on aurait du mal à y croire", lâche le natif de São Paulo. "Les qualifications étaient horribles et la course a été un désastre. Nous sommes passés de la première place en EL2 à un mauvais tour de qualifications, avec peu d'adhérence partout. Puis la course est allée de mal en pis."

"L'équipe et moi pouvons certainement oublier cette course. Nous devons repartir de zéro pour Berlin."

Propos recueillis par Scott Mitchell

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