L'économie d'énergie sera la clé à Marrakech

partages
commentaires
L'économie d'énergie sera la clé à Marrakech
Sam Smith
Par : Sam Smith
Traduit par: Jean-Philippe Vennin
12 nov. 2016 à 14:49

Le premier ePrix de Marrakech, qui sera disputé cet après-midi, sera aussi la plus longue course de la jeune histoire du championnat de monoplaces électriques.

Jose Maria Lopez, DS Virgin Racing
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Maro Engel, Venturi
Adam Carroll, Jaguar Racing
Jean-Éric Vergne, Techeetah
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Maro Engel, Venturi
Une vue de la pitlane
Une vue du virage n°1
Daniel Abt, ABT Schaeffler Audi Sport
Daniel Abt, ABT Schaeffler Audi Sport

Les 33 tours du tracé marocain de 2,971 km verront les voitures poussées au maximum de leur longévité et les pilotes anticipent plus que jamais une bataille pour l'économie d'énergie dans cette seconde manche de la saison.

Nous devons économiser plus [d'énergie] pour cette course et ce sera très dur. Nous reproduisons autant d'énergie, donc nous pouvons en disposer, mais il y aura beaucoup de roue libre dans cette course rien que pour atteindre le drapeau à damier en bonne condition”, prévoit Jérôme d'Ambrosio, le pilote Faraday Future Dragon Racing.

En raison de la nature de la piste, ce n'est pas une si mauvaise chose que ça car nous sommes limités en température avec les batteries.”

Une course plus longue nous rendra la vie plus difficile à nous, pilotes, mais comme on l'a vu dans le passé, ce sera génial pour les spectateurs car on ne saura pas qui finira où avant le drapeau à damier.”

Les deux pilotes Venturi, Stéphane Sarrazin et Maro Engel, ont terminé l'ePrix de Hong Kong dans les points et le Français, plus expérimenté, a bien utilisé la récupération - une stratégie dont il a fait un bon usage en plusieurs occasions dans le passé.

Il faudra beaucoup économiser sur cette piste, c'est sûr”, dit-il. “Ça me rappelle Mexico, à la façon dont les voitures de Formule E se comporteront et ce à quoi ressemblera la consommation d'énergie.”

Les larges et longues lignes droites sont un défi car nous dévorons l'énergie et devons optimiser des solutions pour l'économiser.”

Engel, équipier de Sarrazin qui débute cette année en Formule E, estime pour sa part que “ce sera plus dur qu'à Hong Kong, un peu plus dur. La course proposera différentes options de stratégie et je pense qu'elle récompensera le bon équilibre entre la gestion de l'énergie et de diverses choses qui peuvent se produire comme une période de Safety Car. Si cela arrive, le timing sera absolument crucial.”

De nouveaux pneus pas encore maîtrisés

Les nouveaux pneus Michelin qui ont été introduits pour la première fois le mois dernier sont encore en phase de développement du côté de certaines équipes qui ont souffert pour trouver un set-up qui leur soit bien adapté à Hong Kong.

Ces gommes, plus légères que celles de 2015 avec un gain de 1 kg par pneu à l'avant et 1,4 kg par pneu à l'arrière (plus larges), semble atteindre plus rapidement la température opérationnelle maximale mais ont crée de la confusion dans certaines équipes quant à leur performance sur la durée d'une course.

Faraday Future Dragon Racing, Venturi et DS Virgin sont trois équipes - mais sans doute pas les seules - qui sont connues pour devoir parfaire leur set-up avec ces nouvelles gommes.

"Nous sommes encore en phase de découverte avec eux [les nouveaux pneus], ils sont très sensibles”, dit D'Ambrosio. “Nous nous rapprochons d'une bonne compréhension mais les tester sur plusieurs tours à Donington est une chose, les faire rouler sur des pistes comme Hong Kong et celle-ci [Marrakech] en est une autre.”

On arrive à des conclusions à Donington qui ne sont pas pertinentes et on sait que l'on doit encore bien utiliser le temps en piste. En fait, que les tests ne se dérouleront pas là-bas l'année prochaine me satisfait, ça n'a aucun sens pour nous techniquement.”

Sarrazin, qui a une longue expérience du travail rapproché avec Michelin grâce à ses rôles au sein des équipes Peugeot et Toyota en WEC, pense que Venturi est tout près de son set-up optimal pour ses deux monoplaces.

Nous travaillons autour des pneus et ils ont vraiment beaucoup changé par rapport à l'année dernière”, dit-il. “Nous cherchons encore les set-ups pour les amener à leur maximum sur la voiture.”

"Michelin a fait du très bon travail en fabriquant des pneus qui sont d'emblée plus rapides, mais nous avons perdu un peu sur l'arrière. Cependant, depuis Hong Kong, je pense que nous trouvons un meilleur équilibre et que ça va."

Article suivant
La grille de départ de l'ePrix de Marrakech

Article précédent

La grille de départ de l'ePrix de Marrakech

Article suivant

Buemi pénalisé de 5 places sur la grille au Maroc

Buemi pénalisé de 5 places sur la grille au Maroc
Charger les commentaires