Moteur interdit : l'obstacle surmonté par Nissan e.dams

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Moteur interdit : l'obstacle surmonté par Nissan e.dams
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En juin 2019, la FIA décidait d'interdire l'innovant double moteur utilisé par l'écurie Nissan e.dams, contraignant celle-ci à une véritable course contre la montre. Un peu plus d'un an plus tard, l'équipe est vice-championne de Formule E.

"Nous nous sommes tous mis d'accord pour adopter cette réglementation, pour la stabilité du championnat." Vincent Gaillardot, directeur technique de Nissan e.dams, fait preuve de réalisme lorsqu'il évoque un changement de règlement qui a certainement coûté cher à l'écurie sarthoise. Car celle-ci, lors de la saison 2018-19 – la première de l'ère Gen2 –, disposait d'un double moteur au potentiel remarquable, même si ce dernier avait mis du temps à être libéré. Oliver Rowland et Sébastien Buemi avaient signé six pole positions en 13 courses, le Suisse concluant la saison par quatre podiums consécutifs dont une victoire à New York.

Pour contribuer à la réduction des coûts, Nissan e.dams a accepté l'interdiction de son concept et a dû revenir à un groupe propulseur classique, avec seulement cinq mois entre l'officialisation de cette nouvelle et le meeting inaugural de 2019-20 en Arabie saoudite. Le début de saison a été difficile, avec 57 points sur les cinq premières manches, mais l'équipe a ensuite engrangé 110 unités lors des six courses de l'E-Prix de Berlin avec trois podiums pour Buemi et une victoire pour Rowland. Nissan e.dams a effectivement profité de la longue interruption de la campagne à cause de la pandémie de COVID-19 pour faire un grand pas en avant en matière de performance, même si António Félix da Costa était trop loin devant pour être rattrapé.

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Lorsque Motorsport.com demande à Sébastien Buemi dans quelle mesure l'interdiction du double moteur a impacté la saison de l'écurie, le Champion 2015-16 répond : "Énormément, car l'an dernier, nous avons utilisé toutes nos ressources rien que pour faire fonctionner le double moteur et essayer de travailler sur son logiciel – rien sur la gestion d'énergie et les choses comme ça. Quand nous avons commencé la saison, nous étions loin derrière les autres, et nous avons grandement rattrapé notre retard lors des [cinq] mois qu'il y a eu depuis Marrakech. Clairement, cela a payé, mais nous avons évidemment été très malchanceux que cela nous ait contraints à repartir d'une feuille blanche."

Vincent Gaillardot confirme : "Cela nous a donné du pain sur la planche, et pas qu'un peu. Nous avons dû nous refocaliser sur un sujet différent pour être compétitifs et avons dû travailler extrêmement dur pour être à moitié prêts au début de la saison. Nous avons montré que nous étions au rendez-vous à la fin de la saison. Pour nous, c'est un très grand soulagement. Nous avons vraiment travaillé d'arrache-pied pour être prêts et accomplir ce résultat. Beau redressement."

La deuxième place du championnat des équipes n'était effectivement pas gagnée, puisque Nissan e.dams était quatrième avant d'aborder l'E-Prix de Berlin. "Pour nous, c'est un exploit", estime Buemi. "C'est une grande remontée." Et pour la saison prochaine, l'écurie devrait bénéficier cette fois d'une continuité non seulement au niveau du duo de pilotes (bien que celui-ci reste à officialiser) mais aussi du groupe propulseur : pas besoin de repartir de zéro cette fois.

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Séries Formule E
Pilotes Sébastien Buemi
Équipes DAMS
Auteur Benjamin Vinel