Petrov propose une "Super Pole" pour Le Mans

Vitaly Petrov appelle les 24 Heures du Mans à revoir leur système de qualifications, alors que les six heures d'essais qualificatifs de l'édition 2018 ont été marquées par de nombreuses neutralisations.

Petrov propose une "Super Pole" pour Le Mans
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Jenson Button
Vitaly Petrov, Jenson Button, SMP Racing
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Jenson Button
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Jenson Button
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Vitaly Petrov
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Jenson Button
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Jenson Button
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Jenson Button
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Vitaly Petrov, Jenson Button
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Jenson Button
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Jenson Button
#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov
#25 Algarve Pro Racing Ligier JSP217 Gibson: Mark Patterson, Ate de Jong, Tacksung Kim
#25 Algarve Pro Racing Ligier JSP217 Gibson: Mark Patterson, Ate de Jong, Tacksung Kim, Ryan Cullen, Matt McMurry

Trois séances de deux heures en soirée pour réaliser le meilleur chrono possible. Tel est le format des qualifications des 24 Heures du Mans, et selon Vitaly Petrov, pilote SMP Racing en LMP1, cela ne peut durer ainsi. Le Russe déplore la difficulté pour les prototypes de la catégorie reine de réaliser des chronos compétitifs quand un total de 60 voitures peuvent être en piste simultanément sur les 13,626 kilomètres du Circuit de la Sarthe – ce qui représente une voiture tous les 227 mètres en moyenne.

Selon Petrov, il faudrait séparer les différentes catégories pour leur offrir des conditions libres de tout trafic, avec des séances plus courtes et par conséquent bien plus intenses.

"Je ne comprends pas pourquoi au Mans, ils ne font pas une sorte de Super Pole", déclare-t-il pour Motorsport.com. "Par exemple, 30 minutes pour les LMP1, 30 minutes pour les LMP2 et 30 minutes pour les GT. Tous les pilotes peuvent faire deux ou trois tours, et on voit la véritable rapidité en qualifications. Car actuellement, ce n’est quasiment pas possible en LMP1 de faire un bon tour, à part au début de la séance si on a de la chance. C’est tout. Mercredi, nous avons fait une quarantaine de tours, et il y avait du trafic à chaque fois !"

"Je pense que la meilleure solution, c’est de mettre les LMP1 à part pour les qualifications", poursuit Petrov. "J’ai discuté avec Kamui [Kobayashi] mercredi, je lui ai dit que le temps au tour était bon et il m’a répondu qu’il avait eu beaucoup de chance parce qu’il n’avait pas eu de trafic, le vent allait dans la bonne direction et les conditions de piste étaient très bonnes. Tous les facteurs étaient réunis pour un bon chrono. Je lui ai demandé s’il pouvait réitérer cette performance ; il m’a dit qu’il n’en était pas sûr, à cause du trafic, qui est imprévisible."

"Les journalistes et les spectateurs veulent voir des chronos rapides de la part des pilotes, mais pour ce faire, il faut un tour clair. Là, nous avons trois séances de deux heures. Pourquoi ne pas faire trois heures de 19h à 22h, avec une heure par catégorie, LMP1, LMP2 et GTE ? Ce serait beaucoup mieux, parce que même si le circuit fait 13 kilomètres, c’est impossible pour une LMP1 ou une LMP2 de faire un tour sans trafic."

Une Ligier #25 dangereuse ?

Le pilote SMP Racing se montre par ailleurs très virulent vis-à-vis des pilotes de la Ligier #25 engagée par Algarve Pro Racing, conduite par trois pilotes bronze dont l'âge va de 41 à 66 ans : Ate de Jong, Tacksung Kim et Mark Patterson. Ce prototype s'est qualifié dernier de la catégorie LMP2 à 15 secondes de la référence.

"Beaucoup de GT commettent beaucoup d’erreurs, et je dois mentionner quelque chose qui n’est pas très agréable", ajoute un Petrov catégorique. "C’est la voiture #25 en LMP2. Elle était dernière de sa catégorie, bien plus lente que toutes les autres voitures ! C’est un désastre, on la dépasse tous les quatre tours et on dirait que le pilote découvre le circuit ou la voiture. C’est trop dangereux. Un jour, il risque d’avoir un gros accident. Les organisateurs doivent faire quelque chose."

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