Álex Márquez repart bon pied bon œil

Après avoir conclu les essais de pré-saison avec une petite fracture du pied, Álex Márquez a vite repris le rythme en remontant sur la moto. Sa blessure et l'absence de son chef mécanicien ne semblent pas l'avoir perturbé.

Álex Márquez repart bon pied bon œil
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Deux semaines après s'être blessé au pied pendant les essais de pré-saison, Álex Márquez a repris la piste vendredi pour entamer le Grand Prix du Qatar. Il a beau avoir fait son retour sur le circuit le pied bandé et s'aidant de béquilles pour marcher, le pilote LCR n'a pas ressenti de difficultés particulières pour prendre part aux deux séances du jour et boucler 33 tours, mis à part une légère douleur qui s'est réveillée au début des EL1 et qui a vite été oubliée.

"Mon pied ne va pas mal, franchement", assurait-il à l'heure de clore la journée. "C'est vrai que ce matin ça me posait un peu plus de problème, parce que j'arrivais d'une chute en tests et il fallait reprendre le rythme. Ça n'était donc pas facile, mais cet après-midi je me sentais beaucoup mieux. Je pense donc que ça ne sera pas un problème pour la course et j'en suis content."

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Pendant les essais de pré-saison, Álex Márquez est tombé cinq fois au total, et c'est un violent highside qui a fini par stopper son travail, son accident provoquant même la sortie du drapeau rouge ce soir-là. Une petite fracture du quatrième métatarse du pied droit avait alors été décelée. À l'heure de reprendre le guidon de la Honda, vendredi, il fallait donc non seulement s'assurer que le physique soit opérationnel, mais aussi dépasser les mauvais souvenirs et toute éventuelle crainte à l'idée de tomber à nouveau.

"Au premier tour, à la première sortie de la pitlane, j'ai essayé de ne pas faire d'erreur pour le team", admet le pilote. "En EL1, ça n'avait pas vraiment de sens de pousser et d'être à la limite, parce que ça n'est pas une information utile pour la course. Mais, ensuite, je me suis donné à 100%, comme toujours. On comprend toutes les chutes que j'ai eues pendant les tests et c'est le plus important."

Alex Marquez, Team LCR Honda

Álex Márquez doit composer avec une autre difficulté potentielle cette semaine, puisqu'il est actuellement privé de l'aide de son chef mécanicien, Christophe Bourguignon, maintenu à l'isolement après un test PCR au résultat jugé douteux. Bien que testé négatif par la suite, le technicien belge doit, comme le bras droit de Maverick Viñales, respecter un éloignement de précaution.

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En son absence, c'est donc le directeur technique du HRC en personne, Takeo Yokoyama, qui a investi le stand LCR. "Il fait un super boulot", assure Márquez, rassurant sur ce point également. "On a une bonne stabilité dans le stand, ce qui est important. Beefy est tout le temps sur l'ordinateur, donc après les EL1 on a fait une réunion avec lui et on a parlé de la moto et de tout. [Takeo] n'est pas le vrai chef mécanicien, parce que Beefy est là et c'est un gars super, qui adore sa moto. Il nous a dit que pendant les EL1, il était nerveux de savoir si tout était sous contrôle ou pas."

Douzième vendredi soir, le pilote espagnol sait qu'il a peu de chances de pouvoir intégrer le top 10 samedi pendant les EL3, les conditions y étant logiquement moins favorables. Il se montre toutefois satisfait de sa performance, deuxième pilote Honda dans la hiérarchie, à deux dixièmes de Pol Espargaró. Son aisance sur le tour lancé, notamment, a été une bonne surprise.

"Franchement, je suis un petit peu surpris, parce que pendant les tests, quand j'ai essayé de faire un time attack et d'améliorer mon temps, j'ai été victime d'une grosse chute, ce qui a été un problème", admet-il. "J'ai été un peu surpris de tourner en 1'54"1. Ils semblent tous avoir poussé comme des dingues parce qu'ils savent qu'en EL3 il sera très difficile d'améliorer les chronos. Les EL2 sont déjà passées et on sera donc en Q1 − on va clairement essayer d'y arriver en EL3, mais il sera difficile d'améliorer. Le plus important ce sera les qualifs, mais aussi de voir le rythme en EL4 parce que [vendredi] il est très difficile d'évaluer quels sont les rythmes."

"Je pense que [vendredi] on a fait du très bon boulot. Il reste encore des choses à améliorer et à faire", ajoute le pilote espagnol. "Il faut encore qu'on cherche le rythme, qu'on fasse des longs runs en EL4, qu'on essaye de comprendre un peu mieux les pneus et de voir comment améliorer un peu la moto, mais je pense que la base qu'on a actuellement est bonne pour la course et pour les qualifs."

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