Lorenzo : La Honda est excellente, c'est à moi de donner plus

Le pilote espagnol reconnaît que c'est sa performance personnelle qui pèche pour l'instant, alors que la Honda se trouve en tête du championnat grâce à Marc Márquez.

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Jorge Lorenzo a connu jusqu'à présent des débuts hasardeux avec Honda. Entre les blessures qui l'ont accompagné tout l'hiver et ont limité son roulage en essais, puis les épisodes malchanceux et parfois un peu cocasses qui lui ont compliqué la tâche sur les deux premières courses, il n'a marqué pour le moment que sept petits points.

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Le contraste est saisissant avec son coéquipier, Marc Márquez, qui a signé une victoire d'autorité en Argentine et n'a manqué les 25 points que pour une poignée de millièmes au Qatar. Alors qu'ils devaient former, ensemble, un binôme des plus puissants, forts des 12 titres de Champion du monde qu'ils cumulent à eux deux, Lorenzo apparaît pour l'instant comme un apprenti discret dans le clan Honda face au maître des lieux.

"L'équipe est excellente et la moto aussi. C'est moi qui ai besoin de m'adapter, de donner plus et de rendre, par les résultats, la confiance qu'ils m'ont accordée", admet Jorge Lorenzo en toute franchise. "Si vous ne connaissez pas la moto, il est plus difficile de vous battre avec des pilotes qui ont cinq ou six ans d'expérience avec elle. J’ai désormais plus d’expérience qu’en Argentine, et en Argentine j’en avais déjà plus qu’au Qatar, mais le Qatar est un circuit qui m’est plus favorable que les deux suivants. Lorsque nous arriverons à Jerez, j’espère être devant", anticipe-t-il, s'attendant d'ici-là à un nouveau week-end compliqué cette semaine, à Austin.

"Il est clair que le circuit joue beaucoup, et celui-ci ne m'a pas bien réussi", poursuit-il. "Je ne commence pas ce week-end en pensant qu'il est impossible de se battre pour le podium ou la victoire, car sinon je ne serais pas pilote, et je n’aurais pas été Champion du monde, mais les résultats de la manche précédente ne me permettent pas de nourrir trop d'espoirs."

"Je pense que c'est une bonne piste pour la Honda, mais pas tellement pour mon style de pilotage, pour en tirer le maximum", reconnaît le Majorquin. "C'est une combinaison de choses. Le faible grip n'aide sans doute pas, tout comme probablement les freinages. Je ne suis pas le meilleur au freinage et c'est probablement la raison pour laquelle je n'ai pas encore obtenu les meilleurs résultats ou que je n'ai pas encore gagné ici."

Treizième au Qatar, Jorge Lorenzo n'a obtenu que la 12e place en Argentine, alors que sa course a été perturbée par un limiteur de vitesse malencontreusement enclenché au départ et une poignée partant en lambeaux au fil des tours. Il admet toutefois que, même sans ces soucis, il n'aurait pu obtenir que des places d'accessit, manquant encore d'expérience avec la RC213V.

"Il est clair que certaines circonstances négatives n'ont pas aidé pour que j'obtienne les meilleurs résultats sur les deux premières courses. À commencer par ma blessure au scaphoïde qui m'a empêché de faire le test de Sepang, puis des problèmes au Qatar et en Argentine", résume-t-il. "Au Qatar, il y a eu ma chute et aussi mon problème d'embrayage dans les premiers tours. En Argentine, il y a eu ce qui s'est passé au départ avec le bouton et aussi le problème avec la poignée. Tout ceci mis ensemble m'a empêché de finir beaucoup plus haut, peut-être dans le top 10 lors des deux courses."

"Mais, quoi qu'il en soit, je n'ai pas encore le niveau pour me battre avec Marc par exemple, ni même avec Cal [Crutchlow]. J'ai encore besoin de parcourir plus de kilomètres pour comprendre certaines choses qui me permettront d'être plus rapide sur la moto", admet le pilote majorquin.

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Une chose positive, cependant, avant ce troisième Grand Prix de la saison : il se sent physiquement à nouveau en pleine possession de ses moyens. "Je me sens plutôt bien. Le scaphoïde va mieux et je pense que pour piloter ce ne sera pas un problème. Et ma côte est complètement remise, donc je vais plutôt bien." Cependant, le Majorquin affiche sa prudence : "Cela serait une erreur d’essayer de faire plus qu’on ne le peut, car lorsqu’on le fait avec ces motos et qu’on tombe, ce sont de grosses chutes. Le plus intelligent est, évidemment, d’attaquer en piste, mais de le faire en connaissant ses limites et ce que l’on est capable de faire."

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