Márquez : "Mon objectif, c'était les 25 points"
Le pilote espagnol avait la pression pour bien faire en Allemagne. Un impératif compte tenu de son palmarès sur le Sachsenring, mais aussi de son ancienne position au championnat. Et il n'a pas déçu.
Voilà une victoire qui arrive à point nommé pour Marc Márquez ! Passée la remarquable statistique d'une huitième victoire successive sur le Sachsenring, la cinquième en MotoGP, le pilote espagnol peut en effet se féliciter de clore la première partie du championnat en tête du général grâce à ce succès.
Et malgré l'hégémonie attendue du numéro 93 sur le circuit allemand, le moins que l'on puisse dire est que cette première place a été plus difficile à obtenir qu'il n'y paraît. D'abord en raison du casse-tête qu'a constitué pour le Catalan le choix des pneumatiques. "Durant le week-end, j'ai essayé tous les pneus, et ma grande interrogation découlait du fait que j'étais rapide avec tous les pneus", relate-t-il. "Donc je me suis dis qu'il ne fallait pas faire de choses stupides, choisir le soft et puis en fin de course être en difficulté. Mais au final, j'ai été capable d'être dans un bon rythme."
Après le dilemme des gommes, Il a ensuite fallu contrer les velléités de Dani Pedrosa en début de course, celui-ci ayant pris le dessus sur un Danilo Petrucci bien pataud. Puis surtout faire avec un Jonas Folger qui n'entendait pas faire que de la figuration devant son public, bien au contraire. Márquez a même dû céder le leadership au pilote Tech3 après une manœuvre pleine d'audace de ce dernier dans le virage 12. "Dans mon esprit, je pensais que mon coéquipier serait mon principal rival", explique l'Espagnol. "Puis nous avons débuté la course. J'étais juste en train de contrôler, d'essayer d'économiser les pneus, puis Jonas m'a doublé."
Duel face à Folger
Mais loin de perdre ses moyens face à cette fougue, le pilote Honda a au contraire attendu patiemment que son adversaire fasse une erreur, dans le premier virage, pour reprendre possession de la tête.
Ce n'était pas la fin des ennuis pour autant pour le futur vainqueur, celui-ci se voyant infliger une pression de tous les instants par son adversaire. "J'ai attaqué un peu plus, mais il était toujours là", reprend-il. "Je voyais sur le mur des stands '+0.1' ou '+0.2', alors j'ai commencé à réaliser qu'il serait là jusqu'à la fin. J'ai ralenti un peu car je savais que Dani était très loin."
Une temporisation salvatrice, puisque le triple Champion du monde a pu bénéficier de gommes en meilleur état que celles de Folger en toute fin de course, et se mettre définitivement à l'abri. "Lors des cinq derniers tours, j'ai tout donné, car ce n'était pas une bonne idée d'arriver dans le dernier tour, dans le dernier virage, avec un pilote allemand [si près] sur un circuit allemand."
Le nouveau leader du championnat a donc franchi la ligne d'arrivée avec plus de trois secondes d'avance, et rempli le contrat qu'il s'était fixé en amont de la course. "Honnêtement, ce fut une course difficile. Je savais avant le week-end qu'il s'agissait d'un circuit où je devais attaquer, que mon objectif, c'était les 25 points", rappelle-t-il. "Avant la course, tout était plus ou moins sous contrôle, j'ai choisi les bons pneus, tout était clair. Aux Pays-Bas, c'était un autre objectif. J'essayais de finir sur le podium. Ici, l'objectif c'était la victoire."
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