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Morbidelli : "Deux points après tout ce bordel !"

Après une chute due à un changement soudain de sensations, Franco Morbidelli en a été quitte pour disputer le GP de Malaisie en bagarre avec Marc Márquez avec qui il est remonté dans le peloton.

Franco Morbidelli, Pramac Racing

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Franco Morbidelli a montré le nez de sa Ducati au début de la course de Sepang. Au premier départ, en effet, le pilote italien a réussi à plonger dans le premier virage en troisième position. Il a connu un tout petit peu moins de réussite à la relance, après le drapeau rouge, où il a subi une opposition plus forte de la part de Marc Márquez, qui lui a résisté jusqu'à le pousser à élargir dans ce virage.

Mais c'est six tours plus tard que son Grand Prix a véritablement pris une mauvaise tournure, lorsqu'Enea Bastianini l'a passé. Sa course s'est arrêtée peu de temps après. "J'avais un petit peu moins de rythme que Jorge [Martín], Pecco [Bagnaia] et Marc. J'étais là, à me battre avec Bestia. Mais dès qu'il m'a dépassé, j'ai fait le virage 9 avec lui devant moi et j'ai eu des sensations complètement différentes. J'ai perdu l'avant et j'ai fini par terre", raconte le pilote italien.

Morbidelli a donc été piégé par le même virage que Bagnaia la veille, une portion de la piste qui a même vu un total de six chutes dans les rangs des pilotes MotoGP au cours du week-end et que le pilote Pramac jugeait très piégeux avant de venir grossir cette liste : "C'est un virage dans lequel on freine très à la limite, et puis il y a des irrégularités, l'asphalte n'est pas parfait et on peut très facilement y faire une erreur."

Bien malgré lui, il en a donné la preuve par l'exemple dimanche, et était tout aussi interloqué que son comparse de la VR46 Riders Academy la veille, incapable d'expliquer la cause de sa chute : "Dès que je me suis mis derrière Bestia, mes sensations dans ce virage ont complètement changé, comme le grip à l'avant. Je n'avais pas l'impression d'avoir fait quoi que ce soit d'exagéré mais j'ai perdu l'avant."

Une autre course, en bagarre avec Márquez

En étant tombé dans le même tour que Márquez, Morbidelli s'est retrouvé avec lui en fond de peloton, avec devant lui 13 tours pour tenter de remonter. Et la tâche n'a pas été aisée, même s'il a finalement réussi à passer sous le drapeau à damier en 14e position.

"Après ça, ça a été une [course] très difficile. J'ai pu reprendre la moto, repartir, commencer à revenir. Mais dans ma remontée, je me suis battu avec Marc toute la course, parce qu'il est tombé aussi. Donc c'était très, très difficile. Mais deux points pour tout ce bordel, c'est très positif !"

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L'autre élément que souhaite retenir Morbidelli de ce Grand Prix de Malaisie, c'est sa qualification en quatrième position, fruit d'un changement réussi sur sa Ducati. "On a réussi à faire un pas en avant dans le time attack. J'ai réussi à trouver quelque chose dans les réglages qui me permet d'être un peu plus incisif dans le time attack, et c'est positif."

"En course [sprint], par contre, je ne me suis pas bien senti. Je ne sais pas, je n'arrivais à être rapide et on a eu un rendement auquel on ne s'attendait pas", ajoutait-il samedi, sans véritable explication quant à sa sixième place, à 8"9 du vainqueur de l'épreuve courte. "C'est surtout que je n'étais pas très rapide et je suis resté bloqué dans le groupe, où ça s'est un peu bagarré." Mais Morbidelli n'en perd pas le plaisir de courir : "Ça reste très amusant, c'est toujours la plus belle chose au monde !"

Avec Luca Bartolomeo

VIDÉO - Le résumé du Grand Prix de Malaisie

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