Suzuki pense subir l'absence de référence à suivre pour Iannone

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Suzuki pense subir l'absence de référence à suivre pour Iannone
Par : Léna Buffa
20 juin 2017 à 11:15

Andrea Iannone assume seul le développement de la Suzuki, une situation que son team manager juge compliquée pour un pilote qui doit par ailleurs s'adapter à cette moto qu'il a découverte il y a quelques mois.

Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Davide Brivio, team manager Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Davide Brivio, team manager Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP, avec son casque hommage à Nicky Hayden
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Le reflet de la moto d'Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP
Andrea Iannone, Team Suzuki MotoGP

Davide Brivio, team manager Suzuki, estime que les effectifs réduits de la marque d'Hamamatsu en MotoGP ralentissent la progression de la moto et l'adaptation d'Andrea Iannone. Leader du projet, le pilote italien doit avant tout se faire la main avec une GSX-RR à l'ADN bien différent de la Ducati qu'il pilotait précédemment, le tout en tentant de définir la ligne à suivre pour son développement.

"Je pense que nous souffrons du fait qu'Andrea est finalement seul en tant que pilote. Avant toute chose, nous n'avons pas d'équipe satellite et c'est l'une de nos faiblesses en ce moment. [Et puis] Álex Rins s'est blessé. On peut voir dans toutes les autres équipes, ou chez les autres constructeurs, qu'il y a plusieurs pilotes", pointait le directeur de l'équipe en dressant le bilan lors des tests de Barcelone.

Le fait est que Brivio observe des conditions de travail plus favorables chez cette concurrence aux effectifs plus fournis. "Yamaha est peut-être un peu en difficulté avec la moto de cette saison, mais ils sont pu s'en rendre compte parce qu'ils ont Tech3, qui roule avec la moto de l'année dernière. Ils ont pu faire des comparaisons pour obtenir des informations, sinon ils auraient probablement eu beaucoup plus de difficultés pour le comprendre", suggère-t-il. "Chez Honda, peut-être ont-ils un peu réparti le travail l'année dernière, Cal [Crutchlow] a peut-être testé des choses pour l'équipe officielle. Et puis les pilotes peuvent voir leurs coéquipiers, ils peuvent apprendre certaines choses."

"Si vous prenez la situation de Lorenzo chez Ducati : il progresse, il fait du bon travail, pas à pas, mais il est passé par des moments difficiles. Le fait d'avoir devant soi quelqu'un qui va vite signifie que vous devez comprendre pourquoi et faire mieux. De ce point de vue-là, Andrea [Iannone] est seul, il n'a pas de référence. Pourrait-il y avoir d'autres idées en provenance d'un autre pilote ? Ou bien une motivation en provenance d'un autre pilote, pourquoi pas ? Je pense que nous sommes pénalisés par cela en ce moment."

L'électronique au cœur de l'attention

La situation actuelle est d'autant plus complexe pour Suzuki que les premiers tours de roues d'Andrea Iannone avec la GSX-RR, en novembre dernier, s'étaient révélés prometteurs. "Pour être très honnête, nous ne nous attendions pas à ce que cela prenne beaucoup de temps, d'autant que nous étions très bien partis", rappelle Davide Brivio. Le pilote au numéro 29 avait en effet largement contribué à animer les essais de Valence et son premier bilan était encourageant, en dépit du fait qu'il avait d'emblée cité l'électronique comme l'un des points perfectibles.

"L'électronique est l'un des domaines dans lesquels Andrea sent que nous avons le plus besoin de progresser", reconnaît encore à ce jour le directeur de l'équipe, tout en rappelant que l'expérience de son nouveau pilote s'est forgée avec un système particulièrement affûté : "Il vient d'une moto qui a probablement l'une des électroniques les plus sophistiquées. Il est vrai que nous ne sommes pas encore à ce niveau et nous sommes aussi très jeunes là-dedans, aussi nous avons besoin de récupérer 15 ans d'expérience."

"Mais c'est ce que nous faisons : nous avons un ingénieur supplémentaire en provenance du Japon pour travailler sur l'électronique, nous avons des modifications dans les modes opératoires de l'équipe afin de plus concentrer certaines personnes sur l'électronique. Nous y travaillons et je pense que nous avançons pas à pas", assure le team manager.

Après des essais hivernaux plutôt encourageants, le début du championnat a confronté Suzuki à une situation plus complexe, et après le premier tiers de la saison Iannone pointe du doigt des difficultés qui semblent le poursuivre d'une piste à l'autre, entre un train avant instable au freinage et en entrée de virage et un arrière qui patine à la ré-accélération, deux faiblesses qui viennent ternir le point fort de la GSX-RR, sa vitesse en milieu de virage.

"Bien entendu, les pilotes sont toujours très exigeants, ils voudraient régler le problème demain. C'est juste, c'est leur job de le demander", concède Davide Brivio. "Nous essayons d'y arriver aussi tôt que possible. Je peux vous dire que le département course travaille très, très dur. Je ne sais pas de combien de temps nous avons besoin, combien de temps cela prendra, mais je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas régler cela tôt ou tard."

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Auteur Léna Buffa
Type d'article Actualités