KTM exclut tout lien entre ses problèmes techniques
Dans un week-end qui a vu KTM réaliser de solides performances, les quatre pilotes de la marque ont tous connu des problèmes d'ordre technique. La direction a toutefois précisé que ceux-ci n'étaient pas liés.
Photo de: Gold and Goose Photography / Getty Images
Un malheureux concours de circonstances a vu les quatre pilotes KTM être touchés par des soucis d'ordre technique lors des deux courses de ce week-end à Barcelone.
Le plus impressionnant est bien sûr celui qui a soudainement ralenti Pedro Acosta alors qu'il se trouvait en tête du Grand Prix et voyageait à environ 200 km/h dans la ligne droite de retour. Une perte de vitesse brusque face à laquelle Álex Márquez, dans sa roue, n'a pas eu le temps de réagir, ce qui a provoqué un violent impact entre les deux motos et la chute terrifiante du pilote Gresini.
Avant cela, une autre KTM, celle d'Enea Bastianini, avait dû abandonner à cause d'un souci technique. Et la veille, c'est Maverick Viñales qui était rentré au stand pendant le sprint, lui aussi écarté par un problème lié à sa RC16. Enfin, Brad Binder a dû quitter la grille de départ au moment où devait s'élancer le Grand Prix, dimanche.
Cette accumulation de soucis techniques a pu interroger, néanmoins Aki Ajo, team manager de l'équipe d'usine KTM, a rapidement exclu tout lien. Interrogé par le site officiel du MotoGP pendant le premier drapeau rouge sur la nature de la défaillance technique sur la moto d'Acosta, il a indiqué : "Nous ne le savons pas encore exactement, mais il semble qu'il y ait eu une sorte de problème électronique qui a fait s'arrêter la moto. Mais nous n'avons pas encore d'informations claires à ce sujet."
"Les choses ne semblent pas liées les unes aux autres", a poursuivi le Finlandais. "Pour Brad, cela a été, disons, un problème d'embrayage assez normal, qu'il a peut-être causé en faisant surchauffer l'embrayage dès l'entame du tour de chauffe. Et concernant Enea, cela semble être, disons, un problème mécanique."
Pedro Acosta a mené toutes les phases de la course.
Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images
Binder a par la suite confirmé avoir perdu l'embrayage juste avant le premier départ, ce qui l'a contraint à partir des stands avec sa seconde moto. "J'ai fait mon tour de [chauffe] et quand je suis arrivé sur la grille, j'ai voulu rétrograder mais mon embrayage avait malheureusement cramé. Donc sans embrayage pour rejoindre mon emplacement sur la grille, je n'ai pas pu me mettre au point mort, ni m'arrêter", a-t-il expliqué auprès du site officiel.
Quant à Bastianini, il a décrit une soudaine perte de puissance avec sa KTM, pour ce qui semble être un problème moteur sans cause commune avec ce qu'a vécu Acosta un peu plus tard. L'Italien a toutefois fait savoir qu'il ignorait ce qui était arrivé au pilote de l'équipe d'usine.
Enfin, l'abandon de Viñales samedi a été provoqué par un problème de frein. "Après seulement deux ou trois virages dans le tour de chauffe, j'ai commencé à perdre le frein arrière. De l'huile s'écoulait et, au final, il m'était impossible de garder le pied sur le repose-pied", a-t-il expliqué.
Pourquoi Acosta a-t-il pu reprendre la course après sa panne ?
Après ce Grand Prix très perturbé, beaucoup se sont demandé comment Pedro Acosta avait pu repartir après le drapeau rouge qu'il venait involontairement de provoquer, alors justement que ce problème technique l'aurait contraint à abandonner si la course n'avait pas été suspendue par la chute d'Álex Márquez.
Le fait est que le règlement prévoit qu'en cas d'interruption de la course au-delà des trois premiers tours et avant les deux-tiers de la distance initiale, un nouveau départ doit être donné. Celui-ci part d'une grille établie en fonction de ce qui est considéré comme étant le "résultat" de la première partie de la course, en l'occurrence le classement tel qu'il apparaissait dans le dernier tour complet bouclé par le leader avant d'entamer le tour lors duquel le drapeau rouge a été exposé.
Dans le cas de ce Grand Prix, c'est donc le 11e tour qui faisait foi, puisque l'accrochage Acosta-Márquez a eu lieu dans la 12e boucle. Or, à la fin du 11e tour, Acosta était en tête, ce qui l'autorisait à repartir ensuite, tandis que Bastianini avait déjà abandonné, ce qui l'excluait du restart.
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