Pla : "Deux relais avec les mêmes pneus en GTE, ce n'est pas super fun"

Le pilote toulousain de chez Ford est toujours aussi rapide, en témoignent ses qualifications de samedi. Une pointe de vitesse qui doit désormais s'associer à une vraie gestion des gommes, avec le nouveau règlement.

Pla : "Deux relais avec les mêmes pneus en GTE, ce n'est pas super fun"
Olivier Pla, Ford Chip Ganassi Racing
#66 Ford Chip Ganassi Racing Ford GT: Olivier Pla, Stefan Mücke, Billy Johnson
#66 Ford Chip Ganassi Racing Ford GT: Olivier Pla, Stefan Mücke, Billy Johnson
#66 Ford Chip Ganassi Racing Ford GT: Olivier Pla, Stefan Mücke, Billy Johnson
Olivier Pla, Ford Chip Ganassi Racing
#66 Ford Chip Ganassi Racing Ford GT: Olivier Pla, Stefan Mücke, Billy Johnson
#66 Ford Chip Ganassi Racing Ford GT: Olivier Pla, Stefan Mücke, Billy Johnson
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#66 Ford Chip Ganassi Racing Ford GT: Olivier Pla, Stefan Mücke, Billy Johnson
#66 Ford Chip Ganassi Racing Ford GT: Olivier Pla, Stefan Mücke, Billy Johnson
Olivier Pla, Ford Chip Ganassi Racing

G.N., Spa-Francorchamps - Ford a bien débuté sa saison. Les GT de Dearborn, que ce soit avec Mücke et Pla ou Priaulx et Tincknell, sont dans le coup, en témoigne la victoire des derniers cités lors de la course d'ouverture à Silverstone. En Belgique cependant, les Ford ont été surprises par des Ferrari très performantes. Enfin, surprises est un bien grand mot, comme l'explique Olivier Pla à Motorsport.com : "On s'attendait à ce que les Ferrari soient aussi bien placées, clairement, elles étaient là en fin de saison, très rapides et à Silverstone elles étaient là."

Il ne s'agit pas là d'une question de spécificité du circuit. "Pas forcément, je pense que notre voiture aime les longs virages où elle peut garder de la vitesse. Comme elle n'aime pas les virages serrés comme à Bahreïn." Ici, à Spa, les Ford sont en forme, mais pas question de tirer de conclusions avant Le Mans. "De par le règlement, on roule ici en version chargée en aéro, pas en low downforce comme on devrait le faire au Mans. On récupère d'autres informations pour plus tard, mais pas vraiment pour Le Mans."

Le Toulousain prend néanmoins ses marques avant le temps fort de la saison en WEC, les 24 Heures, et surtout pour la suite de l'année. Laquelle sera marquée par une inconnue, celle des pneus. Comme en LMP1, de quatre trains de pneus en essais libres et six voire huit en qualifications et course, le nombre de trains alloués descend à trois en essais et quatre en course.

C'est vraiment à celui qui va le mieux gérer ses pneus.

Olivier Pla

"Je pense que les pneus vont être la clé pour tous les week-ends de course. Faire deux relais avec les mêmes pneus en GTE, ce n'est pas super fun. C'est vraiment à celui qui va le mieux gérer ses pneus." Un règlement qui attriste le pilote Ford, qui semble regretter le règlement de l'an dernier : "Personnellement, je ne suis pas un grand fan de ça. J'aimais bien l'année dernière, on pouvait attaquer avec un train de pneus par relais sans forcément les gérer. C'est pareil pour tout le monde dans tous les cas."

Néanmoins, ce règlement se veut plus dans l'esprit Endurance, sanctionnant la moindre erreur de pilotage. Sur un week-end, cela peut payer : "Ça limite déjà le nombre de petites erreurs, de crevaisons que tu peux avoir sur un week-end de course. Tu n'as pas le droit de mettre un pneu au carré puisque tu sais que tu auras, en course, un train en l'air. Il faut vraiment faire attention, même en qualifications, sur certains circuits, quand les pistes sont plus abrasives que d'autres. Savoir si on utilise un train ou deux trains. Faut vraiment y penser quand on roule."

Dans le rythme cependant, Pla se montre satisfait. Les pneus travaillent bien avec la GT : "Michelin a beaucoup travaillé là-dessus avec nous cet hiver pour développer des pneus pour notre auto et avoir des pneus. Ce qu'on a vu à Silverstone était satisfaisant, faut continuer."

Trafic plus fluide

L'autre inconnue depuis le début de saison est celle du trafic avec les nouvelles LMP2. Plus rapides en ligne droite comme en virage, ces nouvelles P2 semblent fluidifier le pilotage pour les GT : "C'est beaucoup plus facile de rouler. L'an dernier, autant en qualifs, ils étaient plus vite que nous dans les virages, pas plus dans les vitesses de pointe, on était parfois mieux. Ça n'arrive pas plus vite que les P1, on est habitués."

Il dit aussi que le différentiel dépend surtout du niveau du pilote, les fameux gentlemen drivers : "C'est vrai que ça dépend des pilotes qui sont derrière le volant. Là, les vitesses sont bien plus élevées, après on ne sait pas qui est dans la voiture. On n'est jamais à l'abri de quelqu'un qui va essayer de faire un freinage tardif et forcer le passage. En général ça se passe bien, à Silverstone ce n'était pas catastrophique."

Pour Le Mans, selon lui, "ce sera facile. Après ça dépendra une nouvelle fois de qui pilote. L'année dernière, ça m'est arrivé au Mans de doubler des P2 et de les garder derrière moi pendant tout un relais. Pas parce que je lui fermais la porte, mais parce qu'il ne savait pas comment faire. Ce n'était pas vraiment lui qui conduisait la voiture, mais plus la voiture qui conduisait. Faut dire les choses comme elles sont."

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