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Prodrive envisage un retour en prototype et juge le WEC "très séduisant"

Entreprise à l'origine des Aston Martin DBR9 et Vantage GTE, entre autres, Prodrive s'intéresse à un retour en prototype.

Les 24 Heures du Mans 2026

Photo de : Marc Fleury

Prodrive étudie un retour au plus haut niveau de la compétition en prototype, qualifiant de "très séduisant" le contexte actuel de l'endurance. La société britannique d'ingénierie figure parmi les grands absents de la catégorie Hypercar du WEC, pourtant en plein essor, qui a attiré un nombre sans précédent de constructeurs grâce aux règlements LMH et LMDh.

Si Prodrive reste impliqué en WEC dans la catégorie LMGT3, l'Aston Martin AMR-One de 2011 demeure le dernier prototype conçu par l'entreprise au plus haut niveau. Sans confirmer de projet concret ni de calendrier, le directeur général de Prodrive, David Richards, a révélé que l'entreprise étudiait la possibilité de s'associer à un constructeur afin de viser la victoire au classement général des 24 Heures du Mans.

Interrogé sur ce qui pourrait ramener Prodrive en prototype, le Britannique a déclaré à Motorsport.com : "Évidemment, un partenaire, un constructeur partenaire, et nous avons quelques idées en ce moment. Nous explorons plusieurs pistes, mais c'est assurément très séduisant aujourd'hui."

"Ce que j'apprécie, c'est que le championnat est désormais extrêmement concurrentiel et très populaire. C'est la preuve du succès de l'ACO dans l'élaboration de cette réglementation. Je pense qu'ils ont fait un travail remarquable."

"Et ce que j'aime moins ? Inévitablement, c'est assez coûteux, mais c'est aussi une conséquence de cette popularité. C'est plus cher que je ne l'avais imaginé. C'est simplement lié au niveau de compétitivité de la discipline aujourd'hui. Avec autant de constructeurs compétitifs, tout le monde est venu et, dans ces conditions, les coûts augmentent."

L'Aston Martin AMR-One de Prodrive aux 24 Heures du Mans 2011.

L'Aston Martin AMR-One de Prodrive aux 24 Heures du Mans 2011.

Photo de: Eric Gilbert

David Richards a toutefois averti que le niveau actuel de participation des constructeurs en endurance n'était pas durable, estimant que les catégories Hypercar du WEC et GTP de l'IMSA pourraient à terme connaître les mêmes cycles de croissance puis de déclin que ceux observés par le passé.

Lamborghini s'est déjà retiré du WEC et de l'IMSA, tandis que le programme couronné de succès d'Acura avec l'ARX-06 prendra également fin à l'issue de la saison. Par ailleurs, Porsche a aussi quitté le WEC l'an dernier afin de se concentrer sur son engagement en IMSA. David Richards estime que d'autres constructeurs pourraient finir par s'en aller lorsque les succès deviendront plus difficiles à décrocher.

"Observez ce qui se passe toujours au plus haut niveau du sport automobile avec l'intérêt des constructeurs", a-t-il expliqué. "Les constructeurs se précipitent dès qu'une nouvelle réglementation entre en vigueur, mais si l'on regarde un peu l'histoire et que l'on recherche le nombre moyen de constructeurs engagés dans un championnat au fil des années, on constate qu'il finit toujours par se stabiliser autour de trois."

"Parce que lorsqu'ils sont six ou sept, ceux qui se retrouvent au fond de la grille se disent : 'Nous ne pouvons pas justifier notre présence si nous ne gagnons pas.' Alors ils s'en vont. Puis, une fois qu'il n'en reste plus que deux, trois ou quatre, certains se disent soudain : 'Il y a de nouveau une opportunité de revenir', et de nouveaux constructeurs arrivent. C'est un cycle inévitable, car les constructeurs n'aiment pas perdre. C'est une réalité."

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