Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Comment Antonelli "donne des cheveux blancs" à Wolff et Mercedes

Alors que Kimi Antonelli a flirté avec les limites pour décrocher une nouvelle victoire au Grand Prix d'Espagne, Mercedes semble avoir renoncé à contenir l'exubérance du jeune Italien.

Kimi Antonelli, Mercedes

Photo de : Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images

Demandez plutôt à Peter Bonnington, l'ingénieur de course du pilote Mercedes, qui a endossé son rôle de professeur sévère à Madrid, contraint de rappeler inlassablement au jeune Italien de 20 ans de respecter les limites de la piste.

Après avoir bénéficié d'une voiture de sécurité virtuelle plus tôt dans la course sur un circuit où les dépassements se sont révélés impossibles, Kimi Antonelli n'avait plus qu'à éviter toute erreur jusqu'à l'arrivée, Max Verstappen et Lando Norris s'étant résignés à le suivre jusqu'au drapeau à damier.

Bonnington et Mercedes avaient pourtant déjà eu une belle frayeur plus tôt dans la course, avec ce qui ressemblait presque à un canular lancé par le jeune Italien.

Antonelli : "Vérifie la voiture !"

Bonnington : "Dans quel virage ?"

Antonelli : "Non, je n'ai touché aucun mur, mais la direction semble bizarre... "

Mais à cinq tours de l'arrivée, malgré l'absence de réelle pression derrière lui, Antonelli a bel et bien accroché l'un des nombreux murs en béton qui bordent le difficile circuit du Madring. "J'ai touché le mur à l'entrée du virage 7", a-t-il crié à la radio. 

Lire aussi :

Pourtant toujours en contrôle, Kimi Antonelli a une nouvelle fois flirté dangereusement avec les limites de la piste, au grand désarroi de son père, Marco, et de son directeur d'équipe, Toto Wolff, alors que le jeune pilote ne ménage pas le cœur des deux hommes.

"J'en ai justement parlé avec son père et nous plaisantions : 'Quel idiot !'", a déclaré Wolff à Madrid. "Non, c'est simplement Kimi. Les lignes blanches, nous avons dû lui répéter encore et encore qu'il ne devait pas les franchir. Même à Monza, il est encore allé au-delà des lignes blanches et a mis la voiture en danger. Et c'est pareil avec les limites de la piste."

"À un moment, je lui ai dit : 'Tu ne vois pas depuis la voiture ? Est-ce qu'on doit t'asseoir suffisamment haut pour que tu puisses éviter ces histoires de limites de piste ?' Nous en avons ri."

"Et aujourd'hui, à six tours de l'arrivée ou je ne sais plus exactement combien, il nous dit : 'Vérifie la voiture, je viens de frôler le mur'. Quoi ?! Il va nous donner des cheveux blancs. Mais peut-être qu'il est simplement comme ça, et peut-être que c'est justement ce qui le rend si rapide."

"Il fallait encore qu'il touche le mur parce qu'il veut aller vite. Parfois, pour moi, il est un peu trop détendu."

Kimi Antonelli ne ménage pas les petits cœurs de son père et de Toto Wolff.

Kimi Antonelli ne ménage pas les petits cœurs de son père et de Toto Wolff.

Photo de: Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images

Cette approche "à fond" d'Antonelli semble être un trait de caractère avec lequel Wolff et Mercedes vont devoir composer pour le moment, du moins jusqu'au jour où cela finira par mal tourner. Mais ce jour pourrait-il arriver lorsque le jeune Italien commencera à penser au gros lot qui l'attend au bout du chemin, alors qu'il file vers un premier titre mondial ?

Wolff assure que ce ne sera pas le cas, malgré le fait qu'Antonelli soit de loin le plus jeune pilote à s'être retrouvé dans cette position : "Je vous promets qu'il n'y pense pas. La manière dont ce gamin est capable de compartimenter les choses, d'être le jeune de son âge puis de monter dans la voiture et de devenir un pilote mature..."

"Si Kimi se dit : 'Je ne pense pas au championnat', alors il ne pense pas au championnat. Nous essayons également, ses parents et moi, et l'équipe lui dit : 'Vous savez, ce n'est pas terminé'."

"Il y a des événements imprévisibles. Ils peuvent survenir et vous faire perdre quelque chose que vous pensiez impossible à perdre. Alors il n'y pensera pas. Nous sommes trop adultes et trop matures pour ça. Nous pensons aux pires scénarios. Lui n'y pense pas."

Un entourage pour garder les pieds sur terre

Fort des leçons tirées d'une première saison 2025 compliquée, Kimi Antonelli estime avoir le bon entourage pour l'accompagner jusqu'à l'arrivée, que celle-ci soit à Abu Dhabi ou lors d'un éventuel Grand Prix improvisé à domicile à Imola, près de sa ville natale de Bologne.

"J'ai de la chance d'avoir de très bonnes personnes autour de moi", a expliqué Antonelli. "J'ai une équipe incroyable qui me soutient, une famille formidable. Mon père, surtout, est celui qui me garde les pieds sur terre. Notamment lorsqu'il voit que je risque de perdre un peu le fil, il n'hésite pas à me remettre à ma place ou simplement à me rappeler à la réalité."

"De mon côté, comme je l'ai dit à plusieurs reprises, j'essaie simplement de faire de mon mieux à chaque course, de vraiment piloter aussi vite que possible chaque fois que je monte dans la voiture. Ensuite, nous verrons où nous finirons à la fin de l'année. Mais je ne veux surtout pas compliquer les choses ou piloter en pensant au championnat ou aux résultats. Je veux simplement piloter et faire de mon mieux."

Piloter aussi vite que possible en permanence semble effectivement fonctionner pour Antonelli en ce moment. Du moins, pour son équipe, presque jusqu'à l'excès.

Lire aussi :
Article précédent Le programme du Grand Prix d'Azerbaïdjan F1 2026 : dates, horaires et infos
Article suivant Red Bull admet que le mystérieux problème de Verstappen ne sera pas corrigé avant 2027

Meilleurs commentaires

Dernières actus