Loeb ne gagnera pas le Dakar : "De toute façon, on a tout cassé"
Sébastien Loeb n'est plus en lice pour la victoire finale sur le Dakar, après avoir perdu plus d'une heure lors de l'avant-dernière étape. Mais le Français raconte une journée qui, finalement, démontre que l'espoir de reprendre du temps à Carlos Sainz était infime.
Malgré la "journée pourrie" de la veille, Sébastien Loeb savait que le pire l'attendait peut-être sur la 11e étape du Dakar, ce jeudi. Et s'il ne s'était pas trompé quant au risque de multiplier les crevaisons sur ce terrain cassant, le Français a en fait perdu toute chance de menacer Carlos Sainz dès la première centaine de kilomètres.
"Il y avait une pierre derrière un sommet, mais on ne voit pas, donc boum, ça tape, sans avoir vu quoi, mais ça a tordu le triangle", raconte le pilote Prodrive, qui s'est retrouvé immobilisé avec son copilote Fabian Lurquin. Le duo s'est imaginé contraint à l'abandon, avant d'être dépanné par un concurrent privé roulant avec un Hunter.
"On est resté au bord de la route pendant une bonne heure", poursuit Sébastien Loeb. "Et finalement, il y a notre équipier chinois [Zi Yungang] avec le Hunter qui, lui, avait la pièce. On a pu changer, on a pu réparer, on est reparti."
"On pensait déjà ne même pas repartir. On pensait attendre le camion, sortir de la spéciale et rentrer. Par chance le pilote chinois avait la pièce, donc on s'est dit qu'on allait essayer de finir quand même. Et finalement on est là, avec une voiture en piteux état, mais on est arrivé au bout."
On a crevé, crevé, crevé...
Loeb et Lurquin ont accumulé trop d'ennuis pour espérer l'emporter.
C'est avec 1h28 de retard sur le vainqueur du jour Guerlain Chicherit que Sébastien Loeb a réussi à regagner l'arrivée. S'il a perdu sa deuxième position au classement général, il a ainsi pu sauver sa place sur le podium, mais au prix d'une suite d'étape galère elle aussi. Car le Hunter est arrivé avec trois roues à plat...
"Même si on roulait lentement, on a eu des crevaisons", déplore Sébastien Loeb en décrivant une suite d'événements qui laissera finalement peu de place aux regrets, tant la mission paraissait impossible même sans la mésaventure du triangle cassé : "C'était une journée vraiment difficile pour les pneus. On a crevé, crevé, crevé. On a fini en changeant de roue crevée en roue crevée pour réussir à aller au bout."
Au lendemain d'une 10e étape qui avait provoqué un agacement particulièrement visible quant au niveau de préparation de son matériel, l'Alsacien dresse un bilan sans appel : "De toute façon, on a tout cassé. On a crevé toutes les roues qu'on avait. Il y en a beaucoup d'autres qui ont tapé [au même endroit], mais l'Audi a juste crevé, et les Toyota aussi. Bon... On fera des triangles plus solides la prochaine fois."
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