Peterhansel tient malgré "un peu de déchet, un peu d'erreurs"

Leader du Dakar mais encore dans l'attente d'une première victoire d'étape, Stéphane Peterhansel sait qu'il peut corriger des petits détails pour être encore mieux armé face à un Nasser Al-Attiyah très offensif.

Peterhansel tient malgré "un peu de déchet, un peu d'erreurs"

Il s'est emparé des commandes du Dakar 2021 hier, il ne les a pas lâchées aujourd'hui. Stéphane Peterhansel n'a pourtant pas été le plus rapide lors de la troisième étape, battu par un Nasser Al-Attiyah qui a enclenché le mode attaque. Néanmoins, dans ce long marathon du désert, le recordman des victoires se satisfait d'avoir réalisé un bon début de rallye et mise sur des petites erreurs de sa part à gommer pour monter davantage en puissance. Car il n'a pas encore remporté d'étape sur cette édition.

Ce mardi, dans la boucle tracée autour de Wadi Ad-Dawasir, Peterhansel a commencé sa journée par une frayeur, ponctuée d'une crevaison et d'un changement de roue. La suite s'est en revanche déroulée sans accroc et l'entente avec son nouveau copilote, Edouard Boulanger, a permis de signer un sans-faute en navigation pour limiter la perte à quatre minutes sur Al-Attiyah.

"C'était assez varié en fait, entre les dunes, les vrais passages de trial, le hors-piste rapide, les canyons…", décrit Peterhansel. "Pour nous ça n'a pas très bien commencé car la première partie qui était annoncée vraiment trialisante au kilomètre 17, en descendant une marche, derrière il y avait un énorme bloc de pierre. On a crevé directement. Ce n'était pas un bon début, ça ne met pas en confiance pour la suite. Par contre, on a fait une très bonne navigation. Carlos nous avait rattrapés, on le suivait, et il s'est perdu, nous on a pris tout de suite la bonne piste, et je pense que c'est à cet endroit-là que Carlos a galéré, alors que nous tout s'est enchaîné super bien en navigation. Ce n'est pas une mauvaise spéciale."

Lire aussi :

Peterhansel dresse un bilan plutôt positif de ses premiers jours sur ce Dakar avec Mini, mais il sait que la concurrence ne lui laissera aucun répit. Aujourd'hui, Carlos Sainz a été distancé et a laissé filer une demi-heure en se perdant, mais cette mésaventure guette n'importe quel concurrent tandis que le rythme de course en lui-même reste élevé.

"Avec Nasser il ne faut jamais rien lâcher", prévient-il. "À la vitesse où il roule, si ça passe il est super rapide, donc il faut forcément prendre des risques pour rester à son contact. Mais pour nous c'est une bonne entame de rallye. Déjà je suis content avec la voiture, je suis content avec Édouard, mon copilote. Il y a un peu de déchet, un peu d'erreurs de ma part, mais on n'est pas mal."

Al-Attiyah a deux étapes clés en tête

#301 Toyota Gazoo Racing: Nasser Al-Attiyah, Matthieu Baumel

Nasser Al-Attiyah, justement, continue de dérouler un plan établi en amont et qu'il espère payant sur la durée. Après avoir repris du temps sur les deux étapes de ce début de semaine, le Qatari admet qu'il va devoir réfléchir à la stratégie qu'il appliquera mercredi. Car il a coché les rendez-vous de jeudi et vendredi dans l'espoir d'y faire la différence sur ses rivaux.

"Demain nous ouvrirons à nouveau la route", rappelle-t-il. "Sur le papier, la quatrième étape devrait comporter plus de pistes rapides et ça devrait être plus simple en navigation. Nous voulons finir en bonne position pour attaquer deux étapes clés de ce Dakar 2021 : la cinquième et la sixième. Nous devons comprendre quelle stratégie adopter. Le Dakar est une longue course. Il y a des jours où tout fonctionne bien comme aujourd'hui. J'étais à l'aise avec mon rythme. Ouvrir la route sans avoir la trace des autres a finalement été un avantage, car nous étions pleinement concentrés sur nous-mêmes et nous étions en confiance."

"Après les bonnes sensations d'hier avec la voiture et le terrain, l'idée aujourd'hui était d'essayer de gagner le plus de temps possible. Nous avons attaqué dès le début et j'étais très content de mon rythme. On ne peut pas vraiment attaquer jusqu'à la limite, car quand on ouvre la route, c'est facile de faire une erreur. La clé pour gagner est de comprendre quand on peut attaquer et quand on doit gérer par rapport au terrain."

"Ce n'était pas une journée facile. Il y avait beaucoup de vent donc on ne pouvait pas voir la trace des motos, mais j'ai fait confiance à Matthieu, mon copilote. Il a fait un excellent travail de navigation. Le terrain était varié mais il y avait aussi des dunes, donc la priorité était de ne pas rester coincé. Nous avons utilisé notre expérience et notre intuition."

Le point sur le Dakar

  Pilote Auto Temps
1 France S. Peterhansel Mini 10h39'02
2 Qatar N. Al-Attiyah Toyota +5'09
3 France M. Serradori Century +26'21

partages
commentaires
Autos, Étape 3 - Al-Attiyah insiste, coup dur pour Sainz
Article précédent

Autos, Étape 3 - Al-Attiyah insiste, coup dur pour Sainz

Article suivant

Quelle erreur Sainz a-t-il commise pour se perdre ?

Quelle erreur Sainz a-t-il commise pour se perdre ?
Charger les commentaires