Peterhansel avait "pris un vrai coup au moral d'entrée de jeu"
Vainqueur de la deuxième étape du Dakar 2024, Stéphane Peterhansel admet avoir d'abord dû digérer une première journée très compliquée moralement.
Dimanche sur le Dakar, Stéphane Peterhansel et Édouard Boulanger se sont remis la tête à l'endroit. Car on peut être recordman absolu de victoires au général sur l'épreuve et tout remettre en question le soir-même d'une première étape. Samedi, le duo d'Audi Sport avait mordu la poussière, ou plutôt fait une indigestion de cailloux... au point de perdre plus d'une demi-heure après avoir ouvert la route.
"Hier on a pris un vrai coup au moral, parce que perdre 32 minutes d'entrée de jeu sur la première étape...", confie Stéphane Peterhansel. "Il y a eu deux crevaisons, c'est sûr, mais ça veut dire que je n'ai pas su rouler dans les cailloux. C'est sûr qu'il y avait des circonstances : on était la première voiture, on nettoyait..."
"Hier, quand on a regardé le classement, on a regardé l'ordre de départ de ceux qui ont terminé 1er, 2e, 3e, et on n'a jamais vu ça en fait, c'était 60e, 58e, 48 : ça veut dire que les gars qui ont fait le top 10 étaient partis au-delà de la 40e place, ce qu'on n'a jamais vu. Normalement, c'est toujours dans les dix premiers au départ que l'on retrouve les premiers à l'arrivée. C'était vraiment une étape spéciale hier et nous, on a tout fait à l'envers. C'est pour ça que c'est un peu désolant."
Ce n'était pas très difficile de faire mieux qu'hier.
Touché mais pas coulé, "Peter" est reparti au charbon dans la deuxième étape. À l'instar d'un Sébastien Loeb, avec qui il a ferraillé 400 km durant, le Français a retrouvé le plaisir au volant mais aussi l'efficacité, s'adjugeant le scratch pour 29 secondes.
"Dans tous les cas, ce n'était pas très difficile de faire mieux qu'hier", admet-il. "Hier c'était vraiment une catastrophe. Aujourd'hui, au moins, on fait un beau temps. Et puis surtout, on prend un peu de plaisir à rouler. Les pistes sont plutôt sympas, il y avait un peu de dunes le matin, ça nous remet tout de suite un peu dans le bain du sable. Pas de crevaison, pas beaucoup d'erreurs de navigation, des petites erreurs mais pas grand-chose. C'est une bonne étape."
Stéphane Peterhansel a remporté la 2e étape.
Et voilà "Monsieur Dakar" relancé, intégrant le top 10 au général, à 13 minutes de son coéquipier et nouveau leader, Carlos Sainz. Cerise sur le gâteau, il a décroché la 50e victoire d'étape de sa carrière dans la catégorie Autos, autant qu'un certain Ari Vatanen.
"J'ai un peu arrêté de compter le nombre de participations ; pour les étapes, je savais que j'étais en bagarre avec Vatanen, mais je ne savais plus si j'étais déjà devant, derrière ou à égalité", avoue-t-il. "Revenir au même niveau que lui, c'est toujours sympa. Je pense qu'à l'époque où il roulait, il était dans le team qui atomisait tout le monde, le Dakar durait trois semaines, il y avait plus de jours de course. Mais bon, en tout cas à l'époque où il était là il a enquillé des victoires, donc c'est bien. Et j'ai encore une chance de le battre alors !"
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