Ayrton Senna, un perfectionniste en quête de victoire

Dix-neuf ans après la tragique disparition d’Ayrton Senna, beaucoup débattent encore afin de savoir si le Brésilien était le meilleur pilote de l’Histoire de la Formule 1

Dix-neuf ans après la tragique disparition d’Ayrton Senna, beaucoup débattent encore afin de savoir si le Brésilien était le meilleur pilote de l’Histoire de la Formule 1. Chacun a son avis à ce sujet, mais personne ne niera que Magic Senna avait un souci de la perfection, un besoin permanant de progresser et une soif de vaincre hors du commun.

Senna était notamment connu pour être extrêmement sensible au comportement de sa monoplace et aux réglages à y apporter. Il sentait chaque défaut de sa voiture, et le faisait savoir à son équipe. Cette grande sensibilité s’illustre parfaitement par une anecdote datant de l’époque à laquelle il pilotait chez Lotus. Pour aller chercher un temps en qualifications, le Pauliste exigeait de bénéficier de plaquettes de frein neuves, mais un jour, par souci d’économie, son ingénieur Gérard Ducarouge fit installer trois plaquettes neuves et une quatrième ayant seulement fait quelques boucles. Dès son premier tour, Senna rentra à son stand et fit remarquer à son équipe qu’une plaquette n’était pas neuve, ce qui laissa Ducarouge bouche bée.

En novembre 1990, après avoir décroché sa seconde couronne mondiale à la faveur d’un accrochage ayant fait polémique avec la Ferrari d’Alain Prost, Senna se confiait au journaliste britannique Joe Saward. Ce dernier questionna le pilote McLaren afin de savoir s’il pensait avoir atteint le sommet de sa performance. "J’espère que non, mais seul le temps nous le dira. Quoi que je fasse, je veux le faire bien, le faire comme un perfectionniste. J’ai déjà remporté deux championnats, mais je pense que je peux encore apprendre et m’améliorer. J’ai le temps, la santé et le bon environnement pour cela. Je suis sûr que je peux être encore plus compétitif l’année prochaine", expliquait le Brésilien.

"Depuis le mois de juin, j’ai effectué des essais chaque semaine, jusqu’au Japon, et je ne suis pas rentré chez moi", poursuivait Senna, véritable bourreau de travail qu’il était. Malgré le fait que son métier le fatiguait, il ne comptait pas se retirer de sitôt, expliquant cette faim de succès par la sensation que lui procurait la conduite. "Ce frisson que je ressens en pilotant et en me battant pour la victoire me fait aller de l’avant. Aussi longtemps que je l’aurai, je continuerai à courir. Faire ce métier, à un tel niveau, est quelque chose de très stressant, et nous perdons certainement quelques années de vie en faisant cela. Mais tant que j’aurai le sentiment de pouvoir m’améliorer, je continuerai", concluait à l’époque Senna, qui décrochait son troisième et dernier titre un an plus tard.

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Séries Formule 1
Pilotes Alain Prost , Ayrton Senna
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Type d'article Actualités