Prost : "Pas si facile" pour Hamilton chez Ferrari
Alain Prost avoue se poser beaucoup de questions quant à la collaboration entre Lewis Hamilton et Ferrari la saison prochaine.
Pas forcément si surpris par le choix de Lewis Hamilton de rejoindre Ferrari en 2025, Alain Prost admet en revanche se poser de nombreuses questions quant au succès de cette alliance inédite. Le Français ne cache pas la curiosité qui le pique, s'interrogeant sur la validité de ce choix, tant pour le septuple Champion du monde que pour la Scuderia.
"Je peux comprendre sa décision, parce que lorsque tu es dans une écurie comme Mercedes, avec qui tu n'as pas gagné de Grand Prix depuis deux ans et qui a du mal à revenir aux avant-postes, à son âge, il se dit 'OK, pourquoi ne pas essayer quelque chose de différent ?'", explique Alain Prost dans les colonnes de Sports Illustrated. "Je ne suis pas sûr qu'il ait eu la possibilité d'aller chez Red Bull, en tout cas pas avec Max [Verstappen], c'est certain, ce n'est pas possible."
"Après, il y avait Ferrari, surtout avec le changement de réglementation en 2026. Ça ne laisse qu'une année, en 2025, pour s'installer dans l'équipe. Après 2026, il aura 42 ans, peut-être même 43, donc ce sera une autre histoire. Mais je peux comprendre qu'il ne veuille pas arrêter de courir. La question est de savoir si c'est une bonne décision. Est-ce que ce sera un bon choix ? Et on peut aussi se poser la question pour Ferrari."
Selon Alain Prost, les critères qui définiront la réussite ou l'échec de la collaboration entre Lewis Hamilton et Ferrari sont multiples et il ne faut surtout pas les sous-estimer.
"C'est bien pour la F1, parce que tout le monde va regarder ça", admet-il. "On peut avoir une idée de ce que ça va être, mais cette perception que l'on peut avoir aujourd'hui sera différente l'année prochaine au même stade, parce qu'il aura un an de plus. Retrouvera-t-il sa motivation chez Ferrari ?".
"C'est possible, parce que si c'est une courte période, peut-être un an seulement, et que Ferrari va bien, je pense qu'il pourrait retrouver sa motivation. Les relations avec Charles [Leclerc], mais aussi l'ambiance chez Ferrari, c'est également [important]. Il a passé tellement de temps avec une équipe anglaise, chez Mercedes, avec une manière de travailler, et il va dans une écurie italienne, avec surtout une pression différente, une manière de penser différente, sous la pression des médias. Je pense que ce n'est pas si facile."
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