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Le pari était risqué. Il y a un an, Kamui Kobayashi abandonnait son partenariat avec Ferrari, en endurance, pour poursuivre son rêve de Formule 1 chez Caterham. Aujourd’hui, au sujet du Japonais, on pourrait paraphraser une célèbre pièce de Molière : "Que diable allait-il faire dans cette galère ?"

Au début de l’année, cependant, le choix de Kobayashi ne paraissait pas forcément illogique, mais la CT05 s’est avérée la monture la moins véloce du plateau. Kobayashi a néanmoins fait honneur à sa réputation de pilote rapide en dominant sans merci son coéquipier Marcus Ericsson, lui infligeant notamment un 10-4 en qualifications. Le pilote japonais s’est particulièrement distingué sur un tour, puisqu’il est parvenu à passer en Q2 en Australie et qu’il a devancé la Marussia de Max Chilton, censée être plus rapide, à onze reprises en quinze séances de qualifications !

Le schéma était similaire en course : lors de la plupart des épreuves où Kobayashi a franchi le drapeau à damier, il a devancé le Britannique et même occasionnellement Jules Bianchi. Il n’a été battu par Ericsson que deux fois : à Monaco, lorsque Bianchi avait endommagé sa CT05 dans une manœuvre de dépassement musclée, et à Suzuka, où il n'a simplement pas été assez performant. Lors du dernier Grand Prix de la saison, Kobayashi s’est évidemment montré meilleur que le débutant Will Stevens, mais a été contraint à l’abandon : tout un symbole après une saison aussi décevante.

Kobayashi s’est classé vingt-deuxième du championnat du monde 2014 de Formule 1, lanterne rouge si l’on excepte les intérimaires que furent Lotterer et Stevens. Cela peut paraître injuste, car le Japonais a fait preuve d’un niveau de performance certain tout au long de la saison, et ce, malgré des circonstances difficiles à la fin de l’année - les nouveaux propriétaires de l'écurie faisaient leur possible pour placer Roberto Merhi dans son baquet, sans succès. Malheureusement pour lui, Kobayashi ne sera pas en Formule 1 l’an prochain. Il est même possible que la décision prise au mois de janvier ait, en réalité, mis un coup d’arrêt à sa carrière en sport automobile.

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