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Briatore vise le titre F1 en 2027 avec Alpine

Expliquant avoir offert ses services pour "redorer l'image" de l'écurie Alpine, Flavio Briatore défend les décisions prises depuis son arrivée en tant que conseiller exécutif de Luca de Meo, estimant qu'elles ont déjà commencé à porter leurs fruits.

Pierre Gasly, Alpine A524

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Dans un entretien accordé au journal Le Parisien, Flavio Briatore est revenu sur les premiers mois depuis son retour aux affaires du côté d'Enstone, justifiant la décision de mettre fin au programme moteur de Renault tout en arguant que les décisions prises jusqu'ici ont déjà commencé à porter leurs fruits.

S'il est bien une écurie qui aura fait les choux gras des médias durant la saison 2024, c'est bien Alpine. Outre les difficultés sportives, internes et les affrontement trop poussés entre ses pilotes, l'équipe aura vu le retour au premier plan de Flavio Briatore, 15 ans après le scandale du Crashgate, ainsi que la fin retentissante du programme moteur 2026 de Renault.

Concernant le pourquoi de son retour, l'Italien déclare : "Et pourquoi pas ? Je fréquentais déjà le paddock en tant qu'ambassadeur F1 et j'avais envie de m'engager davantage. J'avais l'énergie et le temps, depuis que mon fils est parti au collège. Au début de la saison, Alpine n'était pas au niveau. J'ai appelé Luca de Meo. Je lui ai dit : 'Ça me fait mal de voir mon équipe de cœur dans cet état'. On a commencé à discuter pour voir ce qu'on pouvait faire. La Formule 1 m'a tellement donné. Je voulais offrir mes services pour redorer l'image de l'écurie, la remettre à la place qui est la sienne. Je veux qu'Alpine redevienne un vrai acteur de la F1."

Flavio Briatore en discussion avec Oliver Oakes et une employée d'Alpine.

Flavio Briatore en discussion avec Oliver Oakes et une employée d'Alpine.

Photo de: Erik Junius

La question de l'image en fera sans doute sourire certains puisque ce qui a, entre autres, précipité le départ de l'écurie Renault à la fin des années 2000 fut la tricherie volontaire dont Briatore était le principal instigateur et qui a débouché sur la victoire de Fernando Alonso lors du GP de Singapour 2008. Peu de fans ou observateurs ont eu la mémoire courte sur ce sujet, mais Briatore de botter plus ou moins en touche quand cette question est évoquée.

"Ce qui compte toujours en F1, ce sont les résultats. Je veux être jugé sur mes résultats. Je suis revenu en Formule 1 pour gagner. Je ne suis pas venu ici pour faire le touriste. Le tour de monde, je l'ai déjà fait 20 fois. Ce n'est pas ce qui m'amuse. Ce qui m'excite, c'est de voir mon équipe gagner le championnat ou batailler pour."

Sa méthode pour faire retrouver à Enstone - qui fut le siège de ses succès à l'époque de Benetton dans les années 1990 et de Renault dans les années 2000 - sa superbe ? Revenir à ce qui avait marché chez Benetton, justement. "Je suis arrivé en juin. On avait deux points au championnat. J'ai commencé à mettre en place la même chose que j'ai faite à Benetton il y a trente ans, c'est tout."

"La F1 s'est améliorée entretemps, on va dans des pays différents, le marché s'est agrandi. Mais la compétition entre les écuries reste la même. Rien n'a changé. On s'est focalisé à nouveau sur l'esprit d'équipe. On a changé de team principal avec Oliver Oakes. On a aussi signé la charte avec Mercedes pour pouvoir utiliser leur moteur. C'est ce qui peut nous permettre de revenir au plus haut niveau."

Même s'il souligne que le "mariage" avec l'usine moteur de Viry-Châtillon durera encore une année l'an prochain, il estime que le temps était venu de passer à autre chose : "On a eu un super rapport avec eux. On respecte beaucoup leur travail. Moi, Viry, j'ai gagné plusieurs titres, six championnats du monde avec eux. Je n'oublierai jamais ça. À l'époque, j'étais à Viry un jour sur deux. L'histoire de Viry est une histoire de succès et de championnats gagnés. Mais il fallait changer !"

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Le changement se lit aussi du côté d'Enstone où de nombreux salariés ont dû quitter l'écurie. Là encore, un choix assumé : "En F1, je ne pense pas que la quantité soit synonyme de qualité. J'ai essayé de changer ça. Je ne m'amuse pas à réduire les effectifs en claquant des doigts. Viry n'est pas la seule usine concernée. On a réduit les effectifs aussi à Enstone, du côté anglais. En contrepartie, on a signé des gens avec beaucoup d'expérience en F1. Des personnes vont arriver d'ici peu. Mon mandat, c'est de construire une écurie compétitive. Je suis en train de le faire."

"Aujourd'hui, nos objectifs sont clairs : toujours faire mieux", explique-t-il avant de se montrer plus précis et d'établir des échéances sur trois ans. "En 2024, on a terminé sixième. C'est une excellente nouvelle car cela nous rapporte beaucoup plus d'argent qu'une neuvième place. La saison prochaine, on doit terminer cinquième au classement constructeurs devant Aston Martin. En 2026, on doit viser des podiums et des victoires. Et en 2027, le titre."

Atteindre le titre en 2027 semble pour l'heure un objectif pour le moins ambitieux. "Pour l'instant, on est sur les bons rails", assure toutefois Briatore. "On n'a pas simplement corrigé les erreurs pour 2024, on a déjà développé la monoplace pour 2025. On a amélioré la voiture d'une demi-seconde par tour quasiment. Pour l'avenir, on a un groupe de travail entièrement dédié sur la monoplace 2026 avec les futurs changements de réglementation. Les salariés se mettent enfin à croire à notre projet : jouer le championnat du monde dans trois ans."

"Je n'ai aucun doute sur le fait que nous aurons des résultats. Zéro doute. Nous avons tout pour réussir. Le soutien du groupe Renault, le moteur, des salariés motivés… Je connais suffisamment la F1 pour reconnaître une équipe qui va fonctionner."

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