Buemi revient sur son travail dans le simulateur Red Bull
Lors du dernier week-end de course à Monaco, le rôle précieux joué par Sebastien Buemi a été mis en avant chez Red Bull Racing

Lors du dernier week-end de course à Monaco, le rôle précieux joué par Sebastien Buemi a été mis en avant chez Red Bull Racing.
Pilote de réserve et de développement de l’équipe championne du monde, le Suisse avait grandement contribué aux progrès affichés par la RB9 entre les premiers essais libres et les qualifications.
En alignant les tours dans le simulateur, il avait ainsi fourni un retour précieux aux ingénieurs et pilotes de l’écurie, en testant notamment un nouvel aileron avant.
Buemi est revenu sur son rôle décisif, qu’il tient toutefois à relativiser en expliquant qu’il effectue le même travail sur chaque course, et qu’il ne s’agissait ni d’un exploit, ni d’un évènement rare à Monaco.
"J’ai beaucoup roulé dans le simulateur le jeudi et le vendredi. On le fait à chaque fois, mais je ne sais pas pourquoi cette fois c’est vraiment sorti dans la presse", s’étonne Buemi, interrogé par ToileF1.
"C’est juste qu’on a beaucoup amélioré la voiture le jeudi à la fin des essais et le samedi matin, donc on en a beaucoup parlé après, mais on le fait à chaque fois. La voiture était beaucoup plus compétitive et ça prouve qu’on a raison d’investir et de continuer d’en faire un maximum avec ce simulateur car ça porte ses fruits."
Avec la limitation des essais privés, le simulateur est devenu un élément-clé pour les équipes, si ce n’est majeur. Pilote de réserve de Red Bull depuis deux saisons, après une expérience en Grand Prix chez Toro Rosso auparavant, Buemi évoque son travail au quotidien à Milton Keynes.
"Il y a des périodes ou je suis plus ou moins dedans, ça dépend des évolutions, mais en général je le fais tous les jeudi et vendredi de chaque Grand Prix européen. Le vendredi soir je vais sur le circuit au cas où, car s’il arrive quelque chose le samedi matin il faut que je sois là. Parfois je fais trois jours d’affilée, parfois pendant une semaine et demie je n’y retourne pas, mais en général on peut dire que c’est toutes les semaines."
"Comme on ne peut plus faire de tests il faut trouver une autre solution. De notre point de vue c’est le simulateur, on l’utilise comme on utiliserait une journée d’essais. On a un programme technique qui est prêt et on fait ça de la même manière. Le seul avantage, c’est de faire plus de tours car les changements prennent moins de temps. Quand un setup est prêt il suffit de le mettre dans le software [ndlr : Logiciel] et le simulateur est prêt. On peut tout le temps rouler, dans les mêmes conditions si on le souhaite. Mais ce n’est pas facile de simuler une dégradation [des pneus]."
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