Ferrari - Arrivabene ne relâche pas la pression

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Ferrari - Arrivabene ne relâche pas la pression
Par : Jean-Philippe Vennin
9 juin 2015 à 16:30

Kimi Raikkonen, Ferrari SF15-T
Maurizio Arrivabene, Ferrari Team Principal
Kimi Raikkonen, Ferrari SF15-T
Sebastian Vettel, Ferrari avec Maurizio Arrivabene, Ferrari, sur la grille
Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari, Fernando Alonso, McLaren Honda
Sebastian Vettel, Ferrari avec Maurizio Arrivabene, Ferrari, sur la grille
Kimi Raikkonen, Ferrari SF15-T, s'arrête au stand

En dépit de ceux obtenus pour sa 4e place, certains auront vite fait de penser que Kimi Raikkonen n’a peut-être pas marqué de points auprès de son patron, Maurizio Arrivabene, au GP du Canada.

Suite au tête-à-queue qui a coûté selon toute probabilité la 3e place au Champion du Monde 2007 au profit de Valtteri Bottas, le Directeur de la Scuderia, tout en affirmant ne pas vouloir trop en dire, n’a pas mâché ses mots après l’arrivée.

Je ferais mieux de ne pas dire ce que je pense sur le coup,” s’est-il emporté au micro de la chaîne de télévision Sky Italia, pour ajouter aussitôt : “Nous avons gâché un podium, voilà la vérité. Il n’y a aucune excuse.” Et encore : “Faire juste un podium peut paraître ennuyeux, mais ne pas être sur le podium, c’est pire.”

Mauvaise cartographie moteur ?

Difficile cependant de savoir avec certitude dans quelle mesure Arrivabene, qui a parlé de “négligence contributive,” rendait son pilote (actuellement en pleine phase de négociation pour le prolongement de son contrat au-delà de 2015) responsable du tête-à-queue en question. Le Finlandais, auquel il avait apparemment demandé de hausser non niveau de jeu en qualification, a en effet évoqué “quelque chose d’anormal” ayant provoqué sa pirouette à l’épingle : un mauvais réglage de cartographie du moteur, selon lui.

Aucune excuse,” a répété Arrivabene. “Je m’attendais à ce que nous soyons meilleurs avec l’évolution apportée ici, au lieu de quoi nous sommes plus loin qu’avant,” a-t-il ajouté aussitôt, faisant référence aux près de 30 chevaux supplémentaires dont l’équipe Ferrari était supposée disposer à Montréal.

La colère d’Arrivabene était sans doute décuplée par la présence du président de Ferrari, Sergio Marchionne, au Canada. Et ce tête-à-queue faisait d’autant plus désordre qu’il venait s’ajouter aux déboires de Sebastian Vettel, contraint de s’élancer du fond de grille après un problème technique et une pénalité.

Pas de pilote numéro un

À ce sujet, Maurizio Arrivabene a pris soin de rappeler qu’il n’y avait pas de pilote n°1 chez Ferrari. “Nous l’avons dit clairement avant le début de saison: nos pilotes peuvent courir librement,” a-t-il rappelé. D’ailleurs, même si Räikkönen ne précédait finalement Vettel que de quelques secondes dans les derniers tours au Canada, le patron assure n’avoir à aucun moment envisagé de demander au Finlandais de s’effacer.

Il faut garder les pieds sur terre,” a-t-il déclaré un peu plus tard. “Notre objectif n’a pas changé. Nous avions dit qu’avec deux victoires cette année, nous serions satisfaits. Il nous faut simplement admettre que Mercedes est devant à l’heure actuelle. Il n’est pas réaliste de dire que nous avons réduit l’écart, mais nous sommes sur le bon chemin.”

Des propos quelque peu apaisés qui semblent démontrer que la colère n’est en effet jamais bonne conseillère. Mais aussi que Kimi Räikkönen n’a pas encore perdu son volant. Et surtout que quelques mois après son arrivée, le patron de la Scuderia n’est pas près de relâcher la pression sur ses hommes – en attendant de la mettre régulièrement sur Mercedes.

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