FIA : Avec le protocole COVID, il est possible de courir "partout"

La FIA estime que les protocoles mis en place pour protéger le paddock F1 du COVID-19 permettent à la discipline de pouvoir envisager de courir partout où les gouvernements l'autoriseront.

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Après l'échec retentissant du Grand Prix d'Australie en début de saison, où l'épreuve avait été annulée à la dernière minute alors même que l'ensemble du paddock avait fait le déplacement dans un contexte de début de pandémie et de restrictions pour les voyageurs, la FIA et Liberty Media ont travaillé d'arrache-pied pendant le confinement pour mettre en place une série de mesures afin de prévenir et contenir toute épidémie au sein du paddock.

En parallèle, les efforts faits pour sauver la saison et bâtir un calendrier viable ont été couronnés de succès puisque le championnat a été lancé début juillet en Autriche et que dix Grands Prix ont déjà été courus sur les 17 programmés au total. Il a fallu pour cela à la fois organiser des séries de trois courses en trois semaines, doubler le nombre de Grands Prix sur un même circuit et même faire appel à des pistes qui n'étaient initialement pas au calendrier, voire totalement inédites pour la F1.

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Bruno Famin, le directeur des opérations de la FIA, qui est en charge des protocoles COVID de la fédération, estime que tant que les gouvernements des États seront favorables à l'accueil de la F1, alors la discipline sera en capacité d'organiser sans problème des épreuves dans n'importe quel pays.

"Pour moi, le seul problème, ce sont les restrictions liées aux voyages de la part des gouvernements", a-t-il déclaré dans une interview exclusive avec Motorsport.com. "Nous avons déjà couru dans certains pays ou dans certaines régions où la situation COVID était assez mauvaise, et nous avons réussi. Je pense que le protocole et les gens, car ils sont très professionnels, ont prouvé que le protocole fonctionnait dans toutes les circonstances."

"Le problème, c'est l'aspect légal, les restrictions sur les voyages. Si nous devons être en quarantaine ou pas, et si l'organisateur local a honoré l'autorisation d'organiser l'épreuve. C'est le point clé. Ce n'est pas le protocole en lui-même. Je pense qu'avec le protocole, nous pouvons courir partout. Mais ça dépend de l'autorisation et de la possibilité d'y voyager."

"Six semaines pour organiser un Grand Prix"

La Formule 1 espère en tout cas mettre en place un calendrier plus classique en 2021, même si l'incertitude plane encore sur les événements qui pourraient être autorisés ou non suivant les phases de la pandémie de COVID-19 dans les mois à venir. Pour Famin, concernant les épreuves, la FIA a besoin d'une notification au minimum six semaines avant la course pour qu'elle se tienne.

"Nous nous préparons toujours quatre à six semaines avant un Grand Prix, en ayant, avec la FOM, le premier contact avec l'organisateur local. Il faut organiser les procédures avec les autorités locales. Nous devons savoir comment fonctionner avec l'entreprise de test, et un laboratoire de test."

"Nous avons toutes ces zones à forte ou faible densité, rouge ou jaune, à gérer. Et pour savoir où sont les limites, qui est autorisé à aller où, comment on procède à un contrôle de température. Il s'agit de tous ces détails, puis de la configuration, sur le processus de test. Après, c'est une procédure officielle dans le cas d'un test positif, et nous gérons cela avec l'organisateur local."

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En dépit d'une augmentation du nombre de cas positifs dans le paddock au cours des dernières semaines, impliquant surtout du personnel annexe qui n'est pas à proprement impliqué en F1, au sein de la FIA ou dans les écuries, Famin affirme être satisfait de la manière dont les choses se passent : "Depuis le tout début de la saison, après l'épreuve de Melbourne, quand nous avons repris en Autriche, le défi n'était pas d'éviter les cas positifs."

"C'était évidemment de l'éviter autant que possible. Mais l'essentiel était d'avoir un processus qui nous permettrait de continuer de courir, d'organiser le Grand Prix, même en ayant des cas positifs, sans générer d'épidémie au sein du paddock ou de la population locale. C'était le challenge. Ensuite, avoir des cas positifs est juste normal. Le défi est de pouvoir le gérer, identifier les cas contacts, les isoler, tuer le début d'une possible épidémie sans avoir plus de problèmes. C'est vraiment le challenge, pour toutes les épreuves sur lesquelles nous nous rendons."

Avec Jonathan Noble et Oleg Karpov 

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