Haas mise sur la fragilité de Renault pour espérer la 6e place

Huitième du championnat constructeurs à la veille du Grand Prix d'Abu Dhabi, Haas F1 est encore dans la lutte pour la sixième place et pense notamment pouvoir profiter du manque de fiabilité de Renault pour réussir son pari.

Haas mise sur la fragilité de Renault pour espérer la 6e place
Guenther Steiner, Team Principal, Haas F1 Team, sur le muret des stands
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
Guenther Steiner, Team Principal, Haas F1 Team, sur le muret des stands
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17, Lance Stroll, Williams FW40
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17, Lance Stroll, Williams FW40
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08, Pascal Wehrlein, Sauber C36, Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
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Avant le dernier Grand Prix de la saison, Haas F1 pointe à six points de Toro Rosso et seulement deux de Renault. La lutte du milieu de peloton sera tout aussi féroce que scrutée à Yas Marina, surtout quand on sait que la sixième place finale du championnat rapporterait 6,5 millions de dollars de primes supplémentaires par rapport à la huitième place.

Si la performance pure pourrait manquer à la VF-17 ce week-end, l'écurie américaine entend ne prendre aucun risque avec la fiabilité et tirer les marrons du feu de la solidité du bloc Ferrari dans ce domaine, face à deux concurrents qui utilisent une unité de puissance Renault qui a démontré sa grande fragilité encore récemment.

"Renault semble être un peu fragile en ce moment, avec ses trois équipes, donc ça peut tourner en notre faveur", imagine Günther Steiner, team principal de Haas. Je pense franchement que nous n'avons pas de problème avec le moteur. On peut toujours rencontrer une défaillance, mais il n'y a pas de plus gros risque que lors des courses précédentes. Cette année, le moteur était assez fiable. Mais nous devons toujours placer notre voiture dans les points. Même s'ils terminent derrière nous et que nous sommes 11e et 12e, rien ne change. Nous devons faire un très bon week-end, puis peut-être espérer des problèmes [chez les autres]."

Aucune habitude modifiée

Pas de plan de route différent de d'habitude chez Haas, donc, en dépit de l'enjeu majeur pour ce dernier Grand Prix. La structure américaine restera fidèle à ses méthodes pour tenter d'aller chercher un bon résultat.

"On essaie juste de tout faire bien, comme d'habitude", insiste Steiner. "S'il y avait quelque chose de spécial que nous pouvions faire, nous l'aurions déjà fait. Ça peut paraître trop simple, mais en F1, s'il vous manque quelque chose, vous essayez en permanence de l'obtenir. Il n'y a rien à perdre, mais il n'y avait rien à perdre au Brésil, je crois. Je ne pense pas que nous ferons quelque chose de fou, pour ne pas dire stupide. Ça n'est pas nécessaire."

"Je pense que nous essaierons de faire du bon boulot, d'être au rendez-vous et nous espérerons vivre un bon week-end, peut-être marquer des points et pas les autres. Mais il n'y a rien de spécial que nous puissions faire pour ce Grand Prix."

L'an passé, pour sa toute première saison en Formule 1, Haas avait terminé à la huitième place du championnat. Faire mieux serait non seulement important sur le plan économique, mais également en matière de prestige.

"C'est toujours bien d'avoir plus d'argent", admet Steiner. "Qui dirait que trois ou quatre millions ne font pas de différence ? Tout fait une différence, même 100'000$. Il vaut mieux les avoir que le contraire. Je pense que, plus que l'argent, nous avons manqué quelque chose car c'est très serré. Actuellement, la sixième place n'est qu'à six points. Si nous avions six points de plus, ce serait une formidable saison, passer de huitième à sixième est excellent. Passer de huitième [l'année dernière] à huitième cette année, c'est plus ou moins pareil. C'est vrai."

"Vous pensez à l'argent, mais ça ne fait pas tout. Avec six points de plus, nous serions sixièmes, ce serait une fantastique saison, et nous pourrions en parler longtemps. Mais c'est la course, c'est le sport. Parfois on gagne, parfois on perd. Mais ça n'est pas encore perdu, je veux juste dire que nous n'avons pas abandonné l'idée d'être sixième dimanche. Ce sera difficile, nous ne rêvons pas et nous n'affirmons pas que nous terminerons sixième. Nous essaierons de faire du mieux possible. Nous avons parfois été malchanceux, peut-être que nous pourrions être un peu chanceux. On ne sait jamais. Ce qui est sûr, c'est qu'il nous manquera quelques millions."

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