Hamilton et la Ferrari : Comme danser avec quelqu'un "qui n'a pas de rythme"
Auteur du cinquième temps des qualifications, Lewis Hamilton tente de croire au podium au volant d'une Ferrari qu'il juge inadaptée au circuit de Montréal.
Photo de : Sam Bloxham / Motorsport Images
Si Charles Leclerc estimait avoir entre les mains une Ferrari pour jouer la pole position, mais a échoué à le démontrer dans son ultime boucle, Lewis Hamilton a de son côté signé le cinquième temps à plus de six dixièmes de la référence inscrite par George Russell au volant de sa Mercedes.
Relativement optimiste et satisfait après cette séance de qualifications, avec l'espoir de profiter de la course pour monter sur le podium, le Britannique a indiqué avoir connu des progrès avec la SF-25 même si la voiture demeure toujours loin de ce qu'il voudrait. "Nous avons progressé, ce qui est positif. Le plus souvent [lors des séances de qualifications précédentes], il y avait un problème avec la voiture. Par exemple, le plancher ne fonctionnait pas ou l'aileron arrière ne fonctionnait plus. Il y a toujours eu quelque chose qui nous a fait perdre de l'appui aérodynamique ou autre."
Interrogé sur les progrès faits ce samedi, le septuple champion du monde d'ajouter : "Je pense que c'est probablement au niveau du pilotage que j'ai le plus progressé aujourd'hui. J'ai adapté mon style. J'ai simplement apporté quelques modifications à ma façon de piloter. Cette voiture se conduit très différemment de celle que j'avais auparavant. Dans les virages à basse vitesse, il faut attendre, attendre encore et encore. Elle ne veut pas tourner. Elle n'est vraiment pas adaptée à ce circuit."
"Ce ne sont que des progrès graduels", a-t-il ajouté. "Nous n'avons pas eu d'améliorations ni rien de ce genre. La voiture est la même depuis un certain temps déjà. Avec le même package chaque week-end... Je suis constamment en discussion avec les ingénieurs, je leur pose des questions. Nous essayons différentes choses. Petit à petit, nous progressons... mais au final, nous avons besoin d'une évolution pour pouvoir rivaliser avec les gars devant."
Lewis Hamilton, Ferrari
Photo de: James Sutton / Motorsport Images
"Rien que le fait d'avoir atteint la Q3 m'a fait dire : 'Waouh, ça s'annonce bien. C'est positif'. Avant, nous avions du mal à passer en Q3 avec quatre jeux de pneus tendres. J'étais donc très content. Ça aurait pu être bien pire. Je pourrais être plus loin derrière. Je ne me sentirais pas aussi bien. Je suis reconnaissant d'être là où je suis. Je ne suis pas loin des pilotes devant moi. J'espère donc vraiment pouvoir rester dans le peloton et voir si je peux rester dans la course."
"D'un côté, j'ai connu de grands moments ici, c'est un circuit formidable. Beaucoup de choses peuvent arriver, évidemment. Je reste donc ouvert à tout. La base fondamentale de notre voiture n'est pas aussi bonne que celle des gars qui sont devant aujourd'hui, elle est assez loin. Mais j'ai toujours bon espoir que notre rythme de course sera bon. Le podium reste un objectif."
Au micro de Canal+, en tentant d'expliquer ses difficultés avec la Ferrari, Hamilton a ajouté : "Cette voiture, c'est... comme quelqu'un qui ne sait pas danser, quelqu'un qui n'a pas de rythme. C'est comme essayer de faire en sorte que quelqu'un qui n'a pas le rythme dans la peau ait du rythme. C'est très, très difficile [rires]. C'est ce que je ressens au volant de cette voiture."
Avec Oleg Karpov et Emily Selleck
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