Hamilton sur la pression et la rivalité dans la gestion d'un championnat

partages
commentaires
Hamilton sur la pression et la rivalité dans la gestion d'un championnat
23 août 2014 à 12:45

La bataille entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg reprend à Spa-Francorchamps, ce weekend

La bataille entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg reprend à Spa-Francorchamps, ce weekend. Du propre aveu des deux candidats au titre mondial, la seconde partie de saison promet une nouvelle fois un besoin d'attention et de concentration de tous les instants.

Alors que Nico Rosberg se familiarise avec le statut de favori, Lewis Hamilton, par ailleurs plus émotif, peut cependant compter sur une expérience de ce genre de situations, après avoir déjà fermement bataillé dans le passé tout au long de la saison pour le titre mondial.

"Avoir une expérience passée aide toujours, chaque année on apprend énormément et c'est comme repartir à zéro. Et c'est encore très dur cette année! Mais il y a aussi tant de choses hors de contrôle: on ne sait pas toujours quand est le bon moment pour entrer aux stands, on ne sait pas quand le temps va changer…"

L'équilibre, en piste et hors-piste

Toujours à la recherche de son bien-être personnel, Hamilton n'oublie jamais sa sphère et les petits détails qui font la différence dans son ressenti lors d'un championnat.

"Je suis plus motivé que jamais, et je reçois tant de soutien de mes fans. Ils sont super dans les temps difficiles, et cette année, comme toujours. C'est bon aussi d'avoir ma famille et mes amis autour de moi".

"Ce qui compte est comment je suis avec mes amis et mes fans, moins si ça marche avec quelqu'un de l'autre côté du garage… Nicole a toujours été là pour moi, elle me soutient tellement. Mes fans savent comment je me sens, et ce qui me passe dans la tête. C'est une incroyable expérience. Je suis en F1, je suis au top de mon niveau, et en dépit du fait d'être là depuis des années, je prends du recul très souvent et je me dis que c'est si cool!"

L'émotion et l'envie de gagner ne sont donc pas des freins à la victoire, estime Hamilton.

"Je ne suis pas certainement pas là en me disant : 'C'est OK, j'ai mon avion privé pour rentrer ce soir, tout va bien'! Je veux gagner, je veux être devant. Je ne peux pas penser à rester une demi-seconde derrière quelqu'un. Je veux pousser en permanence et être devant".

L'épisode des ordres d'équipe

En Hongrie, Hamilton avait été surpris d'entendre son équipe lui intimer à la radio de laisser passer son équipier Rosberg, dans le but de permettre à ce dernier de dérouler une stratégie différente.

Mais jamais l'Allemand ne parvient pas à s'approcher à moins d'une seconde du Britannique, qui fut tout d'abord jugé durement pour ce qui fut présenté comme de la résistance, avant que la situation ne soit modérée par les dirigeants de Mercedes, qui reconnurent là une mauvaise lecture de la situation, et s'excusèrent publiquement pour avoir passé cet ordre par ailleurs fortement publicisé par les conversations radio entre Rosberg et son muret des stands. Le mal était cependant fait, et la précipitation de Mercedes heurta les sentiments de Hamilton, tout en frustrant Rosberg, et laissa une nouvelle fois la porte ouverte à toutes sortes de spéculations.

"Notre job est toujours le même, mais le team arrive en premier", explique Hamilton en Belgique. "C'est dans notre description du travail. Mais quand on s'approchera du moment où ce sera juste Nico et moi et que tous les autres seront trop loin derrière mathématiquement, peut-être que le team pourra être plus ouvert au fait que l'on fasse la course l'un contre l'autre."

"Je pense personnellement que j'ai fait la bonne chose, au moment où je l'ai fait. Toto et Niki ont aussi dit que c'était la bonne chose à faire. Je me sens donc bien. Je n'allais pas bloquer Nico, mais je n'allais pas lâcher les gaz. Ce n'était pas une grande affaire."

Nico Rosberg est resté relativement silencieux concernant cet épisode, ne s'attendant peut-être tout simplement pas initialement à recevoir la possibilité d'une situation favorisée par un ordre d'équipe. L'Allemand avait tout de même lâché qu'il aurait été possible d'aller chercher la victoire, acquise par Daniel Ricciardo et Red Bull, si Hamilton avait ouvert la voie.

"Je ne veux pas vraiment aller dans les détails concernant ce que devrait faire le team ou pas. On en a parlé, et c'est bon maintenant. C'est toujours intense, tout le temps. Il faut s'adapter à la façon dont les choses évoluent, et à leurs conséquences. Ce sera une bataille permanente".

Et le grand vainqueur de cette lutte interne pourrait bien être le pilote d'un team adverse, n'ayant rien à perdre et pouvant parfois prendre les miettes laissées de côté.

"Le fait que l'on ne s'attend pas forcément à gagner ne veut pas dire qu'on ne veut pas gagner!", sourit Daniel Ricciardo, qui a déjà signé deux succès cette saison. "Donc il n'y a pas de raisons de prendre les choses à la légère, et c'est ce qu'on a fait. On tente de capitaliser et de pousser. Sur le papier, ce n'est pas notre meilleur circuit ici une nouvelle fois, mais cela ne veut rien dire!"

Prochain article Formule 1
Q1 - Lotterer une seconde devant Ericsson, Hülkenberg out

Article précédent

Q1 - Lotterer une seconde devant Ericsson, Hülkenberg out

Article suivant

EL3 - Bottas par conditions changeantes

EL3 - Bottas par conditions changeantes

À propos de cet article

Séries Formule 1
Pilotes Lewis Hamilton Boutique , Nico Rosberg Boutique , Daniel Ricciardo Boutique
Équipes Mercedes
Type d'article Actualités