Christian Horner est bloqué jusqu'au printemps
Christian Horner a confirmé son intention de revenir en Formule 1, mais "pas pour n'importe quoi".
Photo de: Clive Mason - Getty Images
Plus de six mois après son éviction chez Red Bull, Christian Horner a digéré cette mise à l'écart et repris la parole. Le Britannique va intervenir ces prochaines semaines sur des conférences et des forums, et sa première prise de parole publique, à l'European Motor Show de Dublin, était forcément attendue.
Après deux décennies passées à la tête de Red Bull, il a confirmé son intention de jouer à nouveau un rôle en Formule 1 à l'avenir, même s'il doit encore respecter un préavis qui l'empêche pour le moment de le faire. "La réalité, c'est que jusqu'au printemps je ne peux de toute façon rien faire", a-t-il précisé.
"Je pense être allé voir pratiquement toutes les équipes de Formule 1, du fond de la grille, au milieu, jusqu'à l'avant de la grille. Et il semble y avoir une vraie curiosité autour de : 'Qu'est-ce que je vais faire ? Où est-ce que je vais aller ?' C'est très flatteur."
"J'ai le sentiment d'avoir un travail inachevé en Formule 1", a-t-il reconnu. "Ça ne s'est pas terminé comme j'aurais aimé que ça se termine. Mais je ne reviendrai pas pour n'importe quoi. Je ne reviendrai que pour quelque chose qui peut gagner. Je ne veux pas retourner dans le paddock si je n'ai rien à y faire."
"La F1 me manque, les gens me manquent, l'équipe que j'ai construite me manque. J'ai passé vingt-et-une années incroyables en Formule 1. J'ai eu un parcours exceptionnel, remporté beaucoup de courses, de titres, et travaillé avec des pilotes, des ingénieurs et des partenaires extraordinaires."
Un actionnariat possible chez Alpine
Un retour de Christian Horner en F1 apparaît de plus en plus probable.
Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images
Parmi les pistes évoquées, la plus concrète est celle d'un investissement chez Alpine. Il y a dix jours, l'écurie d'Enstone a d'ailleurs confirmé des discussions avec un groupe d'investisseurs comprenant Christian Horner. Ce dernier laisse entendre qu'une telle implication serait bel et bien à l'ordre du jour.
"Je n'ai pas besoin de revenir", insiste-t-il. "Je pourrais arrêter ma carrière maintenant. Je ne reviendrais que pour la bonne opportunité : travailler avec des gens formidables et dans un environnement où les gens veulent gagner et partagent ce désir."
"Je voudrais être un partenaire, plutôt qu'un simple exécutant, mais on verra comment cela évolue. Je ne suis pas pressé. Je n'ai rien que je doive faire. Ce qui est fascinant, c'est que j'ai quitté Red Bull le 8 juillet, et c'est la première fois que je parle réellement à qui que ce soit."
Dans l'hypothèse d'une prise de participation chez Alpine, il rejoindrait un projet où la motorisation client est désormais assurée par Mercedes, dont l'incarnation en Formule 1 passe par un Toto Wolff qui a longtemps fait figure de grand rival de Christian Horner.
"Beaucoup de gens ont énormément insisté sur la rivalité que j'avais avec lui", sourit le Britannique. "J'ai un immense respect pour lui. Il a connu un succès extraordinaire. Il a énormément gagné. Il est très intelligent. Nous sommes simplement des personnes différentes, tout aussi compétitives, mais différentes. Et le sport est ennuyeux si tout le monde est ami et s'adore. Il faut une rivalité pour créer un véritable intérêt. Le pire, c'est quand tout le monde est trop gentil et trop copain-copain."
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