McLaren-Honda incapable d'expliquer sa journée sans problèmes

Après avoir une connu une journée d’essais sans aucun problème, qualifiée de "meilleure journée" d'essais depuis le début de saison, McLaren peine à comprendre pourquoi les choses se sont si bien passées.

Le plus incroyable dans ce qui s’est passé hier pour l’équipe de Woking et son partenaire moteur Honda, c’est sans doute qu’il ne s’est rien passé. Aucun problème n’est venu entraver le programme de la structure britannique, et surtout pas de souci lié au bloc hybride nippon, véritable talon d’Achille de cette monoplace.

Les 81 tours parcourus durant la deuxième et dernière journée des essais de Bahreïn ont de quoi satisfaire mais aussi étonner la direction de McLaren, habituée depuis les premiers tours de roues à Barcelone à ce que les journées soient écourtées.

Car c’est bien là que réside un problème de taille : personne n’est pour le moment capable d’expliquer pourquoi, avec des pièces de même spécification, la journée de mardi a été remplie de difficultés et pourquoi celle de mercredi a été tranquille.

"Si nous savions… c’est le problème, je ne sais pas", constate Éric Boullier, le directeur de la compétition de McLaren. "Tout a fonctionné parfaitement. En fait, nous poussions même un petit peu en termes de réglages, pour profiter de l’opportunité, et tout a marché. C’est une journée de tests sans problème, tout ce qui était prévu a pu être testé et vérifié, donc c’est bon."

Du travail qui aurait dû être fait à Barcelone

Stoffel Vandoorne, qui succédait à Oliver Turvey au volant de la MCL32, est sur la même ligne : "Je crois que c’est la première fois que nous avons connu une journée sans gros problèmes, où nous avons pu faire notre programme. Je pense que nous avons plus ou moins accompli tout ce que nous voulions faire, et nous avons procédé à du travail sur le set-up que nous aurions dû faire à Barcelone."

"Donc ça a été une journée très productive et je suis heureux que nous ayons réussi à faire autant de tours aujourd’hui après une journée difficile [mardi], où ça n’était pas super."

"Je suis très heureux du nombre de tours que nous avons aussi fait pour l’équipe. Ce n’est pas une semaine facile après deux courses en une semaine, puis les tests avec ces soucis sur lesquels l’équipe travaille d’arrache-pied. Ils ont fait du très bon travail pour que la voiture aille en piste à chaque fois."

"Difficile de savoir ce qui s'est mal passé"

Évidemment, au vu des circonstances, il n’est toutefois pas possible de croire que les problèmes de fiabilité sont derrière McLaren-Honda, comme l'explique Éric Boullier : "Non, parce qu’il est très difficile de savoir ce qui s’est mal passé. Nous avons évidemment changé le MGU-H je pense, et hier matin, après deux tours, le MGU-H ne marchait plus."

"Nous avons changé le moteur et il a fait 17 tours hier, mais nous n’avons rien trouvé de mal sur la voiture physiquement. Donc je pense qu’il va être compliqué pour Honda de comprendre ce qui ne va pas. Ça vient peut-être d’un problème lié au lot [de pièces], peut-être que certaines anomalies sont liées à la voiture… il n’y a pas de cause commune."

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Séries Formule 1
Événement Essais d'avril à Bahreïn
Circuit Bahrain International Circuit
Équipes McLaren
Type d'article Actualités
Tags eric boullier, honda, tests