La quête du succès "laisse des traces" chez Mercedes

Alors que Mercedes écrase tout sur son passage en 2020, Toto Wolff tient à rappeler les "sacrifices" consentis par tous les membres de son équipe pour parvenir à une telle domination.

La quête du succès "laisse des traces" chez Mercedes
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Enclin à prendre du recul dans les années à venir avec son rôle de directeur d'équipe, Toto Wolff évoquait début septembre les "ravages" d'un tel rôle à la tête de Mercedes. Ce sentiment, il affirme ne pas être le seul à l'éprouver, au sein d'une écurie qui truste tous les titres depuis 2014. Le week-end dernier, la firme à l'étoile s'est emparée à Imola d'un septième titre mondial des constructeurs consécutifs, tandis que la couronne des pilotes ne peut plus lui échapper non plus et reviendra soit à Lewis Hamilton, soit à Valtteri Bottas.

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Toto Wolff n'a pas encore réglé la question de son avenir, lui qui a récemment confié avoir identifié son successeur pour l'avenir mais entend bien le former, sans quitter immédiatement la barre. À Brackley comme à Brixworth, les deux usines de Mercedes au Royaume-Uni, l'effort est permanent, sans relâche, et la pression de cette incessante quête de succès est parfois sous-estimée selon l'Autrichien. "Ça ne laisse pas des traces que sur moi, ça en laisse sur tous ceux qui sont impliqués dans le projet", assure-t-il. "Le sang, la sueur et les larmes, ce qui se passe en coulisses, vous ne le voyez jamais. On donne l'impression d'arriver sur la piste et de gagner des courses, mais la vérité, c'est qu'il y a tant de sacrifices derrière ça, et [gagner] ne fait que compenser."

Lorsque Mercedes a lancé son écurie d'usine en 2010 en reprenant Brawn GP, l'objectif du constructeur allemand était évidemment de conquérir le titre mondial, ce qu'il a fait pour la première fois en 2014. Mais très rapidement, la culture de la gagne et des records s'est développée dans une équipe qui n'est finalement jamais rassasiée.

Le vainqueur Lewis Hamilton, Mercedes-AMG F1, verse du champagne sur le nez de sa Mercedes F1 W11 pour fêter le 7ème titre mondial de Mercedes

"Vous connaissez l'histoire de 2014, quand nous avons eu pour objectif de remporter un titre mondial des pilotes et des constructeurs", rappelle Wolff. "Aldo Costa [ancien directeur de l'ingénierie] a dit : 'Je ne crois pas que ce soit suffisamment ambitieux. Nous devrions écrire sur le mur : nous visons plusieurs titres mondiaux des pilotes et des constructeurs'. À l'époque, nous avions le sentiment que c'était un peu irréaliste. Mais dieu merci nous l'avons écrit sur le mur, et ça continue à nous inspirer. Ça nous a inspiré chaque saison. Cela en dit beaucoup sur la réflexion et sur les rêves quant à ce que nous pourrions accomplir à l'avenir. Fixer ces objectifs collectifs et personnels est une part importante de notre exercice."

Nul ne sait encore quelle forme prendra le nouveau contrat que négocie Toto Wolff avec Mercedes, lui qui est également actionnaire de l'écurie. La prolongation du bail de Lewis Hamilton fait également l'objet de tous les fantasmes, et nombreux sont ceux qui voient le futur des deux hommes inévitablement lié. En attendant la fin du suspense, le sextuple Champion du monde ne tarit pas d'éloges sur le leadership de son patron.

"Il n'essaie pas de se mettre en avant sur chaque photo, il n'essaie pas de revendiquer quoi que ce soit", dit-il. "Il fait passer l'équipe d'abord. Je crois que, sans aucun doute, c'est le meilleur dirigeant [en F1]. Peu importe ce que les gens disent, personne n'a fait un aussi bon boulot que lui. Je crois que c'est sa mentalité, l'équilibre entre dynamisme, compassion, compréhension et ego. Tout cela réuni crée le meilleur patron que l'on puisse avoir."

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