Plancher flexible : "C'est n'importe quoi" selon Red Bull
Christian Horner ne comprend pas les insinuations de Toto Wolff et assure que le plancher de la Red Bull RB18 est réglementaire.
Red Bull réfute fermement la théorie selon laquelle sa monoplace aurait recours à un plancher plus flexible que ce qu'autorise le règlement. La Directive Technique publiée par la FIA avant le Grand Prix de Grande-Bretagne le week-end dernier évoquait cette problématique découverte par l'instance internationale en recueillant les données nécessaires à la mise en place d'une valeur limite pour le marsouinage (AOM).
Cette métrique, qui devait entrer en vigueur lors du Grand Prix de France, vient d'être repoussée au Grand Prix de Belgique, à la fin du mois d'août. Une décision qui, curieusement, n'a pas fait le bonheur de Mercedes. "J'aurais préféré que ce ça se fasse immédiatement", a ainsi confié à Motorsport.com Toto Wolff, directeur de l'écurie allemande. "Car ça peut avoir une incidence sur la performance. Mais maintenant c'est bon, c'est comme ça, il faut juste dire que ça va."
S'exprimant sur le sujet la semaine dernière, l'Autrichien avait pointé du doigt la concurrence en se disant "choqué", sans jamais citer de nom mais en faisant des allusions suffisamment claires pour comprendre que Red Bull et/ou Ferrari faisaient partie des écuries visées. Des accusations aujourd'hui reprises de volée par Christian Horner.
"C'est n'importe quoi", a déploré le directeur de Red Bull au micro de Sky Sports. "Je pense que l'on confond les problèmes. Peut-être qu'il [Wolff] fait référence, je ne sais pas, à des voitures proches des siennes actuellement. Je n'en ai aucune idée, mais je n'ai absolument aucun problème ni aucune inquiétude concernant notre plancher."
"La Directive Technique est évidemment axée sur le rebond et le marsouinage avec lesquels certaines voitures ont des difficultés", a également rappelé Christian Horner. "Je pense que ça doit être discuté en Comité [Technique Consultatif], et c'est le bon endroit pour le faire. On a vu à Silverstone qu'aucune voiture n'était vraiment affectée par ça. La question est de savoir si c'est au concurrent de s'assurer que sa voiture est sûre ou si c'est à la FIA de s'assurer que le concurrent fait rouler sa voiture en toute sécurité."
Si Red Bull n'a jamais trop souffert du marsouinage sur la RB18, les ingénieurs de Milton Keynes devront tout de même prendre en compte les exigences de la Directive Technique lorsqu'elle entrera en application pour avoir la certitude de rester dans les clous.
"Je ne pense pas que l'on puisse l'ignorer, ce serait probablement un peu naïf de notre part", prévient Paul Monaghan, ingénieur en chef de Red Bull. "Certaines nouvelles contraintes vont s'appliquer. On n'a pas les données de Silverstone depuis longtemps pour voir comment se situe notre compréhension de celles-ci par rapport à la FIA. On va donc commencer par ça."
"La seule chose que l'on peut contrôler, c'est nous-mêmes. Et si l'on change, que l'on adopte et que l'on remplit les critères de l'AOM de la FIA, on aura fait notre travail. Il s'agira pour nous de minimiser les changements requis, et de minimiser ce qu'ils coûteront en performance. Sinon, il faut continuer à faire ce que l'on fait et garder une voiture aussi rapide que possible."
Propos recueillis par Adam Cooper
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