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Le record des GP disputés ne représente rien pour Räikkönen

Ce week-end, Kimi Räikkönen deviendra (sauf surprise) seul détenteur du record du nombre de Grands Prix en Formule 1, mais cela ne lui fait ni chaud ni froid.

Il a notamment été détenu par Graham Hill de 1968 à 1986 et par Riccardo Patrese de 1988 à 2008, avant de devenir la propriété de Rubens Barrichello cette année-là : c'est le record du nombre de départs en Grand Prix en Formule 1, symbole de la longévité des pilotes. Selon la méthode, Rubens Barrichello et Kimi Räikkönen en ont 322 ou 323 à leur actif : tout dépend si l'on prend en compte les Grands Prix de Belgique 1998 (pour le Brésilien) et 2001 (pour le Finlandais), où ils ont été contraints à l'abandon avant un second départ qui a, officiellement, rendu le premier nul et non avenu.

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Quoi qu'il en soit, Räikkönen dépassera Barrichello (si tout se passe bien) ce week-end avec le Grand Prix de l'Eifel au Nürburgring, mais lorsque Motorsport.com lui demande dans un entretien exclusif s'il est important pour lui d'écrire ainsi l'Histoire, le Finlandais tempère : "Non, pas vraiment. Si quelqu'un me demandait combien j'en ai fait, je n'en aurais aucune idée. Je n'ai jamais vraiment regardé combien de courses j'avais faites ou les autres avaient faites. Les gens en parlent, mais pour moi, ça ne change rien. Je pense que la plupart des records seront toujours battus à l'avenir. Je ne suis pas là parce que je veux faire tant de courses. Tant que je prends du plaisir, je suis content de courir."

Kimi Raikkonen, Alfa Romeo en conférence de presse

Auteur de 21 victoires en Grand Prix, Räikkönen peut se satisfaire d'avoir arraché le titre mondial sur le fil en 2007, bien que la couronne lui ait échappé de peu en 2005, avec une McLaren MP4-20 plus rapide mais moins fiable que la Renault R26 de Fernando Alonso, et surtout en 2003, au volant d'une McLaren MP4-17D datant de la saison précédente ; il avait alors fini l'année deux points derrière Michael Schumacher.

"Si j'ai le sentiment d'avoir fait les choses comme je voulais les faire, alors je peux vivre avec [ce palmarès], qu'il soit bon ou mauvais", poursuit-il. "J'ai toujours voulu remporter des championnats, et on veut forcément en gagner davantage. Nous en sommes passés près à quelques reprises, mais pour de nombreuses raisons, nous n'avons pas concrétisé. Mais c'est la course. Je n'en suis pas triste, je n'ai pas de mauvais souvenirs. Je suis content d'avoir remporté le championnat avec Ferrari et d'avoir pu faire quelque chose qui me donne du plaisir – qui m'en donne encore – pendant de nombreuses années."

Il est en tout cas peu probable de revoir Räikkönen dans le paddock régulièrement une fois qu'il aura raccroché son casque : "Quand je suis parti en rallye [en 2010 et 2011], je ne suis jamais revenu. Je regardais les courses si je tombais dessus à la télé. Je suis venu à Monaco mais pour une tout autre raison que la course ! Je ne crois pas avoir vu des voitures rouler, peut-être la Formule 2 [alors GP2, ndlr] le matin en rentrant du bar ! Je ne sais pas. Je n'avais pas de sentiment négatif. Mais quand on l'a fait pendant si longtemps… Si je n'ai pas de travail lié à ça, [je ne viendrai pas]. Mais je ne vais jamais être commentateur, ça, c'est clair."

"Mes enfants [Robin, cinq ans et Rianna, trois ans, ndlr] ont tous deux un intérêt pour ce sport, donc s'ils veulent venir un jour, il faudrait que nous venions. Mais je ne dirais pas que je meurs d'envie de venir, car j'essaie d'apprécier d'autres choses que ça."

Propos recueillis par Alex Kalinauckas

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