Renault a fait des compromis pour la fiabilité du 1er moteur 2018

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Renault a fait des compromis pour la fiabilité du 1er moteur 2018
Jonathan Noble
Par : Jonathan Noble
25 févr. 2018 à 19:01

Renault a choisi de ne pas libérer le plein potentiel de son moteur de Formule 1 pour le début de la saison, le motoriste ne voulant prendre aucun risque en termes de fiabilité pour les premières courses.

Après une saison 2017 qui a exposé un certain nombre de problèmes de fiabilité chez le motoriste français, ce dernier a concentré ses efforts sur la production d'une unité de puissance bien plus résistante pour la saison à venir.

Renault étant bien conscient du fait que la limite de trois moteurs signifiait que des problèmes lors de la première partie de saison pourraient s'avérer coûteux plus tard, une approche plus conservatrice a été prise en vue de 2018.

La priorité, pour toutes ses équipes, sera de s'assurer de la fiabilité du moteur spécification Melbourne, avant d'introduire des évolutions de performance pour les seconds et troisièmes blocs. "Nous avons décidé volontairement de faire quelques compromis pour le moteur numéro 1, afin de nous assurer d'avoir la bonne plateforme", a expliqué le directeur général de Renault Sport, Cyril Abiteboul, pour Motorsport.com.

"Si vous arrivez à la première course et que vous commencez à avoir des problèmes de fiabilité, alors ce n'est pas seulement cette course qui est compromise, mais toute la saison. On ne peut pas se permettre de faire ça. Il s'agit de régler une bonne base, d'avoir la bonne plateforme et de bâtir un projet pour la saison, en essayant en particulier de synchroniser le développement à l'usine avec l'introduction des nouveaux moteurs parce que nous sommes très limités. Moins vous avez de moteurs, plus il faut être rigide dans l'implémentation de la performance. Donc on se focalise beaucoup sur la fiabilité."

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS18

Ignorez les premiers tests

Abiteboul a déclaré que les résultats sur le banc d'essai de Viry-Châtillon étaient encourageants en termes d'endurance, l'équipe ayant réalisé un kilométrage plus important qu'à n'importe quel stade de l'ère turbo hybride. Mais du travail reste nécessaire pour valider des pièces lors des essais de pré-saison, raison pour laquelle le dirigeant français a demandé à ne pas juger les progrès de Renault sur la première semaine.

"Nous avons couvert 11 fois le kilométrage sur le banc d'essai que nous avions couvert au même moment l'année dernière, et nous visons les 70'000 km sur le banc avant la première course, ce qui est immense. C'est quelque chose que nous n'avons jamais fait auparavant depuis l'introduction du V6."

"Franchement, je pense que nous avons faut du mieux que nous pouvions. Notre gestion du projet, l'éthique de travail et la discipline ont été exemplaires. Mais, comme j'ai dit, quand nous serons en piste, il faudra valider nombre de choses et c'est en particulier le plan pour T9 [la première semaine de tests], afin de s'assurer qu'il n'y a pas de déconnexion entre la piste et le banc d'essai."

"Donc ne regardez pas les temps au tour [lors des premiers tests] parce que tout va être à basse puissance pour des raisons évidentes, mais lors de la [deuxième semaine de tests] nous voulons rouler avec un mode plus représentatif."

La puissance d'Abu Dhabi

Même si des moteurs à plus longue durée de vie et la décision de ne pas prendre de risque au niveau de la fiabilité signifient qu'il ne va pas y avoir de bond en avant énorme face à Mercedes et Ferrari pour le moment, Abiteboul a déclaré espérer que le niveau de puissance de Renault pour l'Australie serait similaire à celui de la fin de saison.

"Notre objectif est plus ou moins de démarrer à Melbourne avec le même niveau de performance que lors de la fin de saison à Abu Dhabi, qui est en fait une base de travail assez correcte. Et ensuite, nous voulons le rendre plus fiable et d'une façon qui permette d'extraire de la puissance régulièrement et de manière viable, et ne pas avoir à baisser la puissance du moteur en raison d'inquiétudes sur la fiabilité ou les températures. C'est la base. Clairement, l'unité de puissance numéro 2 va être une avancée et l'unité de puissance 3 une autre avancée."

Quand il lui est demandé s'il y avait du potentiel pour le fameux "bouton magique", Abiteboul de conclure : "Je suis vraiment curieux de voir ce qu'il va rester des modes de qualifications maintenant qu'il y a certaines limitations d'essence et d'huile. On verra."

"Nous avons un mode de performance supplémentaire pour les qualifications. Nous verrons. Je ne veux pas trop en dire à ce stade."

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Auteur Jonathan Noble
Type d'article Actualités