Renault - Les nouvelles règles moteur apporteront ce dont la F1 a besoin

Renault est convaincu que les changements de règles décidés par les motoristes permettront de réduire les coûts et de rapprocher les performances, comme exigé par les dirigeants de la F1.

Renault - Les nouvelles règles moteur apporteront ce dont la F1 a besoin
Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport F1
Remi Taffin, Directeur Technique Moteur Renault Sport F1 avec Nick Chester, Directeur Technique Châssis Renault Sport F1 Team, Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport F1, Bob Bell, Directeur Technique Renault Sport F1 Team et Frédéric Vasseur, Directeur de la Compétition Renault Sport F1 Team
Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport F1
Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport, Eric Boullier, Directeur de la Compétition McLaren, Gene Haas, Fondateur et Président de Haas F1, Maurizio Arrivabene, Ferrari, Team Principal, Toto Wolff, Directeur Exécutif Mercedes GP et Christian Horner, Team Principal Red Bull Racing lors de la conférence de presse
Départ : Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 Team W07, Valtteri Bottas, Williams FW38 et Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07 se touchent
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H et Kimi Raikkonen, Ferrari SF16-H se touchent au départ
Max Verstappen, Scuderia Toro Rosso STR11 et Kevin Magnussen, Renault Sport F1 Team R.S.16 en lutte pour une position
Kevin Magnussen, Renault Sport F1 Team RS16 et Max Verstappen, Scuderia Toro Rosso STR11
Kevin Magnussen, Renault Sport F1 Team R.S.16
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-16 au départ de la course alors que Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 et Kimi Raikkonen, Ferrari SF16-H roulent avec des ailerons avant cassés
Kevin Magnussen, Renault Sport F1 Team RS16 devant son équipier Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team RS16

Le projet pour réduire les coûts et assurer une convergence de la puissance moteur a été approuvé par les constructeurs et le Groupe Stratégique en début de semaine. Néanmoins, il n'a pas pu être voté par la Commission F1, en raison de trop nombreuses absences pour atteindre le quorum. Un vote électronique doit avoir lieu cette semaine pour y remédier. 

Les changements de règles incluent une réduction des coûts de plus de quatre millions d'euros par an d'ici 2018, avec davantage de pièces standards utilisées et un nombre d'unités de puissance limité à trois par pilote et par saison.  Cependant, ce plan n'a pas reçu un soutien unanime, puisque Christian Horner l'a ouvertement critiqué en marge du Grand Prix de Chine. Mais Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport Racing, assure que la mise en place de ces propositions offrira exactement ce dont la F1 a besoin pour lui rendre une image positive. 

"Je comprends pleinement les préoccupations du détenteur des droits commerciaux [la FOM], de la FIA, et aussi des équipes en ce qui concerne la situation moteur au sujet des coûts et de l'inégalité de performance", déclare le Français à Motorsport.com. "Mais c'est bien aussi de regarder les faits et la réalité. Ce que je vois et ce que j'observe, c'est que Honda et Renault rattrapent leur retard. Nous sommes ouvert à un éventail de règles qui diminueront le nombre d'unités de puissance fabriquées, ce qui fera mécaniquement baisser le prix ; nous sommes ouverts à ça, ce qui aidera les petites équipes."

"Ce que j'observe aussi, c'est que Red Bull, qui n'était pas clair quant à sa stratégie moteur l'année dernière, a un moteur qui lui donne la capacité de se battre pour la première ligne à Shanghai et de figurer dans le top 3 au championnat constructeurs. Alors ce que je vois, c'est que les choses se régulent toutes seules et, même si je suis Français, je n'aime pas quand il y a trop d'intervention de l'administration pour dire ce qui devrait se faire ou non."

"Je pense qu'avec Red Bull, par exemple, nous avons travaillé l'un avec l'autre pendant huit ans, nous avons connu des hauts et des bas, mais il y a toujours eu une manière de résoudre les choses", ajoute Abiteboul. "Nous nous connaissons extrêmement bien avec Helmut Marko et Christian Horner. C'est mieux si nous essayons de nous concentrer sur un gros défi en F1, et je ne crois pas que le moteur est le plus grand challenge auquel faire face. C'est mon avis."

Un prix acceptable

Abiteboul estime que l'objectif d'une fourniture moteur limitée à 12 millions d'euros par saison est correcte, car cela ramènera les coûts des équipes clientes à un niveau similaire à celui des V8 avant 2014.

"Renault prépare son soutien avec un prix qui est abordable pour les équipes, mais nous discutons de faire baisser le prix en-dessous de 12 millions d'ici deux ans, quand les coûts de développement seront plus bas et que le nombre de moteurs à produire sera plus faible."

"Franchement, 12 millions c'est acceptable. Ce sera plus ou moins une base historique ; les V8 étaient autour de 8 ou 9 millions, mais si on ajoute le KERS c'était proche de 12 millions. Si l'on regarde la complexité de l'unité de puissance, en termes de moteur et d'efficience, c'est acceptable."

Rapprochement des performances

Pour Abiteboul, une fois le problème des coûts corrigé, il n'y aura plus beaucoup de place pour la crainte de Red Bull, qui pointe les différences de performances entre les unités de puissance. 

"L'inégalité des performances a causé toutes sortes de tactiques et de manœuvres en ce qui concerne Red Bull, car si le moteur devient un gros différentiateur de performance, cela fait soudainement bouger les positions respectives dans un sens ou dans l'autre", estime Abiteboul. "Je comprends pourquoi ce n'est pas acceptable pour une équipe de la taille de Red Bull, franchement ; même si au final, si une équipe comme Red Bull veut son indépendance, elle devrait construire son propre moteur. Ils en ont les capacités financières."

"Ils pourraient décider de développer leur propre moteur, c'est pour cela qu'il y a quelque chose qui n'est pas complètement juste. Ils ont l'argent mais ne doivent pas le dépenser pour le moteur, alors ils le dépensent pour le châssis et les pilotes, ce qui leur donne un avantage. Mais ils ont été intelligents, c'est juste de le reconnaître."

Avec Jonathan Noble

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