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Actualités

"Ridicule" de croire que Renault pourra lutter contre le top 3 en 2019

Marcin Budkowski, le directeur technique de Renault, estime qu'il serait "ridicule" pour son écurie de croire qu'elle peut battre Mercedes, Ferrari et Red Bull dès la saison prochaine.

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS 18

Même si Renault progresse de façon constante depuis deux saisons et que l'écurie semble en bonne position pour terminer à la quatrième place du classement constructeurs, son objectif initial, Budkowski doute grandement fait que le Losange puisse lutter avec le top 3 dès 2019. Il pense en effet que se battre pour la victoire ne sera possible qu'au moment de la grande refonte réglementaire prévue pour 2021.

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"Évidemment, j'espère que ce sera différent mais il faut y aller pas à pas. Nous sommes à 1,5 seconde des équipes de pointe, et si j'étais assis là en pensant que nous allons revenir contre des structures comme Mercedes et Ferrari, ces organisations immenses, avec des gens super compétents, [j'aurais tort]. Nous avons grandi sur les deux dernières années, mais ils ont des structures de 900 personnes depuis de nombreuses années. La stabilité est un avantage pour eux, donc il serait ridicule pour moi de dire que nous allons les battre l'année prochaine."

"Notre objectif est de continuer à progresser fortement et, pour être honnête, réduire cet écart est un véritable accomplissement. J'espère clairement que nous pourrons être bien plus proches d'eux en 2020. Mais je ne vais pas faire de prédictions parce que ça ne serait pas raisonnable."

"2021 représente un changement potentiel de réglementation, si cela se confirme, et nous devons voir cela comme une opportunité. Tout changement potentiel est une opportunité et un risque, de notre point de vue, et une vraie remise à plat des règles nous serait favorable s'il s'agit d'un nouveau départ."

Pas de coup de poignard dans le dos

Depuis le retour officiel de Renault en tant qu'écurie d'usine, de nombreux changements sont intervenus pour remettre Enstone sur les rails et dans les meilleures conditions pour répondre aux objectifs de retour vers les sommets. Mais pour Budkoswki l'une des forces de l'usine est son esprit d'équipe.

"Il y a vraiment un bon groupe de personnes à la base, et c'est un environnement très apolitique, donc c'est un super environnement de travail, très plaisant. C'est un lieu où les gens passent leur temps à réfléchir à la manière de rendre la voiture plus performante plutôt qu'à la manière de poignarder tout le monde dans le dos. Donc je pense que c'est fantastique et c'est bien mieux que certains endroits dans lesquels j'ai pu travailler avant", explique celui qui est passé par Prost, Ferrari et McLaren.

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Même s'il n'entrevoit pas vraiment de changement radical dans la situation de Renault pour 2019, l'objectif reste de se placer au-dessus du milieu de peloton. "Il faut vraiment que l'on s'implante, que l'on sorte du milieu de peloton, et que l'on soit une équipe qui commence à se rapprocher des gars de devant. Il est difficile de se donner des objectifs relatifs parce qu'ils dépendent de la progression de tous les autres. Je pense qu'il faut que l'on montre que nous émergeons du milieu de peloton."

Quand il lui est demandé si Renault a besoin de faire plus de progrès sur le plan du châssis ou du moteur, le technicien polonais de répondre : "Les deux, je pense. Sur le moteur et le châssis, sur la manière de faire fonctionner la voiture, partout l'écart est significatif et il faut progresser des deux côtés."

Avec Jonathan Noble

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