Robertson : "Räikkönen sait dans quoi il s'engage"

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Par : Basile Davoine
24 sept. 2018 à 10:06

Manager de Kimi Räikkönen, Steve Robertson revient longuement sur l'état d'esprit du pilote finlandais et des motivations qui l'ont poussé à se lancer un nouveau défi chez Sauber en 2019.

Kimi Raikkonen, Ferrari
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H, Charles Leclerc, Sauber C37
Le deuxième, Kimi Raikkonen, Ferrari
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H, sort des stands
Kimi Raikkonen, Ferrari, talks to the media
Charles Leclerc, Sauber C37, devant Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Kimi Raikkonen, Ferrari
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H

Alors qu'il fêtera ses 39 ans le mois prochain, Kimi Räikkönen a décidé qu'il n'en avait pas terminé avec sa – déjà longue – carrière en Formule 1. Le Champion du monde 2007, non conservé par Ferrari qui a choisi de lancer Charles Leclerc dans le grand bain pour 2019, a rapidement trouvé l'opportunité de conserver un volant : il bouclera la boucle en retrouvant l'an prochain l'écurie de ses débuts, Sauber.

La décision de Räikkönen de rejoindre une écurie qui ne se bat pas aux avant-postes, plutôt que de quitter la catégorie reine, a surpris. Elle dénote aussi d'une passion certainement plus intense qu'on ne le croit pour son sport, ce qu'explique longuement le manager du pilote finlandais, Steve Robertson.

"Kimi veut piloter des F1, il adore ça", explique-t-il. "Les gens sont surpris, parce qu'après avoir piloté pour Ferrari pendant autant d'années, ils s'attendaient à le voir partir sur son yacht, profiter de la vie. Mais il adore piloter des F1, il prend son pied comme ça. Kimi adore être à la limite. S'il ne fait pas ça, il veut faire du motocross, mais c'est le pinacle pour lui."

"Une fois que nous avons su que ça ne se ferait pas avec Ferrari, il voulait signer un contrat. Je pense qu'il faut aussi regarder la situation d'ensemble chez Sauber. Ils ont des soutiens désormais. Il y a deux ans, serait-il allé là-bas alors que l'équipe était à la peine ? D'abord, ils n'auraient pas pu se le permettre, et puis c'était un navire qui prenait l'eau."

"Désormais, ils ont pris Kimi, un pilote de premier rang en F1, un Champion du monde, et ça montre leur intention, ça montre ce qu'ils veulent. Ils auraient pu prendre un pilote qui apporte de l'argent. Au final, les deux parties veulent la même chose. Il veut les aider."

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Räikkönen a beaucoup à offrir à Sauber

Le défi que se lance Räikkönen chez Sauber n'a pas l'allure d'un dernier tour de piste mais d'un plan sérieux, en témoignent les deux années d'engagement. Quant à la perspective de se retrouver en milieu de grille, Robertson ne croit pas au scénario de la frustration qu'elle pourrait engendrer.

"Personnellement, je ne pense pas que ce sera le cas", estime-t-il. "Car au final, il travaillera avec l'équipe pour essayer d'améliorer les choses. Il sait très bien dans quoi il s'engage. Il n'avait pas à le faire, il le fait car il a le sentiment de pouvoir les aider."

"Je pense qu'il faut avoir un état d'esprit différent. Je dirais que le fossé s'est creusé avec les grandes équipes. Si l'on disait dès maintenant que l'on terminera septième ces deux prochaines années, je signerais. Car ce serait le meilleur résultat possible. Il faut être réaliste, et il serait fier de les aider à grandir. Il sait qu'il n'y aura pas de victoire, à moins d'une course absolument étrange. Mais en termes de développement, il a beaucoup à leur offrir."

"Il sait que c'est un rôle différent de ce qu'il a chez Ferrari. Les connaissances de Kimi, l'accent qu'il met sur le développement, il peut vraiment les aider à aller dans la direction qu'ils veulent pour aller plus vite."

Pour Robertson, la situation dans laquelle va se retrouver Räikkönen sera finalement comparable à celle qui était la sienne chez Lotus, lors de son retour en Formule 1 en 2012. Il y avait plus de liberté que chez McLaren ou Ferrari.

"Les gens m'ont dit que Kimi était ensuite plus détendu", se souvient Robertson. "Éric Boullier disait, à l'époque : 'Nous n'exigeons pas beaucoup de Kimi, nous savons ce qui le rend heureux et ce qui ne lui plaît pas, et nous le laissons faire'. Il avait le sentiment de pouvoir davantage être lui-même. Dans des équipes comme Ferrari, il y a une structure d'entreprise plus importante, et c'est différent."

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Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités