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Actualités

Silverstone 1950 : Là où tout a commencé

Il faut remonter à la fin du XIXè siècle pour trouver les premières traces de courses officielles entre monoplaces

Il faut remonter à la fin du XIXè siècle pour trouver les premières traces de courses officielles entre monoplaces. Un Championnat d'Europe a même eu lieu au cours des années 30, la période des "Titans" où, bien avant Rosberg et Hamilton aujourd'hui, les Mercedes imposaient leur domination en compagnie des Auto-Union (conglomérat de quatre marques incluant l'actuelle Audi). Mais l'Histoire a retenu le Samedi 13 Mai 1950 comme la date de naissance du Championnat du Monde de Formule 1, sur le circuit de Silverstone.

Après la Deuxième Guerre Mondiale, tout était à reconstruire, y compris les circuits. Heureusement pour l'Angleterre, il restait encore beaucoup d'aérodromes. L'un d'entre eux se situait en dehors du village de Silverstone, en plein cœur du pays : l'endroit idéal pour reprendre les compétitions automobiles internationales en Angleterre. Après un "one shot" en 1948 qui vit la victoire de Luigi Villoresi sur Maserati devant 100 000 personnes, Silverstone était prêt pour d'autres courses.

La première course de l'Histoire de la Formule 1 était un réel événement en Grande Bretagne, à tel point que le roi George VI assista lui-même à ce "Grand Prix d'Europe". Cependant les constructeurs ne partageaient pas tous cet enthousiasme. Certains étaient encore en pleine reconstruction, à l'image des constructeurs allemands qui ne reviendront que quelques années plus tard, alors que d'autres ont préféré s'engager dans des épreuves de moindre importance mais plus lucratives financièrement parlant. Ce fut le cas du constructeur français Gordini et de... la Scuderia Ferrari. En effet, la marque au cheval cabré participa à une course qui relève de l'anecdote dans l'Histoire, à Mons en Belgique, et manqua les débuts officiels.

Ainsi, les Alfa Romeo faisaient figure de favorites logiques : elles avaient repris la main après la guerre avec leur Alfetta 158 à compresseur malgré la concurrence de Ferrari. Or des doutes subsistaient : en 1949, l'équipe italienne avait en effet perdu ses trois fer de lance : Achille Varzi et Jean-Pierre Wimille – alors grand favori du championnat avant sa création – s'étaient tués en essais de divers Grands Prix, alors que le comte Felice Trossi décéda d'un cancer. Cependant en 1950, elle disposait d'un nouveau trio tout aussi estimable : les Italiens Luigi Fagioli et Giuseppe "Nino" Farina, et l'Argentin Juan Manuel Fangio.

La course vit les "Trois F" (tel était leur surnom dans la presse) se battre pour la victoire sans concurrence. C'est le cadet Farina qui l'emporta devant Fagioli, Fangio ayant renoncé après qu'une canalisation d'huile se soit brisée. Un abandon qui allait avoir son importance au décompte final puisque Farina l'emporta au Championnat du Monde pour trois points.

Or l'année suivante vit une nouvelle fois Silverstone rentrer dans l'Histoire...

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