Trois courses consécutives, c'est peu probable pour 2019
Les écuries de Formule 1 ne s'attendent pas à avoir trois Grands Prix en autant de week-ends lors de la saison 2019.
Le Grand Prix de Grande-Bretagne est la troisième course consécutive après celles en France et en Autriche, et les équipes ne vont avoir qu'une semaine de repos avant deux nouvelles manches d'affilée en Allemagne et en Hongrie.
Le Groupe Stratégique a tenu cette semaine une réunion lors de laquelle Liberty Media, détenteur des droits commerciaux, a dévoilé son souhait d'éviter ces trois courses consécutives, aussi connues sous le nom anglais de "triple-header".
"De ce que je sais, il ne va probablement pas y avoir de triple-header l'an prochain", révèle Zak Brown, PDG de McLaren Racing. "C'est ce qui a été discuté lors de la réunion du Groupe Stratégique cette semaine, mais je ne pense pas que ce soit gravé dans le marbre. Je pense que la plupart des équipes, voire toutes, préféreraient ne pas enchaîner trois courses."
Les écuries ont dû recruter pour résoudre les problèmes logistiques posés par ces trois courses consécutives, par exemple le besoin de conduire les camions d'un pays à l'autre. Elles ont aussi tenté d'organiser une rotation des responsabilités pour donner des pauses aux employés.
"Le plus important, ce sont les gens", insiste Claire Williams, directrice adjointe de l'écurie éponyme. "Ils consentent des efforts énormes, et quand ils ne peuvent pas rentrer chez eux, c'est dur pour eux et pour leurs familles. Je doute qu'un triple-header apparaisse de nouveau au calendrier. Peut-être avons-nous compris à quel point c'est dur pour tout le monde."
La F1 pourrait ajouter une course à Miami à son calendrier pour la saison prochaine, tandis qu'un Grand Prix en Allemagne paraît peu probable.
Directeur de l'équipe Haas, Günther Steiner craint que tenir tant de courses en si peu de temps ne soit pas bénéfique à la F1 : "Il n'y a pas que pour les équipes que ça représente un défi, il faut aussi voir ce qu'en pensent les fans, s'il y a un facteur de saturation qui entre en jeu, si personne ne regarde cette troisième course consécutive. La Formule 1 sait très bien surmonter les challenges logistiques et techniques, c'est là que nous excellons. Mais cela a un coût, financier et humain."
"Nous pouvons tout faire, même quatre ou cinq courses d'affilée, mais le voulons-nous vraiment ? Cela en vaut-il la peine ? C'est pourquoi nous devons en tirer quelque chose de positif. Si c'est pareil ou négatif, pourquoi le ferions-nous à l'avenir ?"
Quant à Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport F1, il déclare à Motorsport.com qu'il préférerait "donner la priorité à la qualité sur la quantité".
"Une course de Formule 1 doit être quelque chose de spécial. S'il y en a davantage, ce sera difficile, mais je ne pense pas que ce soit ce qui compte. Il faut surtout se demander quel est le bon équilibre entre être là constamment et avoir un peu d'attente. Je pense que c'est bien de se faire un peu désirer parfois, comme dans une histoire d'amour. Si l'on est constamment disponible, l'amour peut faiblir un peu. Il faut maintenir ce sentiment d'être unique", conclut Abiteboul.
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