"Pas de risque, pas de fun" : l'origine de l'ascension de Verstappen
Helmut Marko estime que l'attitude plus prompte à la prise de risques de Red Bull est la clé des succès récents de l'écurie et de Max Verstappen par rapport à Mercedes.
La série de titres pilotes remportés par Mercedes depuis 2014 a pris fin, dans des conditions polémiques, lors du Grand Prix d'Abu Dhabi 2021, qui a vu la victoire et le sacre de Max Verstappen. Arrivé avant même ses 18 ans en Formule 1, le Néerlandais a concrétisé les espoirs placés en lui, aidé par une Red Bull enfin à la hauteur de l'écurie allemande ; pas suffisamment, toutefois, pour empocher le titre constructeurs.
Avant l'arrivée en discipline reine de Verstappen, il était au centre d'une lutte opposant déjà les deux structures au moment de tenter de l'intégrer à leur programme respectif. Et si Red Bull a remporté la mise courant 2014, c'est en partie car le chemin promis vers la Formule 1 était bien plus direct que ce que proposait Mercedes, puisqu'il a été titularisé chez Toro Rosso dès 2015.
S'exprimant dans le cadre du livre "Formula Max", publié par nos collègues de l'édition néerlandaise de Motorsport.com, le conseiller Red Bull Helmut Marko a mis en avant l'approche de son écurie en la matière, en opposition à celle de Mercedes.
"Bien sûr, nous savions que Max parlait aussi avec Mercedes. Mais avec Mercedes, il ne serait pas arrivé en Formule 1 aussi rapidement. Ils ne prennent pas ces risques avec un nouveau venu. Mais mon plan pour le recruter et le mettre directement en Formule 1 n'était pas pour damer le pion à Mercedes. C'était simplement parce que je voyais qu'il était prêt pour la Formule 1 et c'était le cas. Je dirais qu'en général, Red Bull est différent de Mercedes, nous avons beaucoup plus une mentalité 'pas de risque, pas de fun'."
Max Verstappen au volant de la Red Bull RB16B
En dépit des critiques sur la promotion en F1 d'un pilote de 17 ans en 2015 et des difficultés rencontrées lors de ses premières saisons par le Néerlandais, Marko assure que Red Bull n'a jamais douté avoir pris la bonne décision. "Les critiques étaient prévisibles, mais en toute honnêteté, c'était un risque calculé. Nous avons fait passer à Max tous les tests appropriés chez Toro Rosso dans le cadre de la réglementation."
"Il a fait sa première apparition en EL1 [en 2014] sur l'un des circuits les plus difficiles du calendrier, Suzuka, et c'était quelque part une bonne chose de voir comment il allait se comporter sur une piste aussi difficile. Dans l'ensemble, c'était une très bonne préparation pour sa première saison de F1. Bien sûr, c'est toujours un risque, car les pilotes qui réussissent dans les catégories juniors ne sont pas forcément amenés à réussir en Formule 1."
"Mais lors de la conversation que j'ai eue avec lui, j'étais convaincu qu'il était en avance sur son temps. Tant physiquement que mentalement, il était assez fort pour la F1. Nous n'avons jamais douté de notre décision. Max avait un coéquipier plus expérimenté chez Toro Rosso avec Carlos Sainz, il avait beaucoup plus d'expérience dans les catégories junior, mais Max a immédiatement commencé au même niveau."
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