Vettel - La course doit conserver une part de danger

Prenant la parole à l’ouverture de la Conférence Sport de la FIA à Turin, Sebastian Vettel a évoqué la fine ligne qui sépare le danger de la sécurité en sport automobile. 

Vettel - La course doit conserver une part de danger
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H avec un sac en plastique sur l'avant
Sebastian Vettel, Ferrari lors de la conférence de presse
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari fête sa deuxième place sur le podium
Sebastian Vettel, Ferrari fête sa deuxième place sur le podium
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H, devant Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12

Parfois, pour regarder vers l’avant, il faut d’abord se retourner et réfléchir quant à la voie déjà empruntée. C’est ce sur quoi s’est penché un groupe de discussion lors de la Conférence Sport annuelle de la FIA à Turin. Le panel était composé d’un certain nombre de visages connus (pour ne pas dire de héros) du monde du sport automobile, allant de Jacky Ickx à Petter Solberg, en passant par Allan McNish, Emanuele Pirro et Sebastian Vettel. 

Tous ont de belles histoires à raconter pour expliquer comment ils sont tombés amoureux de la puissance et de la vitesse, mais c’est le quadruple Champion du monde de F1 qui a marqué les esprits avec ses commentaires sur le besoin de conserver une part de danger dans le sport tout en avançant sur la sécurité. 

"Le fait que les voitures soient devenues beaucoup plus sûres est évidemment très appréciable pour nous, car quand on connaît un peu l’histoire et qu’on lit un peu, [on apprend] qu’il y a de nombreuses années les pilotes n’étaient pas aussi chanceux, les voitures n’étaient pas aussi sûres qu’elles le sont aujourd’hui. Alors je crois qu’il faut trouver le bon compromis", a déclaré Vettel.

"Les ingrédients que sont la passion, la vitesse, le danger et le bruit sont très importants. Nous voulons également rendre le sport plus sûr - nous ne pouvons pas fermer les yeux si de mauvaises choses arrivent - [et] je crois que nous devons réagir. Je crois que nous avons [appris] ces dernières années, que nous apprenons encore, et je pense que c’est la bonne approche."

"C’est [un équilibre difficile], et ça pourrait sonner faux au début, mais je crois que d’une certaine manière le sport doit rester dangereux, car c’est ce qui attire les gens. [Si] on perd cet ingrédient, les gens n’ont plus le sentiment que c’est quelque chose qui est hors de leur portée, et ça devient moins excitant."

Vettel et "la passion de la vitesse"

Revenant sur sa propre expérience et son histoire d’amour avec le sport automobile, Vettel a souligné que c’était la vitesse de la course qui avait alimenté son imagination quand il était enfant. 

"Ce qui me fascinait quand j’étais petit, c’était la vitesse, et je crois que la course devrait conserver ses piliers historiques, et la vitesse en est un essentiel", a souligné Vettel. "Je crois que la passion de la vitesse - on l’a ou on ne l’a pas - est excitante."

"La sensation de vitesse et les passages en courbe que l’on peut avoir sont incroyables, et je crois que c’est resté l’un des principaux piliers à travers l’histoire du sport automobile. Parlez-en à des pilotes comme Sir Stirling Moss, du temps où la Formule 1 était la meilleure et la plus excitante voiture que l’on pouvait conduire. Je pense que, dans une certaine mesure, le danger est un ingrédient qui rend aussi cela excitant."

Des critiques à tort à Bakou

Vettel a rejoint Turin en provenance de Bakou, où s’est déroulé pour la première fois un Grand Prix en Azerbaïdjan. L’Allemand estime que le tracé était un exemple d’équilibre idéal entre danger et sécurité. 

Le circuit, avec ses virages sinueux et sa longue ligne droite de plus de deux kilomètres, a fait l’objet de sévères critiques avant le Grand Prix d’Europe qui a eu lieu dimanche, mais il a été conçu pour donner une illusion de danger tout en offrant des protections adéquates en cas d’incident. 

"Le circuit a été très critiqué pour être trop dangereux, mais je ne suis pas d’accord", a lancé Vettel. "La FIA et les gens à Bakou ont fait un formidable travail pour mettre le circuit en place dans un endroit qui n’est pas fait pour la course, et c’est fantastique. C’est spectaculaire et il y a vraiment très peu de place pour l’erreur. C’est ce qui rend la course si enthousiasmante, et je crois que c’est ce qui l’a rendue excitante par le passé, et c'est ce qui la rendra encore excitante."

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