Williams a vécu l'un de ses week-ends "les plus difficiles" au Brésil
L'écurie Williams a vécu un Grand Prix de São Paulo particulièrement éprouvant, avec une journée du dimanche marquée à elle seule par trois accidents sérieux, et beaucoup de dégâts sur les monoplaces.
Photo de: Andrew Ferraro
Si l'équipe Williams a semblé sur une bonne dynamique depuis le mois de septembre et l'arrivée dans ses rangs du phénomène Franco Colapinto en remplacement de Liam Lawson, la structure britannique a connu un week-end plus que compliqué au Brésil.
Les choses semblaient pourtant bien se présenter alors que, lors de la séance qualificative reportée à dimanche matin, Alex Albon se positionnait aux avant-postes lors de la Q3. Mais le pilote britannico-thaïlandais détruisait sa monoplace en sortant violemment sur une piste détrempée, à quelques minutes de la fin.
Un choc qui contraignait les officiels à brandir le drapeau rouge et qui, surtout, forçait Albon à faire l'impasse sur le reste de sa journée et à déclarer forfait pour la course, disputée quelques heures plus tard.
Avant cela, Franco Colapinto avait lui aussi fortement endommagé sa FW46 en Q1, mais le travail acharné des mécaniciens de l'équipe Williams permettait à l'Argentin de s'aligner finalement au départ, à la 18e place sur la grille.
Franco Colapinto a été piégé deux fois par les conditions dantesques au Brésil.
Photo de: Andrew Ferraro / Motorsport Images
Ce dernier tentait de déjouer les conditions extrêmement difficiles durant le Grand Prix, connaissant une première alerte avec un accrochage avec la Haas d'Oliver Bearman, mais parvenait à poursuivre son chemin. Colapinto stoppait un peu plus tard pour monter des pneus intermédiaires, mais le Sud-Américain, qui évoluait aux alentours du top 15, heurtait violemment le mur au virage 14, ce qui détruisait une nouvelle fois sa monoplace, et mettait évidemment un point final à sa course.
Après l'épreuve, James Vowles, le directeur de l'écurie Williams, a reconnu que son équipe avait vécu l'un de ses week-ends les plus difficiles au Brésil. "La nature de la Formule 1 est telle que vous pouvez vivre certaines des sensations et des résultats les plus incroyables, ainsi que certains des moments les plus difficiles que vous puissiez vivre dans un sport", a déclaré le Britannique.
"Je pense qu'il est juste de dire que ce week-end entre dans la deuxième case. Nous avons eu trois accidents incroyablement violents en quelques heures seulement et nous avons énormément de travail à faire pour nous remettre sur pied avant de nous rendre à Las Vegas dans quelques semaines."
L'issue du Grand Prix de São Paulo a été d'autant plus difficile à digérer que, dans le même temps, l'écurie Alpine, rivale directe au championnat, connaissait un week-end d'exception, plaçant ses deux pilotes Esteban Ocon et Pierre Gasly sur le podium.
Une performance qui valait à l'équipe d'Enstone de passer d'un coup de la neuvième et avant-dernière place au championnat à la sixième position du classement, laissant Williams à l'avant-dernier rang devant Sauber, seule écurie à n'avoir marqué aucun point depuis le début de saison.
"Nos rivaux, Alpine, ont été rapides en course, cela ne fait aucun doute", admet Vowles. "Ils méritaient ces positions, mais ils ont marqué un énorme paquet de points, ce qui les a ramenés à une position très élevée au championnat et nous a rétrogradés à la neuvième place."
Je voulais regarder cette course jusqu'à la fin pour m'assurer de me souvenir d'aujourd'hui, car ce n'est pas ce que je veux plus que nous ressentions cela à l'avenir.
"Je n'abandonne jamais avant que ce ne soit vraiment le moment, et ce ne sera pas avant que nous soyons à Abu Dhabi et que le drapeau à damier soit tombé. Nous avons deux pilotes rapides et une voiture rapide."
Désormais distancée par les trois formations qui la précèdent, et qui se tiennent en cinq points seulement (Alpine, Haas et VCARB), l'écurie Williams doit trouver la motivation pour aborder les trois manches restantes au calendrier.
"Nous devons participer à chacun de ces week-ends et faire tout ce qui est possible, tout en veillant à toujours garder le cap sur 2025 et 2026, car c'est là, comme je l'ai toujours dit, que se situe notre véritable objectif", continue Vowles. "Il s'agit de poser les bonnes fondations pour nous rapprocher de cet horizon 2026."
"Cela ne rend pas le moment moins douloureux. Loin de là, je souffre en ce moment. Mais en fait, je voulais regarder cette course jusqu'à la fin pour m'assurer de me souvenir d'aujourd'hui, car ce n'est pas ce que je veux que nous ressentions à l'avenir."
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