Top 10 - Les meilleurs pilotes GP2 en 2016

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Top 10 - Les meilleurs pilotes GP2 en 2016
Par : Benjamin Vinel
27 déc. 2016 à 09:00

Qui ont été les meilleurs pilotes du championnat 2016 de GP2 Series ? Nous analysons la saison de chaque membre de notre top 10.

Le départ
Nobuharu Matsushita, ART Grand Prix, Marvin Kirchhofer, Carlin, au départ
Nobuharu Matsushita, ART Grand Prix
Nobuharu Matsushita, ART Grand Prix
Nobuharu Matsushita, ART Grand Prix
Le vainqueur Nobuharu Matsushita, ART Grand Prix
Nobuharu Matsushita, ART Grand Prix
Jordan King, Racing Engineering
Jordan King, Racing Engineering
Jordan King, Racing Engineering
Jordan King, Racing Engineering
Jordan King, Racing Engineering
Jordan King, Racing Engineering
Alex Lynn,, DAMS
Le vainqueur Alex Lynn, DAMS
Alex Lynn, DAMS
Alex Lynn, DAMS
Alex Lynn, DAMS
Alex Lynn, DAMS
Luca Ghiotto, Trident
Luca Ghiotto, Trident
Luca Ghiotto, Trident
Luca Ghiotto, Trident
Luca Ghiotto, Trident
Luca Ghiotto, Trident
Oliver Rowland, MP Motorsport
Oliver Rowland, MP Motorsport
Podium : le troisième Oliver Rowland, MP Motorsport
Oliver Rowland, MP Motorsport
Oliver Rowland, MP Motorsport celèbre sa 3e place
Oliver Rowland, MP Motorsport
Norman Nato, Racing Engineering
Norman Nato, Racing Engineering
Norman Nato, Racing Engineering, vainqueur de la course
Norman Nato, Racing Engineering
Norman Nato, Racing Engineering
Norman Nato, Racing Engineering
Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME
Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME
Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME
Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME
Raffaele Marciello RUSSIAN TIME
Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Antonio Giovinazzi, PREMA Racing
Le vainqueur Antonio Giovinazzi, PREMA Racing
Antonio Giovinazzi, Prema Racing
Le vice-champion GP2 2016 Antonio Giovinazzi, PREMA Racing
Antonio Giovinazzi, PREMA Racing
Le vainqueur Antonio Giovinazzi, PREMA Racing
Antonio Giovinazzi, PREMA Racing
Pierre Gasly, PREMA, Racing
Pierre Gasly, Prema Powerteam
Le vainqueur Pierre Gasly, PREMA Racing
Pierre Gasly, PREMA Racing
Le vainqueur Pierre Gasly, PREMA, Racing
Le Champion Pierre Gasly, PREMA Racing
Pierre Gasly, PREMA Racing

10.  Nobuharu Matsushita

ART Grand Prix

11e, 92 points

Victoires : 1 ( Monaco C2)

Pourcentage des points de l'équipe : 36,7%

Après une première saison en Europe honorable pour ses débuts en GP2, on s'attendait à voir Nobuharu Matsushita un peu plus haut dans la hiérarchie, mais cela ne s'est pas réalisé.

Pourtant, un certain potentiel était là, comme le montrent ses quatre meilleurs tours en course, mais le Japonais ne l'a pas concrétisé. En qualifications, le pilote ART a alterné le bon et le moins bon, se qualifiant quatre fois dans le top 5 mais six fois au-delà du top 8.

Certes, il y a eu cette victoire à Monaco, où Matsushita a admirablement profité de la grille inversée pour dominer la course sprint avec plus de 13 secondes d'avance sur ses rivaux.

Le pilote ART aurait toutefois pu en remporter une deuxième à Bakou s'il n'avait pas commis une manœuvre douteuse qui a provoqué un carambolage alors qu'il menait le peloton lors d'un restart. Cela lui a d'ailleurs valu un meeting de suspension.

La fin de la saison a été difficile, mais Matsushita a tout de même conclu l'année sur une bonne note à Abu Dhabi : une excellente course principale sur la stratégie alternative prime/option pour obtenir la deuxième place, puis une belle remontée à la quatrième position le lendemain.

9.  Jordan King

Racing Engineering

7e, 122 points

Victoires : 2 ( Red Bull Ring C2,  Silverstone C2)

Pourcentage des points de l'équipe : 47,3%

Cette année, Jordan King semblait être un nouveau Javier Villa – un pilote qui profite de nombreuses huitièmes places le samedi pour s'élancer en pole position de la course sprint le dimanche grâce à la grille inversée, avec plusieurs victoires à la clé.

En effet, en course principale, King s'est classé deux fois septième, et huitième à trois reprises, ce qui lui a permis de s'élancer en première ligne lors de la moitié des courses sprint.

Il faut néanmoins reconnaître que la pole position n'est pas synonyme de victoire et que la concrétiser n'est pas une mince affaire. King a le mérite d'être monté sur le podium à quatre reprises sur ces cinq courses, remportant deux d'entre elles – avec brio, à chaque fois dans des conditions météorologiques délicates.

On note également une belle deuxième place lors de la course principale de Spa-Francorchamps, même si le pilote Racing Engineering n'a rien pu faire pour résister à Gasly.

Reste que King n'a marqué que 52 points en excluant les courses à grille inversée ; cela le positionnerait au 12e rang de la hiérarchie. Quelque peu décevant.

8.  Alex Lynn

DAMS

6e, 124 points

Victoires : 3 ( Barcelone C2,  Hockenheim C2,  Abu Dhabi C2)

Pourcentage des points de l'équipe : 84,4%

Après une première saison très convaincante chez DAMS, Alex Lynn faisait certainement partie des favoris pour la saison 2016 en rempilant au sein de l'équipe française, qui a déjà remporté trois titres des pilotes dans l'ère de la GP2/11.

Et pourtant, ce fut une catastrophe. Lynn s'est classé sixième comme l'an dernier, et même s'il a marqué davantage de points, on pourrait considérer qu'il a fait pire.

En effet, en 2015, l'Anglais jouait fréquemment aux avant-postes et avait gâché deux victoires possibles ou probables par des fautes de pilotage en course principale.

Cette année, auteur de performances tantôt convaincantes, tantôt anonymes en qualifications, Lynn n'est monté sur le podium qu'une fois le samedi, obtenant toutefois trois victoires méritées en course sprint. On note également une très belle remontée de la onzième à la troisième place le dimanche au Red Bull Ring.

Certes, le pilote DAMS a largement dominé son coéquipier Nicholas Latifi, mais Williams attendait certainement davantage et il n'est pas surprenant que Lynn n'ait pas fait partie des candidats au remplacement de Felipe Massa (même si le Brésilien est sur le retour !). Son avenir n'est en tout cas plus en GP2.

7.  Luca Ghiotto

Trident

8e, 111 points

Victoires : 1 ( Sepang C2)

Pourcentage des points de l'équipe : 100%

Si Antonio Giovinazzi n'avait pas été là, Luca Ghiotto aurait indéniablement été le rookie de l'année.

Celui qui a donné du fil à retordre à un certain Esteban Ocon pour le titre GP3 n'a pas vraiment pu s'appuyer sur son coéquipier, Philo Paz Armand réalisant l'exploit de ne pas finir une seule course dans le top 13. Pourtant, Ghiotto a démontré une progression remarquable. Les premières manches ont été quelque peu difficiles, mais l'Italien a commencé à monter régulièrement sur le podium à partir du cinquième meeting, à Silverstone.

La victoire est arrivée en fin de saison lors de la course sprint de Sepang, mais il ne s'agit pas de la performance la plus impressionnante de Ghiotto. C'est en Grande-Bretagne et en Allemagne que le pilote Trident a particulièrement impressionné.

À Silverstone, il a effectué de magnifiques dépassements sur Oliver Rowland et Nobuharu Matsushita par l'extérieur à Stowe pour finir deuxième. À Hockenheim, il est remonté de la 14e à la deuxième place, ne perdant la victoire que par une décision hasardeuse de la direction de course quant à un arrêt au stand illégal de Sergey Sirotkin.

Bien entendu, il y a eu les erreurs habituelles d'un rookie, mais c'est une première campagne plus que convaincante. Espérons que Ghiotto sera toujours présent en GP2 l'an prochain.

6.  Oliver Rowland

MP Motorsport

9e, 107 points

Pourcentage des points de l'équipe : 94,7%

Après dix courses de cette saison 2016, Oliver Rowland était en tête du championnat GP2, même si le top 7 se tenait en 15 points, et on se demandait si le Britannique allait pouvoir continuer sur ce rythme. Las, on ne l'a plus revu sur le moindre podium.

Rowland n'a pourtant pas démérité avec quatre arrivées dans le podium sur les cinq premiers meetings, et surtout neuf entrées dans les points – seule une sortie de piste dans le dernier tour de la course sprint de Bakou a empêché une série de dix. Impressionnant, pour un pilote toujours qualifié entre la cinquième et la neuvième places.

Le jeune pilote Renault n'est toutefois jamais monté sur la plus haute marche du podium ; or, les limites d'une écurie MP qui n'a jamais joué les premiers rôles et d'un coéquipier Daniël de Jong qui végète en fond de peloton depuis le début de sa carrière en GP2 se sont fait sentir de plus en plus au fil de la saison. Les résultats de Rowland se sont progressivement dégradés jusqu'à ne marquer qu'un point sur les cinq dernières courses.

Il convient néanmoins de rappeler que depuis l'arrivée de MP en GP2 en 2013, aucun pilote de l'équipe néerlandaise n'avait marqué plus de 47 points en une saison. Avec 107 unités au compteur, Rowland dépasse en quelque sorte les attentes, mais aura besoin d'une meilleure structure pour véritablement jouer le titre l'an prochain.

5.  Norman Nato

Racing Engineering

5e, 136 points

Victoires : 2 ( Barcelone C1,  Monza C2)

Pourcentage des points de l'équipe : 52,7%

Quelques doutes planaient sur Norman Nato à l'aube de cette saison de GP2. On savait le Cannois capable de belles choses, comme le montrent son titre de vice-champion en FR2.0 Alps après une longue lutte face à Daniil Kvyat ainsi que sa victoire à Monaco en Formule Renault 3.5. Cependant, sa première campagne en GP2, chez Arden International, n'avait pas été à la hauteur des attentes, avec une médiocre 18e place.

Nato a admirablement fait taire les critiques en prouvant qu'avec la bonne équipe, il pouvait évoluer aux avant-postes. Sa saison a commencé de façon admirable avec une victoire lors de la course principale de Barcelone, alors qu'un deuxième succès consécutif le samedi lui a échappé de façon quelque peu injuste lorsque la voiture de sécurité virtuelle a permis à Artem Markelov de lui chiper la première place à Monaco.

Deux accrochages s'apparentant à des incidents de course ont contraint le Français à l'abandon à Bakou, avant qu'il n'enchaîne trois septièmes places en course principale sans vraiment concrétiser depuis la première ligne de la grille le lendemain.

Par la suite, la chance n'a pas été du côté de Nato, accroché par Alex Lynn lors de la première course du week-end à Hockenheim, alors que sa Racing Engineering a rendu l'âme quand il était bien parti pour monter sur le podium, le samedi, à Spa-Francorchamps.

Heureusement pour lui, Nato a rapidement retrouvé les avant-postes avec une victoire à Monza en prime, et s'il n'atteindra probablement jamais la F1, il se dirige certainement vers une belle carrière de pilote professionnel.

4.  Raffaele Marciello

Russian Time

4e, 159 points

Pourcentage des points de l'équipe : 62,1%

La saison 2016 de Raffaele Marciello est un immense paradoxe. 19 arrivées dans les points en 22 courses, dont six podiums, mais pas la moindre victoire.

Après s'être classé dans le top 10 du championnat pour ses deux premières saisons en GP2, avec déjà huit podiums à la clé, l'Italien avait pourtant pour seule ambition le titre, mais il a manqué à l'association Russian Time/Marciello ce petit quelque chose pour jouer la victoire.

Déjà la performance sur un tour, puisque Marciello s'est qualifié septième en moyenne, jamais en première ligne, avec un retard moyen de 0"752 sur la pole position. Difficile, dans ces circonstances, de rivaliser avec Pierre Gasly quand celui-ci signe la pole une fois sur deux.

Marciello a pu compter sur sa constance en course et sur sa fiabilité – 11 arrivées dans le top 5, et pas le moindre abandon ! – mais ça n'a pas été suffisant.

Puisqu'il a quitté l'académie Ferrari et, de son propre aveu, préférerait partir en vacances plutôt que courir en Formule 1 s'il avait dix millions d'euros, Marciello a peu de chances d'atteindre la catégorie reine du sport automobile et devrait trouver refuge dans d'autres disciplines.

3.  Sergey Sirotkin

ART Grand Prix

3e, 159 points

Victoires : 2 ( Hungaroring C2,  Hockenheim C1)

Pourcentage des points de l'équipe : 63,3%

Meilleur rookie de 2015 face à des pilotes comme Alex Lynn et Pierre Gasly, Sergey Sirotkin partait favori pour 2016 en rejoignant l'équipe ART Grand Prix avec laquelle Stoffel Vandoorne avait dominé le GP2 comme jamais personne ne l'avait fait auparavant. De nombreuses erreurs ainsi que des problèmes mécaniques ont toutefois privé le pilote russe de toute chance de titre.

Pourtant, le potentiel était là. Après tout, Sirotkin a été le seul pilote non-Prema à signer plusieurs pole positions, l'une d'entre elles magistrale au Red Bull Ring.

Le pilote ART Grand Prix s'est toutefois mis des bâtons dans les roues en partant à la faute lors des courses principales de Barcelone et de Monaco, alors qu'il était à chaque fois sur les talons du leader Norman Nato. De nombreux points précieux ont alors été perdus, sans oublier un départ manqué depuis la pole position au Red Bull Ring.

Un podium et une victoire magistrale au Hungaroring ont toutefois remis Sirotkin en selle avant qu'un succès quelque peu favorisé par la direction de course à Hockenheim et une deuxième place le dimanche ne lui permettent de se propulser de la huitième à la première position au championnat, tout cela en l'espace d'un week-end.

La fin de saison n'a malheureusement pas été du même acabit avec des problèmes récurrents au niveau de la boîte de vitesses, malgré deux nouveaux podiums. Dommage que Sirotkin ait perdu la victoire de la course principale à Sepang en se faisant dépasser par Antonio Giovinazzi dans les derniers tours.

Quoi qu'il en soit, Renault semble souhaiter renouveler sa confiance à Sirotkin. C'est bon signe pour le Russe qui, après tout, n'a que 21 ans.

2.  Antonio Giovinazzi

Prema Racing

2e, 211 points

Victoires : 5 ( Bakou C1,  Bakou C2,  Spa-Francorchamps C2,  Monza C1,  Sepang C1)

Pourcentage des points de l'équipe : 49,1%

Antonio Giovinazzi est la sensation de l'année, et d'une certaine manière, cette deuxième place ne rend pas justice à ce qu'il a accompli cette saison. Certes, il a bénéficié des conseils de son coéquipier tout au long de l'année. Mais pas un rookie n'avait joué le titre GP2 depuis Nico Hülkenberg en 2009. Pas un rookie n'avait remporté cinq victoires en une saison depuis ce même Hülkenberg.

Les deux premiers meetings, à Barcelone et à Monaco, ont été quelque peu poussifs. Giovinazzi les a passés dans le ventre mou du peloton, par ailleurs victime d'un impressionnant accident en Catalogne lorsqu'il a tenté de dépasser un Sean Gelael qui s'est décalé au freinage.

Puis est arrivé Bakou. Et là, au-dessus de la mêlée, Antonio Giovinazzi a remporté un sensationnel double succès, passant au travers d'une dizaine de crashs après avoir signé la pole position. Le pilote Prema est même remonté de la dernière place pour arracher la victoire de la course sprint à Gasly.

Les progrès se sont confirmés au Red Bull Ring, où Giovinazzi a calé dans les stands lors de la course principale avant de remonter de la 17e à la cinquième place sous la pluie le lendemain. L'Italien a alors enchaîné quatre arrivées dans le top 5.

Hockenheim a vu Giovinazzi commettre une erreur en percutant Oliver Rowland, scène particulièrement rare cette saison, avant de gâcher la pole position à Spa-Francorchamps par un départ raté.

Le vice-champion de F3 Europe a bien redressé la barre en s'imposant le lendemain en Belgique avant qu'une bévue de la direction de course ne lui offre la victoire de la course principale sur un plateau à Monza, aux dépens de son coéquipier Pierre Gasly.

Giovinazzi a remporté une cinquième victoire d'anthologie à Sepang suite à un long duel face à Sergey Sirotkin, mais n'est plus parvenu à monter sur le podium lors des trois dernières courses, ce qui lui a coûté le titre.

Quoi qu'il en soit, avec deux pole positions, cinq victoires et douze arrivées dans le top 5, cela reste une saison d'exception qui a définitivement lancé la carrière du nouveau pilote de réserve Ferrari.

1.  Pierre Gasly

Prema Racing

Champion, 219 points

Victoires : 4 ( Silverstone C1,  Hungaroring C1,  Spa-Francorchamps C1,  Abu Dhabi C1)

Pourcentage des points de l'équipe : 50,9%

La saison de Pierre Gasly en GP2 a particulièrement mal commencé, mais une fois lancé, le Français était presque imbattable.

Un double podium à Barcelone a permis à Gasly de s'emparer de la tête du championnat dès le premier meeting, mais a été suivi par de nombreuses boulettes. À Monaco, un accident en essais libres et un appel à la pesée ignoré en qualifications, qui a causé une disqualification particulièrement coûteuse en Principauté. À Bakou, un accrochage au premier virage de la course principale et une victoire perdue au dernier tour de la course sprint. Au Red Bull Ring, un tête-à-queue dans les graviers, au moment où la pluie s'est mise à tomber, alors qu'il était en tête de la course. Ainsi, après quatre meetings, Gasly pointait au huitième rang du classement général.

Et c'est à Silverstone que tout a basculé... lors d'un week-end qui a pourtant bien mal commencé, avec un accident de la route impliquant notamment Gasly et sa mère, qui ont tous deux souffert d'une ou plusieurs vertèbres fracturées, victimes de la manœuvre hasardeuse d'un autre automobiliste alors que le coach de Gasly était au volant.

Le pilote Prema s'est néanmoins qualifié deuxième, s'avérant intouchable lors de la course principale, qu'il a remportée avec une dizaine de secondes d'avance sur son coéquipier. Sa première victoire en sport automobile depuis près de trois ans !

La machine Gasly était lancée. En Hongrie, le jeune pilote Red Bull a signé la pole position avant de remporter une deuxième course principale consécutive, alors qu'à Hockenheim, un départ manqué et le déclenchement de son extincteur ne l'ont pas empêché de finir troisième, malgré la gêne qu'a représenté cette fumée blanche pendant quelques minutes... mais il a été disqualifié pour cause d'extincteur vide à la fin de la course, avant de remonter à la sixième place depuis le fond de grille le lendemain.

Gasly a remporté une nouvelle victoire dominatrice lors de la course principale de Spa-Francorchamps, avec plus de dix secondes d'avance sur ses rivaux, et était bien parti pour faire de même à Monza lorsque la direction de course a commis une bévue en lançant la voiture de sécurité devant lui alors qu'il s'était arrêté, permettant aux trois pilotes de tête – dont Giovinazzi ! – d'effectuer leur changement de pneus obligatoire sans perdre de temps.

Certes, la course principale de Sepang a été marquée par un inexplicable manque de rythme, mais Gasly ne s'est pas laissé démonter, remontant de la onzième à la troisième place lors de la course sprint avant de signer à Abu Dhabi une pole position et une victoire qui ont quasiment scellé son titre.

Malgré des premières manches catastrophiques, Pierre Gasly a été quasiment irréprochable à partir du mois de juillet. Rapide (cinq pole positions en une saison, le record est de six !), que ce soit en qualifications et en course ; fiable ; et particulièrement à l'aise au moment de batailler dans le peloton. Comment oublier ce dépassement d'anthologie sur Oliver Rowland par l'extérieur dans Eau Rouge, alors que l'aileron avant de la Prema était endommagé ?

Il est dommage que Gasly n'accède pas à la Formule 1 dès l'an prochain, mais ce n'est certainement qu'une question de temps pour le deuxième plus jeune champion de l'Histoire du GP2.

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